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 poison running through my veins, you holding the syringe (rui) | Jeu 11 Mai - 17:05

poison running through my veins, you holding the syringe
feat. rui&jingoo

il déteste les couloirs.
autrefois, il les traversait en baissant la tête, priant pour ne bousculer personne. il entendait les rires, les chuchotements, les poils sur ses bras se dressaient inévitablement.
maintenant, il marche droit comme un piquet, ne croise aucun regard. si on lui sourit, il rendra peut-être la pareille, cela dépend de la personne, de la situation, de l’objectif à accomplir. seulement, il n’aime pas plus ça. il doit contrôler son coeur pour qu’il ne s’emballe pas, ne pas penser à partir au quart de tour à chaque parole, rire, en pensant que ça lui est apposé. cela ne l’est pas. il s’enfonce dans cette conviction, il écarte la peur qui le menace tel un nuage noir. son pas semble assuré, est régulier. il ferme ses sens, trop d’odeurs, trop de bruit, trop de gens. malheureusement on ne peut pas y échapper, à l’université, et il ne veut pas s’ostraciser en prenant des cours par correspondance. pourquoi ne profiterait-il pas des cours qui y sont prodigués, à cause des autres ? à choisir une situation, l’inverse serait la plus appropriée.
son cours vient de se terminer quelques minutes plus tôt. c’est l’heure du déjeuner, les couloirs sont d’autant plus remplis. dans son sac, il a une boîte déjeuner, préparée par ses soins le matin même. il doit se réveiller des dizaines de minutes plus tôt rien que pour ça, tous les jours, alors qu’il y a une cafétéria. mais il veut pouvoir manger ce qu’il veut manger, savoir ce qu’il ingère. et ça le dispense de se rendre dans cette salle bruyante, avec tous ces gens. bien entendu, la plupart du temps il y va, pour rester avec ses amis, se socialiser un peu. puis parfois, il décide de manger seul dans le parc. la plupart du temps on ne vient pas le déranger. parfois ça arrive. si ça ne lui apporte rien de supporter cette présence, il a ses techniques pour s’en débarrasser.
il ne fait pas vraiment froid. il tire un peu sur le col de sa chemise, se dit qu’un bouton en moins fera son effet, du moment qu’il peut le faire devant un miroir. il sort celui qu’il a dans sa poche et réajuste sa chemise pour pouvoir un peu mieux respirer. ses pas le mènent vers l’endroit qu’il occupe toujours, à l’ombre d’un arbre, et il s’y assoit vite. sort religieusement ses baguettes et sa boite, prenant plaisir à faire durer le moment avant la première bouchée. sentir la salive qui monte, la crampe à l’estomac, et lui dire non, tu vas attendre.
au moment où il amène le riz jusqu’à ses lèvres, un mouvement rapide devant ses yeux le pousse à relever le regard. il voit quelqu’un approcher, à grande allure. le temps d’accommoder, puis il fronce les sourcils. il lui en a fallu du temps. il avait pensé qu’elle viendrait lui refaire le visage dès le lendemain, mais avait pensé qu’il l’avait trop bien évité pour. là, il n’a pas envie de se lever, il ne sait pas pourquoi. il aurait le temps de lui échapper, de s’épargner la douleur, de s’épargner son regard, la confrontation. mais ses pieds semblent de béton, ses jambes ne s’activent pas, plus rien ne lui répond. il n’aime pas du tout ça. son corps est censé être à son service, pas l’inverse.
il la fixe. jusqu’à ce que les centaines de mètres ne soient plus que dizaines, puis unités. sans s’en être rendu compte, il s’est quand même redressé, pour être à sa hauteur. il y a quand même des mécanismes qui marchent, celui de ne pas supporter être en dessous de quelqu’un. la douleur explose, contre la tempe. pas un son ne sort de sa bouche pourtant, il tourne à peine la tête. cligne les yeux et empêche une quelconque réaction à monter à son visage. il ne peut pas.
lentement, il tourne le visage à nouveau pour la regarder. “je croyais que tu avais abandonné. tu es en retard.” il dit dans un souffle, sans presque cligner des yeux.


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 poison running through my veins, you holding the syringe (rui) | Jeu 11 Mai - 23:35

poison running through my veins, you holding the syringe
feat. rui&jingoo

Les personnes capables de patience sont des surhommes. Je dirais même des dieux. Assise en salle de cours je fais tourner mon stylo entre mes doigts. Je le mâchonne. Puis tourne et retourne. Je fais tout mon possible pour uniquement me concentrer sur l’objet tournant dans ma main droite. Toute mon énergie est focalisée sur deux choses : ne pas écouter les cancans du groupe de fille devant moi et ce fameux stylo. Oh comme il est beau. Comme il tourne bien. des ricanements parviennent à mes oreilles. Quelqu’un quelque part est en train de tester ma patience. Et dieu seul sait que j’en possède bien peu. Je fronce des sourcils mais ne relève  toujours pas la tête. Je dois me contenir. Rester calme et ne pas agir. Je ne dois plus m’intéresser aux bruits de couloirs me concernant. Plus facile à dire qu’à faire quand les auteurs du délit se retournent vers moi en chuchotant et que leurs éclats de rire me sont clairement adressés. Elles pourraient au moins faire l’effort d’être discrète ou d’attendre que je quitte la salle pour le faire. Le b a ba quand on parle dans le dos de quelqu’un. C’est moi le centre des moqueries et en plus je dois leur apprendre à faire leur job de vipère. Que je le veuille ou non j’entends les mots lolita et vieux. Là je craque. Je me lève d’un coup faisant réagir la totalité des personnes encore dans la classe. Alors là elles vont m’entendre. Poings serrés je marche jusqu’à elles. Je les voies blêmir au fur et à mesure que je me rapproche. Ma main claque avec fureur contre la table où elles se sont réunies. J’ai mal mais je m’en fou. Mes yeux lancent des éclairs. Il ne me faut pas longtemps pour leur faire lâcher les informations. J’ai une présence qui délie les langues.

Je sors de la salle comme une furie. Bae jin goo. Je vais te crever. L’humiliation publique kakao avec plus de la moitié du campus pour témoin est une chose mais répandre des rumeurs dégueulasses sur moi en est une autre. Faire de moi la risée de l’université ne lui a donc pas suffit. Je suffoque. J’ai envie de vomir. Je me sens sale. Trahie. Et tellement conne. J’ai les nerfs en vrac et une furieuse envie d’en coller une à cet énergumène. Je n’ai pas touché à un seul de ses cheveux il y a un mois de cela quand il s’est ouvertement foutu de ma gueule mais là pas question de le laisser filer. A chaque pas ma mâchoire se resserre. Je n’ai plus qu’une seule idée en tête : le trouver et lui régler son compte une bonne fois pour toute. Le frapper. L’anéantir. Je veux sentir mes ongles déchirer sa peau. Je veux le voir pleurer. Le voir souffrir. Ces pensées tournent en boucle dans mon esprit. Je n’arrive plus à penser à autre chose que bae jin goo et les immondes rumeurs qu’il est allé raconter sur moi. Comment ai-je pu avoir de la sympathie pour cette ordure ? je vais le tuer. Je vais le tuer. Je vais le tuer !

Mes pas me mènent là où il a l’habitude de déjeuner. Je comprends mieux pourquoi il préfère s’isoler. La compagnie des autres doit être une vraie torture pour ce pauvre, pauvre garçon. Enfoiré. Mon corps tout entier tremble sous la colère. Je cours presque lorsque je le voie assit sous son arbre. Déjeunant dans le plus grand des calmes. Mais ça ne va pas se passer comme ça mon coco. Je vais te faire passer l’envie de manger. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mon sang ne fait qu’un tour et en un quart de seconde mon poing cogne sa joue. Ça fait un bien fou. Ma main tremble de plus en plus. Je voudrais le frapper jusqu’au sang. J’ai des spasmes dans les doigts. Je déteste ce type. Je l’attrape par le col de sa chemise et le colle violemment contre l’arbre. Je le déteste tellement. Je le déteste. Je le déteste. Je le déteste. Mes pensées se répètent comme un vieux disque rayé. Appart me cogner la tête rien ne me ferait changer de disque. « Encore un mot sur moi et je te jure que je te détruis. »

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 poison running through my veins, you holding the syringe (rui) | Ven 12 Mai - 13:58

poison running through my veins, you holding the syringe
feat. rui&jingoo

Il n’a jamais vu autant de fureur dans un si petit être. Il se demande comment elle fait, pour ne jamais dépasser la limite. Est-ce que son pied menace de passer la ligne, un peu plus tous les jours ? Elle est sans gêne, elle n’a pas peur, et il sent rapidement l’écorce de l’arbre s’enfoncer douloureusement contre l’arrière de son crâne. Autour, les étudiants qui passent se tournent pour regarder la scène, et Jingoo serre les dents. Il ne manque plus que ça. Quel spectacle, d’une absurdité inconcevable. Il se laisse faire, que peut-il d’autre ? Il ne peut pas la toucher, c’est une fille. On crierait tout de suite à l’abus, et des rumeurs commenceraient sûrement à courir à son sujet. Il est mieux pour lui de se laisser faire, de ne pas perdre la face, et de se retenir de l’énerver encore un peu plus. Pourtant, il y a cette petite bête à l’arrière de son crâne, qui a envie de plus, il n’a jamais vu tant d’émotion chez quelqu’un. ça l’effraie.

Jingoo essaie d’ignorer la douleur qui pulse dans sa mâchoire. Peut-être qu’il aurait une marque, et il prie le ciel pour que ce ne soit pas le cas. Il ne manquerait plus que la nécessité de couvrir un bleu avec du maquillage tous les jours. Car ce ne serait pas lui qui laisserait quelque chose de ce genre apparent. Il ne détourne pas le regard, il ne comprend pas pourquoi elle se donne autant de mal, alors qu’elle sait que ça ne sert à rien. Elle parle, et Jingoo lève un sourcil, interrogateur. “je pense que j’ai mieux à faire que de parler de toi. c’est surestimer ton importance” il l’observe, chacun de ses traits, la colère déformant ce qui aurait pu être autrement assez mignon chez elle. C’est ce qui l’avait mené vers elle à la base, ce paradoxe qu’elle semblait incarner. Qu’elle incarne toujours; et malgré tout, dont elle ne se défait pas. L’ancien lui aurait admiré son courage. L’actuel sent la menace grandir au creux de son ventre.

Un demi sourire monte sur son visage, un de ceux qui donnerait envie de relancer un poing sûrement, mais il ne peut pas s’empêcher. C’est le rôle qu’il joue, après tout, ce serait assez bizarre s’il s’en écartait tout d’un coup. “tu vas abîmer ma chemise” prononce-t-il en venant poser ses doigts sur la main de la jeune femme qui tient son col. Il n’aime pas le contact. D’habitude s’il prend place, c’est qu’il a un but. Là, il est plus flou, et son esprit semble s’égarer un moment. Il cligne des yeux, un air perdu pendant quelques dixièmes de secondes, avant de reprendre sa contenance. Jingoo laisse ses doigts là où ils sont. Il a l’impression de pouvoir sentir le sang circuler dans ses doigts, d’entendre le rythme de son cœur. Sûrement une impression. Il essaie de ressentir la colère qui court en elle, mais n’y parvient pas vraiment. Sûrement parce qu’il ne le veut pas vraiment.

Ses doigts se serrent un peu autour de la main de Rui. Il ouvre les lèvres et vient dire son prénom à demi mot. De sa bouche, de son ton sombre, semble loin toute évocation mignonne du nom monosyllabique de la jeune femme devant lui. Il le répète plus fermement, laissant les empreintes de ses doigts s’enfoncer dans sa peau. Il ne lui fait pas mal, ses ongles sont bien loin, coupés parfaitement courts. Il veut juste qu’elle sente la pression, qu’elle le relâche, qu’elle se rend compte que le spectacle qu’elle offre au monde est démesuré. il finit par sortir une dernière phrase, lancée au vent “tu ne peux pas me détruire.”


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 poison running through my veins, you holding the syringe (rui) | Dim 28 Mai - 16:05

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Il n’y a rien. juste une colère immense. Je pourrais le tuer. Toutes les cellules de mon corps hurlent. J’ai envie de tout casser et par-dessus tout de casser sa belle gueule. Je n’arrive pas à penser à autre chose que moi le rouant de coups. Une obsession morbide que je n’avais pas ressentie depuis longtemps. Plus forte que toutes les envies de meurtres que j’ai eu jusqu’à maintenant. Parce que personne ne m’avait fait ressentir autant de chose que Jin Goo. Jamais de façon aussi forte. Que ce soit de l’amour, de la honte ou de la rage. La puissance de mes sentiments pour lui aussi paradoxales soient-ils est incomparable. Comme un tsunami réduisant tout sur son passage. Et là j’ai très clairement envie, je dirais même besoin, de l’écraser. Rien à foutre des personnes qui nous regarde. rien à foutre de ce qu’on pourra dire de plus sur moi.

Je voudrais hurler. Le seul son de sa voix me fait enrager. Je réprime un grognement. Mes doigts se resserrent sur le col de sa chemise. J’en aurais presque mal aux doigts mais je ne ressens que très peu la douleur.  Surestimer mon importance. il y a bien longtemps que j’ai compris que j’en ai aucune à ses yeux. Rien du tout. juste du vent. Je l’ai appris à mes dépends. Ne rien être à ses yeux est une chose. Je l’aurais surmonté. Mais me faire passer le message devant la grande majorité du campus. Je ne lui pardonnerais jamais. Je peux sentir dans le regard de presque tous les étudiants que je croise la cuisante brûlure de mon humiliation. Et je ferais payer à cet enfoiré pour ce qu’il m’a fait.

La rage monte d’un grand quand il se met à sourire. Je vais lui faire passer l’envie de se réjouir en ma présence. je  voudrais lui arracher sa joli bouche qui me faisait tant envie. Je compense en le plaquant encore plus fort contre le tronc d’arbre. J’ai envie de rire. A ta place j’aurais peur pour mon corps et mon visage plutôt que pour ta putain de chemise. Je suis bloquée. Tétanisée par ce besoin obsessionnel de lui en coller une. Alors je reste immobile. le corps tendu comme un arc. Mes doigts agrippés à son col les ongles presque plantés dans sa peau. Et le regard d’une folle furieuse.  Je veux sa peau. Je veux sa peau. Je veux sa peau.

La totalité de mes bras, du bout des doigts jusqu’aux épaules, sont pris d’un spasme violent à l’évocation de mon nom. Comme si je me réveillais. La boucle qui se répétait indéfiniment dans ma tête s’est défaite. L’espace de quelques secondes je suis prise de panique. A cause des mains de Jin Goo sur les miennes. De son regard qui me sonde. De sa voix. Mon cœur ratte un battement. J’hésite un quart de seconde. Et c’est déjà trop. Pendant ce court laps de temps je ne suis plus sûr de ce que je veux lui faire. Et c’est carrément flippant.

Je suis toujours en colère mais je n’ai plus envie de le frapper. Je n’arrive pas à m’y résoudre. Je le relâche sans crier gare. J’ai envie de hurler de frustration. « Je ne te laisserais pas t’en tirer comme ça. » Je dis d’une voix grave et menaçante. Moi aussi je me croyais indestructible. Je me pensais toute puissante. Trop forte et expérimentée pour perdre contre qui ce soit. Et pourtant à ton contact je me suis brûlée les ailes. Je suis tombée plus bas que terre. « Personne n’est invincible. »


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 poison running through my veins, you holding the syringe (rui) | Dim 28 Mai - 17:43

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Elle le surprend à le lâcher d’un coup. Il écarquille légèrement les yeux avant de se reprendre. C’est exactement ce qui le déroute chez elle : il ne peut rien prévoir. Qu’il essaie de manipuler ou pas, de toute façon il n’arrive jamais à ses fins, et ça le frustre. Est-ce ça, quelqu’un d’entier ? Il n’en sait rien, mais l’instinct de fuite vient fortement en lui. à la fois, il a envie de la tenir contre lui, ça n’a aucun sens et il censure rapidement toutes ces pensées. Elles sont bien trop volatiles, bien trop proches des émotions, ces choses qu’on ressent au fond de son ventre, dans tout son corps. Il se sent mort dans celui là, la plupart du temps, et à chaque fois qu’elle est là, rebelotte, il a l’impression que quelque chose se remet en marche. La peur le prend tout entier.

Il a envie de rire, à l’idée qu’elle ait le pouvoir de le “laisser” faire quoi que ce soit. Mais il n’en a pas envie en ce moment là, sûrement aussi prévisible que ce qu’il a dit sur son importance, et au lieu d’un sourire arrogant la neutralité prend part de son visage. Il devrait rire aussi, face à l’air menaçant qu’elle se donne, mais à cet instant là peut-être qu’il la ressent un peu, tout au fond, bien cachée, cette peur. Pas la peur qu’elle lui détruise le visage : il ne tient pas tant que ça à son enveloppe de chair. Il en prend soin, mais si elle doit être abîmée, ça ne serait pas la fin du monde pour lui. Il tient beaucoup plus au reste qu’à ça. La peur vient d’un autre endroit : l’extrême inverse à l’indifférence qu’elle montre à son égard. Il a l’impression, peut-être à tort, d’être en ligne de mire d’un tsunami. Et que quelque chose en lui particulièrement la met dans cet état. Il préférerait qu’elle l’ait oublié. Qu’il n’y ait que du dédain ou du mépris chez elle, qu’elle ne le voie pas comme… quelqu’un, encore aujourd’hui. Parce que c’est ça, non ? Sinon elle ne se laisserait pas tant emporter. Elle porte en elle l’empreinte des temps qu’ils ont passé ensemble, et du coup de poignard qu’il lui a porté au dos. Et elle ne fait pas semblant.

“il suffit d’y croire” murmure-t-il en la regardant. C’est ça toute son histoire, non ? Cette impression de contrôle qui lui bouffe la vie, de jouer à dieu sur sa propre personne et sur les autres, pour se rassurer sur l’absence de faiblesses qu’il aurait en tant qu’être humain. Il est au dessus, il pense avoir pu écarter tout ce qui est futile, et se dit que s’il continue à jouer comme il l’a fait depuis des années, il n’y a aucunes chances qu’il puisse perdre. Quand elle est devant lui, il a l’impression que sa certitude vacille, et qu’il n’en est plus aussi convaincu. En ça il la hait, et il l’aime à la fois.

Il souffle. La regarde. Son esprit s’efface un instant, avant de revenir. D’habitude, il sait toujours quoi faire ensuite, le grand 2 du plan, mais là, il n’en sait rien. Le vide se creuse à l’intérieur de sa poitrine. Il tremble légèrement, et il le sent, serre le poing pour s’en empêcher, se reprendre. Il ferme les paupières, et les rouvre à nouveau. “Frappe moi, s’il te plait” demande-t-il sans détourner le regard. Il se hait du ton presque plaintif de sa demande, se hait du “s’il te plait” qu’il n’a pas prévu, se hait de ne pas comprendre la raison derrière cette parole. Elle s’est écartée et il veut qu’elle se rapproche, il veut ressentir sa fureur, sa rage, qu’elle ne se terre pas et qu’elle attaque, pour de vrai. La froideur a un peu quitté son visage. Il a du mal à respirer, mais il peut mettre ça sur le compte du col qui a souffert, c’est plus facile.


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 poison running through my veins, you holding the syringe (rui) | Mer 14 Juin - 11:41

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J’enrage. Je fulmine. Contre lui. contre moi. Je n’ai aucun contrôle quand il est là. je perds mes moyens. Même ma colère ne semble plus m’appartenir. Je ne sais pas quoi en faire ni comment m’en débarrasser. C’est grotesque. Et ça m’énerve encore plus. Mon comportement m’énerve. c’est comme un cercle vicieux dans lequel je me suis piégée toute seule. Je regretterais presque d’être venue à lui. j’aurais dû faire profil bas et ravaler ma haine. Mais c’est plus fort que moi, je ne saurais me laisser écraser par qui ce soit. Surtout par ce type. Ma fierté me l’interdit. Pourtant je devrais fuir son contact. Je n’arrive pas vraiment à lui faire face. Incapable de savoir ce que je veux vraiment. Le frapper ? le réduire en cendre ? le laisser partir ? Même partir maintenant m’est impossible. Je ne peux pas me résoudre à faire demi-tour pour aller manger. Une force obscure me cloue au sol sans que je sache si je dois avancer ou reculer. Je me retrouve complètement bloquée. tout ça à cause de lui. de cet homme que j’exècre.

Arg. Un cri de rage s’arrête à la bordure de mes lèvres. Tellement frustrant. Il en redemande en plus ! J’aimerais tellement être convaincue par mes pensées. Ne pas réfléchir et lui en coller une comme il le demande si gentiment. Quel enfoiré. Seulement je n’arrive pas à m’y résoudre. Quelque chose coince. La colère n’est pourtant pas retombée et je ne saurais vers quoi la tourner. Je préfèrerais me cogner la tête contre le tronc d’arbre ou y enfoncer mes poings. je serres mes doigts si fort que mes ongles courts se plantent dans ma chair sans que j’en ressente la moindre douleur.

« Tu fais chier. » et moi aussi par la même occasion. Cet aveu sonne comme une marque de faiblesse. « Tu ne mérites pas autant d’attention. » et malgré ça je n’arrive pas à te laisser partir.  A te laisser faire ou dire ce que tu veux. Je serais prête à tout pour réussir à t’ignorer. Mais je reviens toujours. Que je le veuille ou non je me retrouve toujours au même point. Dans la même impasse. Encore et encore. Incapable d’apprendre de mes erreurs. « Dis moi comment faire. » je me déteste pour cet air presque suppliant que je prends. « Pour oublier une bonne fois pour toute. »



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 poison running through my veins, you holding the syringe (rui) | Mer 14 Juin - 12:47

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il hait sa colère contenue, il ne la comprend pas. pourtant, il sent en elle l’eau bouillante, et seul le plus petit filet de vapeur s’en échappe. que craint-elle ? elle le hait, non ? alors qu’elle lui fasse sentir. qu’il puisse en garder une marque, qu’il puisse avoir le souvenir de cette douleur, son émotion imprimée en lui au fer. elle le frustre, et elle ne lui donne pas ce qu’il attend, avec les phrases qui sortent d’entre ses lèvres. non. il ne mérite rien. il n’a rien fait pour, et en ça il a mal. il ne mérite même pas un coup et il en a conscience, son complexe de supériorité oscille constamment avec l’infériorité, et elle semble pouvoir appuyer sur sa tête, à chaque fois, pour l’enfoncer un peu plus dans le sol. lui faire ressentir ce qu’il ressentait à l’époque, l’envie d’être dans un petit trou, l’impression qu’il ne vaut pas un regard.

il tente de capter son regard, il remarque les inflexions de son ton, elle lui fait une demande. qu’li devrait pouvoir lui accorder de bonne grâce, s’il ne rejetait pas cette once d’humanité en elle, qui déborde alors même qu’il voit ses cheveux au coin d’un couloir. elle n’arrive pas à oublier, dans sa demande est cet aveux, dont il ne doutait pas par rapport à son comportement. il a envie de lui répondre tant de choses, et de se taire autant tout à la fois. s’il ne laisse rien filtrer, elle pourra enfin s’éloigner de lui, non ? laisser cette rage qui l’habite se calmer. ce serait la bonne chose à faire de lui donner la paix, de la laisser reprendre sa vie. mais il a abandonné depuis longtemps l’idée des bonnes choses, son égoïsme est assumé, c’est le seul moyen qu’il a de survivre. et il en a besoin, de ce qui habite en elle. il en a besoin autant qu’il en a peur.

“je ne sais pas” les mots flottent devant ses lèvres comme lancés au vent. il la regarde dans les yeux, ne détourne pas son regard. il regrette qu’elle l’ait lâché, il regrette que son poing si contracté n’aille pas vers lui. il le voit, il se demande si elle a mal, si ses petits ongles n’entrent pas dans sa peau, et il en a envie, de prendre sa main, de déplier ses doigts, et d’embrasser les demi lunes sanglantes.

“si tu trouves le remède, et si tu as un tant soi peu d’indulgence, donne le moi, d’accord ?” dit-il d’une froideur teintée de douceur, ultime paradoxe. il sait qu’il ne fait qu’embrouiller rui, avec ce qui sort de sa bouche, avec ses actions, mais elle ne sait pas qu’il s’embrouille deux fois plus. qu’il s’engouffre dans un chemin sans panneaux, qu’il sait sciemment qu’il n’a que peu de chances de s’en sortir sauf. la peur serre son estomac, mais il s’accroche à ces coups dans sa poitrine. il sait au fond de lui que s’il reste arrêté au croisement, il en mourra. il ferme les paupières finalement. “je te comprends pas. je te donne ce que tu veux. prends moi, mets ma chair à sang si cela te soulage, je ne donnerais cette occasion à aucune autre” parce que tu es spéciale, spéciale, spéciale, et je te hais pour ça.


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