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 snap out of it | Dim 14 Mai - 21:14

elle sait pas trop quelle heure il est, tard sûrement. elle a plus trop la notion du temps. le ciel est noir, il fait lourd et les lampadaires oranges lui font mal aux yeux. quand elle s’concentre elle entend les cris des gens joyeux, ceux qui font la bringue, qui rient comme pas permis. song yi, elle, elle tient pas trop bien sur ses deux jambes, elle tangue un peu. pieds nus, les talons à la main. elle se d’mande si c’est bientôt l’matin, ou si on est toujours le soir. si c’est normal que les lignes droites fassent des vagues, que le sol ait l’air de fondre sous ses pieds. elle sait pas trop pourquoi mais ce soir elle est pas bien. pas envie de voir du monde, ni les filles ni les autres. pas envie d’les voir rire, peut-être. d’les voir cons et heureux. la musique de club elle l’imagine deux secondes et ça lui file la nausée. les sons électriques sans paroles. envie d’être seule, incroyablement seule. et d’boire seule, de noyer son chagrin dans l’soju bon marché plutôt que dans les bras et les draps d’un ou d’une inconnue. elle s’sent pas bien alors elle décide de sortir. parce que sinon elle sentait qu’le vide sous le balcon l’attirerait plus que de raison, qu’y aurait personne pour amortir la chute. sortir pour essayer d’se vider la tête. elle essaye le bar, puis elle ressort. cernes bleues sous les yeux mornes. elle traverse la route sans regarder, à deux doigts d’se faire écraser sous des pneus qui crissent. puis l’gars sympa d’la supérette lui vend deux bouteilles de soju à moitié prix parce qu’elle est jolie, qu’il  dit. elle dit merci mais elle sourit pas, il garde  la monnaie, elle a oublié comment compter correctement. elle s’sent pas bien alors elle décide de marcher. marcher en buvant trop vite, en s’étouffant presque. elle pleure un peu, song yi, pour tout, pour rien. pour la vie qui l’abîme, qui lui fait mal. pour l’goéland sur la plage qui s’est heurté à un voilier. le pauvre, il avait rien fait. puis comme ça passe toujours pas, elle appelle kibum. un peu égoïstement. « viens s’il te plaît, j’sais pas où j’suis et il fait froid. j’crois que j’suis près du parc en fait. » elle raccroche sans attendre une réponse, la seconde d’après elle s’rappelle plus de c’qu’elle a dit, avale une autre gorgée en s’asseyant sur le bitume chaud, râpe la peau de ses mollets sur le bord du trottoir, pas très loin du parc. mais elle sent rien, ça la pique même pas. et quand il est là, kibum, elle arrive à forcer un sourire, toujours besoin d’faire comme si tout allait bien, même avec lui, au moins pour une petite seconde. « bah t’es venu ? » air con sur le visage, pupilles lassées et âme grise contente de retrouver sa moitié anthracite.





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 snap out of it | Dim 14 Mai - 21:55

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songyi & kibum (icons by valkyries)


c'est oui.
oui princesse au sourire taillé par un bout de verre pilé. oui princesse aux couleurs éparpillées aux quatre coins de la planète. oui princesse qu'a oublié comment dormir et a beaucoup trop la bougeotte. et quand elle l'appelle, ça fait comme un bigbang dans les tréfonds de son coeur martelé à la hache. il a froid, kibum. mais il y va. il a froid, kibum. mais il y fonce tête baissée sans trop se dire que demain matin il aura la même gueule qu'un cadavre pourrissant depuis deux semaines. y pince sa lèvre inférieure. il a chopé des tiffes au hasard, ce soir c'est blond. demain ce sera peut-être noir ou violet, il sait pas encore. y se cache dans ses fringues, il évite les passants. et il préfère marcher, marcher pour se dire qu'il est pas encore figé, qu'il est pas taillé dans la pierre en désespoir de cause. pincement de lèvre inférieure, recherche rapide dans son horizon brouillé par les lumières sales, fausses de daegu qui s'éveille, qui recrache ses enfants torchés, ses enfants blindés comme des traînées qu'ont trop bossé. haussement de sourcils. elle est là, songyi, dans toute sa splendeur, dans toute sa grandeur, affalée sur le macadam en ramdam qui lui donnerait presque l'allure d'une peinture moderne. il sourit un peu, vaguement, surtout en apercevant les bouteilles. il se marre tout juste, kibum, il inspire profondément l'air froid. ça pique dans les artères - mais surtout dans les deux poumons malades. soju. bien sûr.
- j'allais pas t'laisser siffler du soju sans moi. sa langue claque contre son palais, il s'assoit en tailleurs, prend le temps de détailler sa dégaine. songyi la nuit elle se métamorphose, elle a plus l'air d'un soleil délavé à la machine. elle ressemble plus à une lune claire, tellement blanche qu'elle en péterait la rétine à ceux qui sont pas habitués. y'a de l'ombre sur ses joues creusées, de l'ombre sur ses airs d'enfant apeuré. y'a ses talons, juste à côté, ses pattes à l'air. pff, et après tu râles qu't'as froid. si t'enlèves tes pompes aussi... roulement d'yeux. attention captivée par les étoiles parsemées, étalées et peu cachées par la pollution, ça lui arrache un rictus et quelques mèches factices viennent balayer son front. combien d'cartons ? un temps, il racle le fond de sa gorge, secoue sa tête dans le vide. j'veux dire. combien d'cartons y faudrait pour monter là-haut ? pas mal sans doute. il hausse les épaules, chope la bouteille à moitié vide - ou pleine, ça dépend du point de vue - au goulot direct sans préavis, l'alcool roule dans le fond, tombe dans le bide. il a pas bouffé ce soir. la montée vers le fake nirvana risque d'être rapide.





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 snap out of it | Lun 15 Mai - 22:11

le bruit d’la nuit lui fait mal au crâne ; sirènes de pompiers dans l’horizon grise, grise comme son cœur anesthésié, moteur de voiture polluante qui crache son mal au nez des passants qui toussent. effervescence mi-silencieuse mi-bruyante, mi-morte mi-vivante, un peu comme eux, temps frustrant d’orage qui pète pas. c’est con parce qu’elle aurait aimé qu’la foudre lui tombe dessus, qu’ça fasse repartir le cœur et l’esprit. ou qu’ça la grille. elle sait plus c’qu’elle veut. kibum elle l’attend pas très longtemps ; elle confond secondes et minutes, heures et journées entières. elle l’entend rire et elle sait pas pourquoi. p’t’être qu’elle fait juste tellement pitié que s’foutre de sa gueule c’est plus une option, c’est une obligation. elle a la tête dans l’coton, song yi, alors quand il s’assoit près d’elle et qu’il parle de soju, elle fronce les sourcils pour lire l’étiquette. ouais soju. elle avait oublié. « j’aurais préféré du rosé à la cerise comme chez les bourges mais bon. » moue d’gamine sur les traits fatigués, elle prend une autre gorgée. elle sait même plus quel goût ça a, juste que ça pique un peu. un regard vers lui et l’vent brûlant qui fait voler ses mèches blondes la fait sourire. « ça t’va bien, le blond. » qu’elle dit. mais dans l’fond elle l’préférera toujours les cheveux noirs. noir c’est noir y a plus d’espoir. l’espoir ils en ont peu les deux, ça leur va bien. kibum elle le trouve fascinant, un peu. dans ses gestes et dans ses mots. ça non plus elle sait pas pourquoi. « j’vais pas attraper froid par les pieds, hein. » elle roule les yeux cernés, se d’mande une seconde si ça s’peut, tiens, de s’enrhumer parce qu’on n’a pas d’chaussures. cendrillon a pas eu la crève à c’qu’elle sache, alors elle en déduit qu’non. elle fait l’tour du goulot avec son pouce, s’tente à exploser la première bouteille vide sur l’asphalte suffoquant pour compter les bouts d’verre et pourquoi pas s’y couper. mais elle la laisse juste sur l’côté, comme une alcoolique. comme sa mère. elle s’marre en y pensant, c’est triste. et elle entend parler d’cartons et elle comprend pas tout d’suite, song yi. combien d’cartons de quoi, de soju ? ça s’vend pas en cartons. puis elle lève les yeux vers le ciel quand kibum reformule la question. kibum qui prend la bouteille à moitié vide, qu’elle imagine se ternir en même temps qu’l’alcool descend dans sa gorge. terne mais un joli terne. du terne poétique, celui qui inspire les artistes. spleen sous forme humaine. ouais kibum c'est un spleen. et à eux deux ils personnifient les poèmes de baudelaire sans l'idéal. ça la crève un peu d’voir que l’ciel brille encore plus fort qu’elle. elle compte les étoiles dans sa tête, ce soir elle veut tout compter, passe de cinq à douze mais s’en fout. « parce que quand tu veux monter quelque part t’utilises des cartons, toi ? moi un escabeau. » elle est sérieuse, con mais sérieuse. c’est qu’elle est pas sûre qu’un carton ça puisse résister à leur poids, même si kibum mange pas beaucoup, même si song yi oublie de manger trois fois par jour. « j’sais pas. beaucoup ? » elle répond quand même. puis son corps qui tient plus droit s’affale un peu, elle poserait bien sa tête lourde et vide en même temps sur l’épaule de kibum mais elle a peur d’le briser alors elle fait rien. elle tend une main vers l’étendue noire, l’cosmos invisible, mime un bonhomme qui monte des marches qu’ils sont les seuls à voir. « j’pense qu’il faut oublier les cartons. » et c’qu’elle dit a pas l’air d’avoir de sens mais dans sa tête c’est clair comme de l’eau d’roche ; cartons ou pas les étoiles c’est pas pour eux, leur lumière elle est un peu trop faible ce soir. mais d’main ça ira mieux, elle croit.





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 snap out of it | Mar 16 Mai - 16:12

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sa voix elle résonne, elle ricoche comme une pierre plate sur un lac. elle fait des bonds, elle voltige jusqu'à s'enfouir dans le fond, s'éclater dans les abysses. ils y sont en plein dedans, et ils cherchent pas forcément à y fuir non. ils y restent, le sourire aux lèvres, les bras ballants et l'envie de faire un doigt à la planète entière. se dire que.
karma is a bitch.
karma is here. karma qu'il fasse ce qu'il veut, qu'il continue, qu'il les tabasse, qu'il les assène et pourquoi pas les flingue sur la place public, pour ce qu'ils auront à perdre. et elle dit de jolis mots, songyi, elle le fait pas toujours exprès - mais on dirait de la poésie. celle qui découle de ses artères, de ses viscères ankylosées et rongées par les vers. y'a du vrai, y'a du faux, y'a un mélange des deux qui donne des paroles parfois brutales, parfois plus douces. elle vacille entre deux mondes, sur son petit empire bafoué par les cendres. et à force de lui causer à songyi, il a pu remettre en place des éléments de son présent à elle, ce qu'elle fait, ce qu'elle fait pas, ce qu'elle fut et ce qu'elle sera pas. pincement de lèvre inférieure, il reprend une gorgée et laisse le soju faire son effet, engourdir peu à peu le bout de ses doigts. à se croire invincible, à rire de celle qui viendra le chercher quand il aura marre de cracher du sang.
- ouais m'fin va empiler des escabeaux, c'est pas suuuper pratique tu conviendras. c'est tellement évident qu'il se dit qu'il faudrait être stupide pour penser le contraire. au pire des cas y'aura une chute, une belle et doucereuse chute, celle qui fera tomber pile dans le centre de la terre. celle qui fera oublier le vrai. il ricane un peu, hausse les épaules avant de se mettre à compter dans sa tête. y'en a pas mal ce soir, des étoiles mortes. elles ont décidé de danser un peu pour eux. ou alors genre... on s'trouve un point d'eau assez profond. on r'garde le reflet dedans, et on peut s'dire que l'ciel a changé de pôle. restera qu'à sauter, et là, pas d'emmerdes avec la gravité. il sait pas pourquoi il balance tout ça, kibum. il sait pas. avec songyi c'est de ce registre, c'est de la pensée immédiate qui traverse et qui prend forme contre sa langue. rire grinçant, il étale ses jambes de tout son long sur la route, baisse les yeux sur elle.
- et merci. petit rictus, il se concentre subitement sur ses talons trop hauts. c'est des échasses pour kibum, des échasses qui lui permettront pas d'aller plus haut, pas plus qu'un building ou qu'un mont enneigé. j'peux savoir comment tu t'es r'trouvée ici ? à raconter ses mésaventures, ses faux imaginaires, puisqu'aux autres ils préfèrent leur laisser le bénéfice du réel.





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 snap out of it | Mer 24 Mai - 16:21

elle ferme les yeux trois secondes et elle a l’impression qu’ils sont dans une boîte vide. c’est noir et sans vie, ça oppresse et ça fait même peur mais ils font comme s’ils avaient peur de rien. ça les étouffe et ils trouvent qu’à en rire comme des gosses. même sans oxygène, à deux pas d’la mort, ils feront les cons, ils s’diront des choses qu’ont d’sens que pour eux. song yi les étoiles elle aimerait bien les attraper, même juste pour lui, mais c’est un peu trop haut. elle pourra tendre la main tant qu’elle veut elle touchera jamais rien. elle s’voit un peu comme une épave, ce soir, qu’attend sur l’bord de la route qu’on vienne la ramasser. et kibum c’est la voiture plein phare qui s’arrête. il descend mais il fait rien d’autre que s’asseoir avec elle et c’est peut-être tout c’qu’ils veulent, d’ailleurs. pas qu’l’un ramène l’autre à la raison mais qu’ils s’accordent mutuellement à s’dire que la raison, on n’en a pas toujours besoin et qu’ce soir, c’est un soir sans raison.
la pupille terne fixée sur un point plus loin, song yi elle écoute kibum parler. parler puis finir le soju. elle hausse les épaules. vrai qu’empiler des escabeaux c’est peut-être pas très pratique. elle le regarde un peu en biais. « bah au cirque ils y arrivent bien, nan ? » et elle oublie qu’ici on est dans la vraie vie et qu’ils sont pas trapézistes au cirque du soleil. qu’s’ils essayaient ils tomberaient avant d’en avoir monté cinq, sûrement. qui dit qu’elle a pas envie d’essayer, tiens. juste pour voir si ça fait vraiment si mal que ça. puis quand il continue, kibum, à parler des étoiles, song yi elle se tait et elle regarde encore le ciel. « c’est une bonne idée. », elle souffle quand il évoque un plongeon dans une eau qui refléterait les fragments brillants du ciel qu’ils sont presque désespérés de pas pouvoir atteindre, finalement. « faudra qu’on essaye un jour, voir si ça marche. T’es partant ? » et elle sourit, pose son dos contre le mur un peu brutalement. ce genre de discussion y a qu’avec kibum qu’elle peut les avoir. illogiques et belles en même temps. les autres comprennent pas, ils vivent que dans la réalité, eux pas tellement. ou pas tout l’temps, parce qu’autrement ça fatigue. elle lève les yeux au ciel à sa question, réfléchit un peu. ou a l’air de réfléchir. « j’sais pas. j’étais chez moi puis boum, après être sortie d’un bar je me suis retrouvée ici sans personne et un goéland est mort il y a vingt minutes d'ailleurs. » elle passe une main dans ses cheveux pour remettre ses mèches en ordre, s’rend pas compte que tout c’qu’elle dit est décousu. « je sais même pas où on est. » et elle s’en fout un peu. « j’crois que j’ai bu un peu trop de soju. » elle lui avoue à demi-mot, index sur les lèvres, comme un secret, et son rire s’fracasse contre les murs. « j’espère que tu faisais pas un truc important, j’ai dû flinguer ta soirée, désolée. » toujours besoin de lui dire pardon, à kibum, y a qu’à lui qu’elle le dit d’ailleurs.






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 snap out of it | Dim 28 Mai - 19:06

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elle sait pas, il sait pas, ils savent pas. ils savent rien et tout va bien. elle sait pas pourquoi elle est ici, il sait pas pourquoi il est ici. elle sait pas pourquoi la terre est ronde, il sait pas pourquoi une étoile meurt à chaque fois qu'elle brille un peu trop. ils sont cons et c'est tellement génial que ça pourrait le pousser dans un éclat de rire rocambolesque, de quoi faire trembler les murs et les océans, créer un tsunami de bonheur éphémère pour le bien des autres. il l'écoute avec attention kibum. parce que si y'a bien un truc que l'hypothétique mort rapide et soudaine  a bien pu lui apprendre c'est ça ; écouter. écouter c'est pas si simple. ça demande une longue réflexion, une oreille tendue au moindre détail. c'est pas qu'une question de mots, c'est aussi comment la phrase elle se forme, comment ça sort de la bouche et comment ça résonne dans le vide entre deux doigts. c'est une pratique longue, désagréable parfois, amusante quand ça veut bien le frapper. et songyi, il aime l'écouter. elle a pas une voix comme les autres qui tringle dans les aigus. elle c'est un peu plus grave, à peine cassé, y'a cette touche au broyeur qui la rend plus charmante encore. il rit un peu, à peine, sèchement pour pas trop en lancer et lui dorer sa fierté mal placée de gamine sous l'emprise de l'alcool. il pourrait rien y faire, peut-être lui botter le cul - mais il est qui, lui, pour faire la morale alors qu'il sait pertinemment qu'il pourrait faire pareil ? voire pire ? soupir, il reprend une gorgée.
il va gerber.
pas grave. haussement de sourcils, il fait craquer un peu les os de son dos, baille avec un manque certain de classe - le mec qui est encore debout et passe sur l'autre trottoir, il a sûrement vu son boxer à travers sa bouche.
- bien sûr que j'suis partant. remarque tu pourrais m'demander c'que tu veux, je s'rais partant, tant qu'on se taille, quitte à ce qu'on se rétame, pourquoi pas après tout. il la rejoint, se scotche aux briques froides et fasses. pour le coup, songyi elle a l'air d'être un pot de peinture trop plein et pas uniforme. y'a du rouge, du bleu, du vert, du jaune, du orange, du blanc aussi, pas mal de blanc pour adoucir et pasteliser le perroquet écarlate. elle est un peu étrange, cette nana. un coup elle rayonne, l'autre elle se noie dans le reflet des astres capricieux. nan. j'suis pas spécialement demandé niiii apprécié. y'a que l'autre taré pour continuer à le suivre envers et contre tout, y'a que jeon qui lui colle aux baskets - un chewing-gum menthe certifié impossible à jarter - même si la vérité c'est qu'il en a particulièrement besoin. donc nan. tu pimentes ma soirée. tu - heh - t'as réussi à m'faire sortir de ma grotte et c'est aussi un exploit. bientôt j'te ramène une médaille en chocolat. il laisse tomber sa tête en arrière, ça fait un petit ploc.
- la prochaine fois t'appelles dès l'départ. comme ça on s'ra deux à rien savoir et à s'foutre de la gueule de l'univers tout entier. on saura rien, ni ce qu'on en est, ni où on va. mais ce s'ra bien. il tend la main vers elle, en gage de promesse muette. il y ponctue un rictus. deal ?





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 snap out of it | Mar 27 Juin - 23:16

song yi elle s’essouffle. elle a l’impression qu’la vie l’étouffe, avec ses mains rugueuses et griffues. qu’elle l’étrangle, y laisse de grosses traces qu’elle cache finalement assez bien. elle a la rage de vivre, elle est pas résignée. ou pas complètement. c’qu’elle voudrait c’est prendre sa revanche, dominer tout c’monde à la fois merveilleux et cruel de sa hauteur. le regarde de haut, insolente. mais des fois c’est dur. et des fois elle a juste plus envie. elle sait pas comment faire, song yi. elle sait pas si elle est heureuse ou s’il elle l’est pas, si elle a envie d’vivre ou d’mourir, si la vie est belle ou dégueulasse, si elle vaut la peine ou pas du tout. c’est paradoxal, ça va et ça vient dans sa tête qui s’brouille, qui s’noie dans des questions qui tournent et qui tourbillonnent, auxquelles on répond pas. c’est des pourquoi et des comment, des j’veux partir et des j’veux rester, des j’m’en fous qui sonnent faux, des s’il te plaît et des pardons qui résonnent encore et encore. c’est des passages à vide qu’elle peut pas remplir. et personne comprend. personne comprend à part kibum, sûrement. pas besoin de filtre, de censure à deux balles quand on parle de la mort. y a qu’à lui qu’song yi peut dire simplement que ça s’trouve, être crevé c’est mieux. parce qu’y a plus rien pour te faire chier. rien qui soit encore vivant. plus rien pour t’atteindre, pour t’blesser jusqu’au cœur et jusqu’à l’âme. parce que t’es mort, t’es enterré sous la terre. c’est plus simple entre eux, c’est du vrai. on ment plus parce qu’à quoi ça sert de s’mentir. ils cherchent pas à s’aider, ils cherchent pas à s’en sortir. ils s’inquiètent pas. l’espoir il est là mais ils le chassent. pas besoin d’ça.
ils s’font des plans. des plans qui tiennent pas debout. comme eux. elle sourit un peu quand il lui dit qu’il s’ra toujours partant pour la suivre tant qu’ils se cassent. le seul, elle est sûre, elle le croit. elle s’imagine déjà disparaître avec lui sans laisser d’traces, vers c’fameux point d’eau. ce s’rait cool. « on laissera une lettre d’adieu comme dans les films. » et elle y pense sérieusement. mais pas une lettre triste, une lettre sympa. avec des blagues sarcastiques et son prénom signé avec un cœur pour le fun. il se pose à côté d’elle, le dos contre le briques qui râpent, et song yi elle l’observe, jongle entre son visage délavé et l’ciel étoilé. elle cherche les différences, les sept erreurs. les trouve pas facilement. elle le voit bien en étoile, kibum. elle a l’sourire mélancolique qu’écorche ses lèvres sèches au goût amer d’alcool de riz, song yi, et elle l’écoute, ses ongles grattent l’asphalte dans un bruit qui l’apaise. elle aimerait y frotter ses phalanges. il la fait rire et elle souffle. « trop hâte que tu la ramène. » sa tête à lui cogne contre les briques mais ils font pas gaffe, elle plie ses genoux ecchymosés. puis un deal. il tend sa main, kibum. comme un gosse qui veut faire promettre l'autre. ça a l’don d’la faire sourire et elle a envie d’dire non juste pour l’contredire mais elle le fait pas. elle flotte un peu, song yi, pas trop lucide. mais elle a vite fait d’attraper sa main froide dans la sienne bouillante. « croix d’bois, croix d’fer, si j’mens j’vais en enfer. » et au fond elle sait bien qu’elle aura envie de pas la tenir, sa promesse. mais qu’elle le f’ra quand même. « mais l’enfer ça peut être cool. » elle lâche pas sa main, p’t’être qu’elle a oublié qu’elle la tient, comme elle vient d’oublier de quelle couleur est sa robe. « j’crois qu’on est vraiment désespérés. » et sur ce constat elle libère sa main d'la sienne, lui pique la bouteille, en prend une autre gorgée. « quoi d’neuf dans ta vie grise ? » elle s’attend pas à des bonnes nouvelles, juste des lambdas, des mauvaises qu’ils ont su banaliser et qu'les autres dramatisent.







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 snap out of it | Ven 14 Juil - 15:40

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elle est d'accord et c'est tant mieux. elle est d'accord et d'un coup kibum il se permet de percevoir un avenir plus radieux, de ceux qui brillent, de ceux qui sont jonchés de diamants polis à en faire pleurer une épouse richissime qui veut s'y doper. y'a que des images un peu mirages qui traversent son esprit, que des impossibilités, mais c'est déjà ça à gagner, c'est toujours mieux que de se dire qu'y'a que le cercueil douillet pour l'accueillir, avec son coussin rembourré et son bois massif, de quoi pas se briser en cas de tremblement de terre. et kibum, kibum il est déjà passé devant ces boutiques qui laissent quelques rip pour de la monnaie. il y est entré, une fois. il s'est tiré deux secondes après, d'la bile qui se pointait pour venir lui faire un trou dans la trachée. il leur laissera une lettre à eux, il leur balancera sa rage, de quoi les faire convulser sous une table. l'idée le fait marrer, même si l'alcool y joue beaucoup dans l'équation, puis songyi qui le suit sans broncher. il a confiance. il sait qu'elle la lâchera pas avant qu'ils finissent à cramer vif sur le bûcher. haussement d'épaules qui suit, il fixe la bouteille avec intensité, comme si elle allait lui donner l'antidote pour supporter le mal de vivre.
- nan pas désespérés... hargneux. et pas frileux. en tout cas t'as plus l'air d'une emmerdeuse du bac-à-sable qu'une fragile poupée d'verre. il l'imagine plus petite, plus minuscule dans sa petite bulle. ils auraient pu faire des tas de coups foireux ensemble, s'entraîner dans des mésaventures dans la forêt, en sortir avec de la boue sur la gueule et des brindilles plein les poches - mais magiques, faut pas déconner. pour c'qui est de l'enfer, advienne que pourra. j't'enverrais des lettres de là-bas t'inquiètes, j'te raconterais mes journées sous l'joug de belzébuth. rire de gorge qui s'éteint en un claquement de doigts. encore un an peut-être, quelques mois. quand y termine à l'hosto kibum, il est jamais sûr d'avoir pigé ce qu'on lui réserve, ce que les calculs veulent bien lui donner. j'partirais le premier, et toi tu f'ras un méga feu d'joie à mon honneur, tellement gros qu'le soleil aura de quoi t'envier. il fait craquer ses épaules, baille en cachant sa bouche d'une main.
- en un mot ? rien. comme ces petits vieux qui continuent de traîner leur quotidien, une boucle éternelle, pas de quoi amuser la galerie ni vraiment se vanter de nouvelles expériences. lassitude de se faire avoir, effroi de se faire écraser sans avoir pu mater son feuilleton à dix-neuf heures. ah si, j'pose pour un genre d'artiste depuis quelques s'maines. enfin genre d'artiste... dans l'sens où il touche à tout. c'est plutôt grisant. plaisant, de quoi se prendre un plein d'opium dans les narines, de quoi planer pour une après-midi ou une soirée. se sentir pas si monstrueux. se sentir à peine humain. j'sais pas d'où ça sort. mais pourquoi pas. il lui reprend la bouteille, la fait glisser dans son gosier. bientôt il va gerber, et il pourra s'en prendre qu'à lui-même. mais ce s'ra pour une bonne raison.
- et toi ?
ses yeux s'attardent sur les gambettes de songyi. encore marquées. encore défoncées. c'est la manière dont elle se fabrique, dans l'exubérance aux teintes violacées. c'est elle qui frappe en premier.





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