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member of wassup daegu
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♢ Messages : 332 ♢ Arrivée : 10/05/2017 ♢ Pseudo : wonderland, kass. ♢ Wons : 654 ♢ Avatar : kim chungha queen. ♢ Crédits : avatar ; @heresy / mep profil, by myself ft. tumblr / signature ; code @myself, images @tumblr & quotes @tumblr + @uc.
♢ Occupation : paumée dans la réalité.
♢ Age : la vingtaine désemparée.
♢ Situation : célibataire since 96, cœur marbré. romantique désabusée.
♢ Yours : miranhanaenana

 stay. | Lun 15 Mai - 18:43

❝ every man has his secret sorrows which the world knows not;
and often times we call a man cold when he is only sad. ❞
kibum & suhee, aesthetic, ☾ Les écouteurs dans les oreilles, elle est plongée dans sa propre bulle. Sa tête repose contre la fenêtre du bus, le paysage défile à la vitesse du bus. Les bâtiments, les enseignes, les lumières, tout s’enchaînent alors qu’elle stagne, elle ne bouge pas. Les jambes collées, son sac à dos sur les cuisses, les mains jointes, le soupir régulier alors qu’elle essaye tant bien que mal de s’écarter de ce voisin de siège un peu trop collant. Le souffle court, elle se redresse, jetant un regard insistant sur cette main qui essaye de s’échouer sur sa cuisse. La mâchoire serrée tant elle trouve ça écœurant, elle appuie rapidement sur le bouton arrêt, ce qui laisse peu de temps au chauffeur d’amorcer un ralentissement convenable, elle se recule dans son siège et il freine, un peu trop fort, ce qui surprend la majorité des occupants du bus. Profitant de la confusion, elle s’échappe de son siège en passant par-dessus la rambarde devant elle, sous les regards surpris des passagers. Sans un regard, sans un mot, elle s’évade de cette prison mobile, se retrouvant jetée dans une foule de monde. Sac dans le dos, elle fourre ses mains dans les poches de son blouson aviateur et elle se met en marche, sans but précis. Le ciel commence doucement à se couvrir, si bien que le ciel bleu, pur qu’elle avait admiré pendant de longues minutes tout à l’heure, se couvre soudain de nuages un peu trop gris, un peu trop menaçant à son gout. Elle s’arrête, inspire l’air, une vague odeur d’avant pluie plane. L’atmosphère se fait soudainement pesante. Le visage levé vers cette immensité, les yeux fermés, elle reste là. Plantée, figée comme une statue, sourire heureux sur le visage. Elle essuie les regards des autres, des regards qui ne l’atteignent pas. La mélodie de Symphony résonne dans sa tête et soudainement, l’envie de danser la prend, mais elle se contient, se mordille les lèvres pour réprimer cette envie. Elle doit bouger, marcher. Ses pas reprennent leur route, légers, en accord avec la musique qu’elle seule entend. Elle se perd volontairement dans la rue marchande, marchant à contre sens des autres, elle passe à travers les silhouettes de façon gracieuse, comme si rien ne la gênait. (…)

L’odeur de pluie chatouille ses narines et les premières gouttes tombes, s’échouent sur son visage. Il pleut, fort. Les personnes autour d’elle se dépêchent de trouver refuge, mais pas elle. Elle continue, comme si de rien était. En un rien de temps, ses cheveux lisses se retrouvent ondulés, nature capillaire auparavant domptée, retrouve sa liberté. Au loin, son attention se pose sur une enseigne. La rue, rien que pour elle, ses pas se dépêchent de l’atteindre. Son cœur s’emballe légèrement avant de ralentir, de se pincer les lèvres. Et si elle repart déçue ? Elle inspire profondément, avant de rentrer dans l’enseigne qu’elle ne connait que trop bien après les nombreuses visites qu’elle lui donne. Elle retire ses écouteurs, inspire l’air ambiant et un sourire satisfait étire ses lèvres rosées. Comme d’habitude, elle salue la vendeuse derrière le comptoir, comme d’habitude, elle se perd dans les nombreuses étalages, comme d’habitude, elle jette des regards curieux sur les quelques personnes qui s’aventure dans cette antiquité, comme d’habitude, elle fronce le nez, elle ne le trouve pas. Tant pis, ce n’est pas pour cette fois. Ses doigts frôlent les différents disques, les mots, les noms, les titres des chansons s’impriment dans sa tête. Puis elle s’arrête, le regard rivé sur une étagère, pensive.  


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♢ Messages : 339 ♢ Arrivée : 12/05/2017 ♢ Pseudo : - ♢ Wons : 1042 ♢ Avatar : hoseok. ♢ Crédits : karma. ♡

♢ Occupation : disquaire dans une boutique vintage.
♢ Age : 24 ans, fleur de l'âge et tout le tralala.
♢ Situation : coeur de muse dévoré par l'artiste insatiable.
♢ Yours :


you're a 'rolling-stone' boy. 'never-sleep-alone' boy. 'got-a-million-numbers-and-they're-filling-up-your-phone' boy. i'm off the deep end, sleep in all night through the weekend. saying that i love him, but i know i'm gonna leave him.

(go namjoon, jacobs seulki)


 stay. | Lun 15 Mai - 21:13

stay
suhee & kibum (icons by faust)


il souffle sur la poussière, il fouille dans les pochettes qui contiennent des reliques. il sourit un peu, kibum. il bosse aujourd'hui, il bosse et il se dit que ça va. il se dit que ça va parce que son coeur continue de claquer, son sang continue de tourner, sa respiration continue d'à peu près fonctionner. il se dit qu'il est encore là, et ça vaut ce que ça vaut. la lumière grésille sur sa fausse tignasse aujourd'hui, il a tapé dans du brun pour faire bien, pas taper dans l'oeil des clients, attirer des curiosités qui viennent d'ailleurs. aujourd'hui, il a décidé d'être invisible, dissimulé sous son sweat noir un peu trop grand, son pantalon de la même couleur et ses mains maigres qui touchent à peine les étagères. ici, personne peut le voir. l'arrière de la boutique c'est la caverne aux merveilles, c'est les restes dorés d'une civilisation proche de la fin. et lui, il a accès à tout ça. pincement de lèvre inférieure, il écoute, il entend la petite clochette résonner. ça continue. ça s'arrête jamais. ça vient, ça part, ça arrive à créer son instant d'histoire. ça se forge, ça fait fantôme. si bien que parfois il les imagine tous arriver en même temps. elle marche, elle marche cette vieille bicoque alors qu'elle est un peu paumée. ça doit être parce que c'est vieux, parce que la nostalgie ça dégage le poids de la culpabilité, trop lourd pour des épaules déjà craquelées. inspiration profonde, il tousse tout juste à cause de ses bronches jonchées de saloperies. il réussit à tomber sur une pépite, une vieille édition de queen. et si elle a pas été mise en vente, ça doit pas être pour des prunes. ça le fait marrer, kibum. y se redresse mollement, fout la paix aux cartons. et il vient de se perdre une trentaine de minutes ici pour pas grand-chose.
il a cette nouvelle notion de.
de ce qui vaut le coup. de l'appréciation, de la valeur d'un instant qui se résume à quelques conneries explosées. l'instant qui se dégoupille d'un rien, qui explose sous les mains, qui fait fondre à l'acide la chair, dévoile les os. l'instant, l'instant avec un grand i qui irradie et donne un autre goût. plus sucré. quand il y  pense et quand il le fait bien, c'était aussi acidulé quand elle se ramenait, suhee. elle débarquait, elle causait, elle riait parfois, elle souriait surtout. elle cachait tout derrière des joues empourprées, rosées, semblables à un matin d'été. elle était l'habituée, l'habituelle, elle était dans les meubles. et quand kibum y se ramène, y revient, chope au passage une oeillade complice avec sa collègue, il capte qu'elle revient toujours. elle est là, suhee, accompagnée de sa tignasse parfois claire, parfois foncée. dehors ça rythme en secret, ça ploc-ploc sous les vélos, sous les voitures, sur les fenêtres fines qui mènent à une autre dimension. froncement de sourcils. il croise ses bras sur son torse, la dévisage un instant. elle a la fâcheuse tendance à se paumer, suhee. se paumer quelque part entre la réalité et l'illusion, elle est magicienne des temps modernes, sauf que ses secrets, même elle elle arrive pas à les comprendre. il sait pas trop comment agir. il sait pas trop quoi dire. elle sait que dalle, elle sait juste qu'il a joué le voleur, qu'il s'est barré chapeau sur la tête et dents bien blanches - pire qu'une pub pour dentifrice. elle sait rien et ça vaut mieux. elle sait rien et c'est tant mieux. il se ramène, il se glisse à côté. il siffle, passant le bout de ses doigts sur le bord du présentoir.
- tu cherches quelque chose en particulier ? à reprendre les présentations, les banalités. bonjour, au revoir, à plus, à un de ces quatre. à dans mille ans pourquoi pas, quand le ciel voudra bien éviter de balancer sa foudre. à dans mille ans, quand tout sera plus beau, plus doux aussi sous le palais. sourcils haussés, il la zieute de haut en bas - elle est pas bien grande, il la dépasse d'une tête. pourtant il sourit pas. parce que ça se fait pas, parce que ça marcherait pas - et le faux-contact, elle le capterait rapidement. on a rien eu de neuf depuis la dernière fois y m'semble. enfin si, des vieilles trouvailles... mais tellement vieilles que j'pense pas que tu voudras te ruiner dedans. haussement d'épaules. il attrape à son tour le point de vide sur lequel elle s'est tant concentrée.
- braver la pluie pour quelques mélodies... bravo, t'es bien courageuse.





SUICIDE SOCIAL ✧ fini d'être une photocopie, finies la monotonie, la lobotomie. aujourd'hui je mettrai ni ma chemise ni ma cravate, je donnerai pas la patte.
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♢ Messages : 332 ♢ Arrivée : 10/05/2017 ♢ Pseudo : wonderland, kass. ♢ Wons : 654 ♢ Avatar : kim chungha queen. ♢ Crédits : avatar ; @heresy / mep profil, by myself ft. tumblr / signature ; code @myself, images @tumblr & quotes @tumblr + @uc.
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 stay. | Mar 16 Mai - 23:29

❝ every man has his secret sorrows which the world knows not;
and often times we call a man cold when he is only sad. ❞
kibum & suhee, aesthetic, ☾ Figée devant cette étagère, sa vie s’arrête, perdue dans cette réalité mouvante. Sourire timide sur ses lèvres pulpeuses, le regard perdue dans une autre dimension, elle écoute, elle respire, elle savoure. Elle vit. Les noms, les mots, ils s’impriment tous dans sa mémoire, pourtant elle se sait capable de tout oublier une fois sortit de cet endroit. Elle est dans un autre monde. Elle penche doucement la tête sur le côté, une lueur rêveuse dans la prunelle, ses doigts qui touchent, s’aventure sur les étagères, sur les cds, traçant des lignes invisibles sur les pochettes. La pluie accompagne la douce mélodie qui passe dans le magasin, lui faisant penser à ses nombreuses après-midis, perdue contre la fenêtre de sa chambre, le regard rivé sur ce ciel pleurant, la musique résonnant dans ses écouteurs. Elle ferme les yeux, sa gorge se serre, puis elle repense à elle. Sur le point de se perdre dans ce jardin secret, un sifflement la réveille, la ramène à la réalité. Elle sursaute légèrement, son regard se figeant sur cette main posée sur l’étagère en face d’elle. Son cœur tambourine joyeusement dans sa poitrine. Lui. Il est là, il est vivant. Même si elle n’en a jamais douté, mais elle a cette impression d’être soulagée de le savoir encore là. Les journées ont défilées, les semaines se sont enchaînées, ils ont changés. Mais pas à ce point. Elle cligne des yeux, plusieurs fois, essayant de trouver une similitude à la main qu’elle connaissait et celle qu’elle regarde. Quelque chose ne va pas, elle le sent au fond d’elle. Gorge serrée, cœur pincé. Elle a presque l’impression de se retrouver à une certaine période de sa vie. Mais ce n’est pas le cas, ce n’est qu’une illusion d’optique pas vrai ? Puis, peut-être que c’est quelqu’un d’autre ? Elle essaye de trouver refuge dans des raisonnements stupides, idiots. Naïve. Pourtant, cette voix c’est la sienne, quoiqu’un peu feutrée. Elle se redresse légèrement, sans jamais poser son regard sur lui. Elle ne l’a pas vu depuis des semaines, pourtant elle a l’impression que la dernière fois qu’elle l’a vu fut la veille. Sourire amusé, rire étouffé, elle lève les yeux au ciel. Son regard s’accroche aux gouttes qui ruissellent sur les baie-vitrées de l’enseigne, tout est gris dehors. Contraste flagrant avec cette ambiance chaude qu’elle perçoit de l’intérieur. Puis elle inspire, tourne sa tête et a l’impression que son cœur explose dans sa poitrine. Ses prunelles s’accrochent sur ses traits tirés, figés de son visage. Elle perd son sourire. Quelque chose ne va pas, elle le sait, elle le reconnait. Respiration coupée, visage inexpressif pendant quelques secondes, elle décide d’ignorer. Elle baisse le regard, attrape ses cheveux avec ses deux mains, les sépare et les bascule vers l’avant, cachant à moitié ce visage tordu par la peur. Elle a peur. Elle inspire profondément, façon pour elle de se donner du courage. « .courageuse ? je ne sais pas, j’dirais plutôt passionnée, qu’il vente, qu’il pleuve, ou qu’il neige, pour quelques mélodies ou autre, je serais toujours là. » lâche-t-elle, priant pour qu’il n’ait rien remarqué, prenant le soin de jouer sur les mots. « .tu sais, ce n’est pas parce que les choses sont vieilles ou semblent inutiles qu’elles n’ont pas de valeurs. » dit-elle, d’un ton tout doux, bien que sa voix se brise contre ses émotions, la rendant tremblante. Elle inspire profondément, se tournant vers lui, ce sourire habituel sur les lèvres. « .montre les moi s’il te plais, ces choses qui n’étaient pas là, la dernière fois. » elle se pince la lèvre inférieure entre ses dents, va-t-il capté le sens de ses mots ? Elle n’en sait rien.


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 stay. | Dim 21 Mai - 16:29

stay
suhee & kibum (icons by faust)


suhee c'est de l'eau de pluie. de l'eau de pluie qui se déverse en gouttelettes puis en un torrent violent qui fait tomber. suhee c'est le petit silence entre les mots, le malaise qui s'installe, la gêne qui fait rosir les joues subitement. suhee c'est la douceur de la caresse sur la joue, le baiser sur la tempe, le rire qui s'échoue contre l'immeuble gigantesque, qui rebondit et se perd. suhee c'est un peu tout ça. et quand elle ouvre la bouche pour laisser passer les maux qui sous-entendent, qui assènent, il se tait et la dévisage à peine. elle se cache sous sa tignasse, elle se dissimule aux yeux de l'univers pour pas qu'on la juge trop vite. il fronce les sourcils kibum, il fronce parce qu'il attend les questions. il attend qu'elle le tabasse, qu'elle le déteste, qu'elle lui reproche des tas de saloperies. il attend.
il peut attendre,
au moins le déluge. parce qu'elle se tait subitement, elle joue au roi du néant et elle gagne haut-la-main. pincement de lèvre inférieure, il croise ses bras sur son torse en regardant les alentours du magasin. il a pas plus, pas moins à lui proposer. il sait pas comment gérer son temps, comment gérer une relation qu'était de base, pas vouée à l'échec. il sait pas comment. comment récupérer les résidus de la ruine qu'il a laissé se pourrir.
- hm. si tu veux. haussement d'épaules. il lui fait un signe de main, lui intime de suivre la cadence lente et doucereuse. ses chaussures claquent un peu, ça fait un léger tac-tac. y'a que dans l'arrière-boutique qu'il peut montrer des trouvailles capables de faire pleurer un collectionneur. et la pièce elle a pas changé d'avant à maintenant. y'a des cartons, un pauvre canapé, une table basse, un cendrier plein à craquer depuis deux ans au moins - personne l'a jamais vidé. si tu veux fouiller, vas-y. j'dirais rien au patron, on gardera ça entre nous. il se marre qu'un peu kibum, parce que ça l'angoisse du bout des doigts, il pose ses fesses sur l'accoudoir du meubl prévu à cet effet, cale ses coudes sur ses genoux.
- sinon rien. rien, comme avant. rien, comme maintenant. rien c'est bien. rien ça sonne sans encombres, dans décombres. rien ça sonne suhee, un rien dans les problèmes qui popent à gauche, à droite, un rien dans les douleurs qui s'étouffent rien qu'à son toucher. tes cheveux, ils ont l'air plus foncés. c'était pas là, la dernière fois. ou je m'trompe ? l'est pas sûr kibum. alors il aborde un sujet à la con pour défaire les liens, pour détisser la toile du peintre, pour l'empêcher de trop se passionner pour une oeuvre vouée aux ordures.





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 stay. | Mar 23 Mai - 19:44

❝ every man has his secret sorrows which the world knows not;
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kibum & suhee, aesthetic, ☾ Elle est douce Suhee, elle cache ses maux dans cette douceur qui l’habite. Visage souffrant caché par ses cheveux, elle n’ose le regarder une nouvelle fois. Parce qu’elle a mal, elle a cette douleur au cœur qui la pince de toute part, parce qu’elle refuse de poser les questions, même si elles lui brûlent au fer rouge le bout de la langue. Elle se doute qu’il y a quelque chose, les signes ne trompent pas. Alors, elle demande, elle fait comme si de rien était, elle met de côté, comme d’habitude. Elle ne veut pas gêné, elle ne veut pas faire mal. Alors elle prend pour les autres, elle a mal pour les autres, en silence, le sourire aux lèvres. Elle tourne autour du pot. Ces vieilles choses elle veut les voir, rien n’est inutile dans ce monde, sauf elle. Elle s’humidifie les lèvres. Oui, elle veut les voir, elle veut se changer les idées, quitte à pleurer sur une vieille chanson, même devant lui, prétextant la beauté de la chanson. Pourtant, Suhee, elle ne pleure pas. Elle a pleuré, une fois, puis c’était finit. Le jour s’est levé. Les larmes ne roulent pas si facilement sur ses joues, elle a toujours eut cette sorte de barrière, quelque chose qui l’empêche de s’exprimer réellement. Elle le suit, docilement. Ses pas sont lents, sa respiration beaucoup trop rapide. Son palpitant bat tellement fort dans sa poitrine qu’elle a l’impression qu’il va exploser. Pourtant, rien ne se voit. Cette guerre n’est qu’intérieure. Elle aborde ce sourire habituel, celui qui cache tout. Suhee, c’est le genre de fille à sourire et rire même quand tout va mal. Les mains dans les poches, elle a cette démarche nonchalante. Son regard, elle fait tout pour qu’il ne croise pas la silhouette de ce jeune homme, alors elle le perd. Il se perd sur les vestiges encore jugées potables par cette génération. L’histoire est empilée sur ces étagères légèrement poussiéreuses, un soupire s’échappe de ses lèvres. Est-ce qu’un jour, elle aura le temps de tout découvrir ? Mais pas maintenant. Finalement, elle le dépasse, le regard émerveillée par cette arrière-boutique. Elle n’est pas jolie, elle n’a rien d’extraordinaire, mais elle sait que dans ces cartons se cache des trésors. Elle se retourne, le sourire presque vraie sur les lèvres lorsqu’il lui donne la permission de regarder. Sans attendre, elle jette délicatement son sac sur le canapé, très vite rejointe par sa veste. Elle se met à l’aise, sans gêne. Pour une fois. Ses pas la guident, son palpitant bondit, ses pupilles abyssales sont dilatées rien qu’à l’idée d’être témoin de tout un univers caché. Ses cheveux encore humides, elle les balance du côté droit de son cou, ses mains fouillent avec douceur dans le carton ouvert. Ses cheveux. Elle baisse le visage, regarde sa nouveau couleur, elle date un peu, mais il ne le sait pas ; il n’était pas là. Elle hausse les épaules. « .oui, ce n'est pas nouveau … mais t’es le premier a l’avoir remarqué. » dit-elle, en tournant sa tête vers lui. Sourire brisé, elle retourne à son carton, la gorge serrée. Ce visage, cette personne ne va pas bien. Elle inspire profondément, son odorat, un peu plus sensible que la normale, capte une vieille odeur de cendre. Elle fronce les sourcils, cherche la source et une mine dégoûtée étire ses traits. Sans réfléchir, elle agit, en quelque secondes, le petit sac qu’elle gardait dans son sac contient finalement les cadavres de mégots. Le cendrier est vidé dans la poubelle improvisée. Nez pincé, elle tousse à cause de l’air brassé. Elle ferme le sac, fait des nœuds à n’en plus pouvoir et le jette dans la poubelle près de l’entrée de la réserve. Lorsqu’elle revient, elle est derrière lui, elle est proche de lui, trop proche. Elle se mordille les lèvres, puis finalement, elle fait l’impensable, sa main se lève et son index caresse sa joue. Cette joue un peu trop creusée. « .est-ce que ça va ? » demande-t-elle, la voix tremblante. « .je ne suis pas la seule à avoir changé, n’est-ce pas ? » parce que oui, ils changent tous, mais pas autant. Pas comme ça.      


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 stay. | Jeu 1 Juin - 17:08

stay
suhee & kibum (icons by faust)


elle fait comme elle peut pour combler le malaise suhee. elle fait comme elle peut parce qu'elle pourra pas faire plus. alors elle bouge, elle entame une danse maladroite entre les déchets pour les dégager de l'endroit, donner une splendeur perdue. c'est presque touchant, et kibum se maudit presque de pas avoir pensé à ranger tout ce bordel. il pousse un soupir, reste tellement bien posé qu'il pourrait se sentir s'y enfoncer. et quand suhee elle revient, elle paraît toujours aussi bizarre, aussi éteinte. c'est une belle bougie, toujours bien enflammée, n'empêche que quand il souffle dessus ça éclaire plus les ténèbres. elle fait plus grand-chose, elle papote à peine et se débat dans le miasme infecte qu'il a disposé ici et là, malgré lui, sans faire exprès. il pourrait briser la glace, aborder un sourire tellement large qu'il en casserait sa mâchoire. il pourrait affirmer haut et fort que tout va bien, que ça pourra qu'aller mieux, qu'il a vu pire. mais la vérité c'est que kibum il a rien vu de pire, rien vu d'aussi moche, qu'il préfère éviter plutôt qu'affronter.
lâche.
lâche.
lâche. lâche qui pourrait lui demander de l'aide, qui pourrait crier dans l'éternité qu'il a besoin de sa présence solaire-lunaire en deux piles et deux faces. il pourrait lui souffler à l'oreille qu'elle est importante, qu'elle est pas cette petite acheteuse compulsive aux goûts parfois douteux. il serre vaguement les poings, il écoute, fronce les sourcils.
- j'ai le sens du détail. rictus de coin qui s'efface rapidement, il gratte un peu son front avant de s'occuper autrement. il regarde les doigts de suhee, ses beaux doigts de pianiste aussi fins qu'un fil de soie. pincement de lèvre inférieure, il arrache la peau morte une seconde ou deux avant de s'arrêter, conscient que ça fait que l'enfoncer. hm. bah tout l'monde change, c'est pas nouveau ça. c'est comme deux et deux font quatre, tu peux pas le changer. il continue de détailler du bout des cils, ses ongles sont lisses, soignés. tout est parfait chez cette fille, de haut en bas, de gauche à droite. elle sort d'un livre pour enfants, ou d'une belle histoire romancée à l'héroïne d'une beauté semblable à celle d'une rose sans épines. et j'vais bien. il arrive pas à rester statique plus longtemps. il préfère se lever, tendre les bras dans les airs pour lui laisser toute visibilité, peut-être un peu sur la défensive, peut-être apeuré qu'elle se mette à flipper.
- j't'écoute, dis-moi ce qui a changé.





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 stay. | Jeu 1 Juin - 22:34

❝ every man has his secret sorrows which the world knows not;
and often times we call a man cold when he is only sad. ❞
kibum & suhee, aesthetic, ☾ Le bout de son index rencontre son épiderme, dans un touché timide, fragile, comme si elle avait peur de le casser, de le briser avec ce simple contact. Les mots emplis d’une douceur auditive, traversent ses lèvres, se perdant dans cette immensité confinée. Le regard toujours perdu, dépourvu de son étincelle habituelle, Suhee, elle est éteinte, perdue, faible. Prise dans un tourbillon qui ne l’enchante pas, elle se déteste d’être comme ça, sans savoir la vérité. Elle n’a pas les mots pour décrire ce qu’elle est actuellement. Elle ne sait rien, pourtant, elle se comporte comme si elle savait. Une part d’elle crie au désespoir, les mots coulent comme de l’acide dans ses pensées, une autre, se veut ignorante, innocente, mais elle sait, ou elle se doute. Elle redoute, refuse de croire aux signes. Il aura beau faire son beau-parleur, il y a quelque chose de sombre qui plane sur lui. Elle déglutit, détache son contact et se recule, lèvres pincées, presque honteuse de lui avoir volé cet infime contact. Elle inspire profondément, mais l’air se bloque dans sa gorge. Son palpitant manque quelques battements, ci et là. Elle relève son visage, ses traits sont tristes, mais elle a toujours ce même rictus sur la bouche. Comme si elle était née avec le sourire, malgré les embuches, il semble gravé au fer rouge. Elle se mord l’intérieur du coin de lèvre, pour une fois, il disparaît et elle ferme les yeux, refusant d’y croire. Elle voudrait s’éloigner, fuir mais son corps reste cloué sur place. Impossible de faire quoique ce soit. Prisonnière de ses pensées. Il se lève, joue au sûr de lui, mais elle n’y croit pas. Mauvais jeu d’acteur, elle en est sûre. Elle pourrait parier tout ce qu’elle possède. Il ment. « .menteur. » qu’elle souffle, un peu trop fort, elle a l’impression que ce mot fait écho contre les murs de cette réserve. Elle le regarde, ses yeux se perdent sur ce visage creusé, sur cette silhouette dissimulé sous cette couche de vêtement trop grand. Les bras levés, il ressemble à un ange, un ange déchu, privé de ses ailes, ne restant que son aura. Les secondes s’écoulent, les minutes s’enchaînent et on n’entend plus que leur respiration, cette interrogation qui plane encore au-dessus de leurs têtes. Finalement, elle fait un pas vers lui. « .toi. » son mot est lourd de sens, sa voix claque ce silence en pleine face. Suhee, elle n’a pas l’habitude de dire les choses, elle les garde pour elle, elle les grave sur un bout de papier et elle passe à autre chose, mais pas cette fois. Elle a cette boule au fond du ventre, qui la cloue sur place. Pour une fois, elle refuse d’abandonner, de perdre la face, de faire l’autruche. Elle déglutit, inspire profondément cet air saturé, cette vielle odeur de tabac froid qui dégelasse cet air. « .tu as changé. » un pas de plus. Elle plonge ses prunelles dans son regard, essayant de garder contact avec sa réalité. Un pas de plus. « .tu ne vas pas bien. ne me mens pas. je t’en prie. » voix tremblante, le regard brillant, elle baisse le visage, les mains moites, les doigts tremblants. Un pas de plus. « .tu dis avoir le sens du détail, as-tu remarqué ce changement chez toi ? » elle relève la tête, elle est proche, à quelques centimètres de lui.


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♢ Messages : 339 ♢ Arrivée : 12/05/2017 ♢ Pseudo : - ♢ Wons : 1042 ♢ Avatar : hoseok. ♢ Crédits : karma. ♡

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♢ Age : 24 ans, fleur de l'âge et tout le tralala.
♢ Situation : coeur de muse dévoré par l'artiste insatiable.
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you're a 'rolling-stone' boy. 'never-sleep-alone' boy. 'got-a-million-numbers-and-they're-filling-up-your-phone' boy. i'm off the deep end, sleep in all night through the weekend. saying that i love him, but i know i'm gonna leave him.

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 stay. | Ven 2 Juin - 23:09

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suhee & kibum (icons by faust)


elle se rapproche et lui il voudrait reculer. elle se rapproche et lui il voudrait crever. pour peu il se sentirait rougir, rosir de honte et de dépit. mais il respire kibum, il respire et il l'écoute, il l'écoute avec attention. il prend en compte chaque mouvement qui s'étale, qui s'étire sur son visage de poupon angelot, il analyse la manière dont ça monte, dont ça descend. ça reste paisible, ça pourrait être risible si au moins il pouvait se donner la légitimité d'un gloussement bêta. elle balance le truc qui plaît pas, le je t'en prie qui se cale juste là sous ses iris, qui fait un détour par ses tympans, qui se coince dans sa tête. qui tourne, tourne, façon carrousel qu'aurait perdu la boule. il continue de la regarder, il veut pas passer pour un faible qui chiale, qui hurle, qui prévoit son urne. il voudrait tout faire passer pour une cause bidon, c'est ce qu'il fait, fait en général parce que ça devient la rengaine qu'il préfère sous un claquement amer. le bout de sa langue passe sur sa bouche, vient humecter ce bordel de peau en manque de baisers qui se volent et s'envolent.
- menteur ? t'es plutôt dure dans tes propos. il cherche à relativiser, à se fendre la poire et à se bidonner jusqu'à s'en fêler les côtes. il cherche à aller ailleurs, à lui montrer du doigt un ballon rouge écarlate de quoi rendre sa pensée plus disparate. comme les marmots qui pipent mots quand ils aperçoivent une montagne de sucre, un déluge de quoi les faire planer sans besoin de trop se shooter. j'saurais pas dire. il s'fout de sa gueule ouvertement parce qu'y'a que la violence qu'il sait dompter à peu près proprement. il pose sa propre main sur son torse, la fait glisser jusqu'à ses côtes, c'est criant quand ça lui colle à la peau ; putain de sac d'os bon pour la casse et la crasse. ah oui, p'tête que j'ai maigri. p'tête qu'y'a plus autant de gras qu'avant. il enfonce ses doigts pour se réveiller, pour mettre la peau à vif, pour dispatcher les nerfs sans la jouer débonnaire. et - ouais.
il s'arrête, ça lui file un frisson de quoi lui permettre une rupture bien nette. il cherche le vide sur un mur à côté, plus loin, derrière ou il sait pas trop, tant qu'il fait pas face à ses cils qui papillonnent et tourbillonnent.
- j'ai pas envie d'voir c'qui a changé. morsure de la langue, morceau de chair rose et rouge à souhait. surtout si c'est moche. tu peux dire que j'suis superficiel, j'accepte le titre avec presque honneur. courbette ridicule, clown qui s'efface la larme noire du dos de la main, clown sans rien pour se prier un lendemain. il retombe sur suhee, parce que y'a que suhee pour étaler du baume qui se confond pas en sel. les doigts de kibum viennent se caler sur son épaule, tiennent le tissu, remontent un peu jusqu'à sa mâchoire. acte tendre qu'il cherche à lui rendre.
- j'ai pas envie d'te voir avec ce visage ravagé. t'es trop jolie pour ça.





SUICIDE SOCIAL ✧ fini d'être une photocopie, finies la monotonie, la lobotomie. aujourd'hui je mettrai ni ma chemise ni ma cravate, je donnerai pas la patte.
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 stay. | Sam 3 Juin - 15:52

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suhee & kibum (icons by vinyles idylles & balaclava)
Ses douloureuses pensées s’entrechoquent encore et encore contre les parois de son âme. Elle baisse la tête, refusant de faire face à nouveau. Elle a presque honte, elle a cru être forte, elle a cru vouloir faire front, mais elle souffre en silence. Elle se cache, encore une fois. Lèvres pincées, regrettant d’avoir haussé son murmure, brisant ce silence qui l’enveloppe de nouveau. Elle a mal, Suhee, sans savoir pourquoi. Elle doute, Suhee, sans connaître le problème. Ses mots échappés de sa bouche, elle regrette de les avoir laissé partir. Pourtant, sa voix, emplie d’une douceur qu’on lui connait bien, est lourde de sens. Elle cherche à savoir, maladroitement. La raison du pourquoi. Le contact encore chaud de la peau du jeune homme électrise le bout de son index, puis elle serre le point, croisant les bras contre sa poitrine. Essayant de cacher cette respiration anormale, le palpitant qui bat à tout rompre dans sa cage thoracique. Le silence lui pèse sur les épaules, au loin, elle entend encore le bruit de la pluie, le léger grondement du ciel. Mécontent. Elle se coince l’intérieur de la lèvre entre ses dents, reniflant légèrement. Elle déglutit, difficilement, sa honte reste coincée au creux de sa gorge. « .désolée. » souffle-t-elle, presque de façon inaudible, il n’y a que ses lèvres qui bougent.
Elle ose relever ce visage presque triste, sans raison officielle. Elle le voit, l’observe, le regarde agir comme si il n’en était rien, comme si elle se montait la tête pour rien. Elle papillonne des paupières, presque frustrée de son comportement. Elle a ce goût amer dans la bouche, celui qui apparaît lorsqu’elle se sent incapable, lorsqu’elle ne sent pas la force de continuer, lorsqu’elle ne se sent pas assez bien pour parler correctement. Elle regarde ses traits, une nouvelle fois. Trop visibles pour passer inaperçu, bien qu’effacés par un mal mensonger. Elle ouvre sa bouche et la referme. Un nom apparaît, maman. parce qu’elle était comme ça, parce qu’elle avait la même apparence, elle se montrait forte alors que la faiblesse placardait son visage, ce corps qu’elle aimait serré dans ses bras. Elle force, elle s’empêche de faire rouler les larmes qui lui montent aux yeux. Elle baisse rapidement le visage, espérant ne rien montrer. Parce que ce n’est pas dans ses habitudes, elle ne montre rien, elle garde précieusement.
Elle frissonne, serre si fort les points qu’elle sent ses ongles lui rentrés dans la chair de ses paumes. Ses mots lui font mal. Elle détourne le regard, langue coincée entre ses dents, forçant dessus alors qu’elle se sent au bord de craquer. Il avoue avoir changé. Elle secoue doucement la tête, faisant jouer ses boucles encore humides autour de son visage. Son corps se fige, son palpitant manque un battement. Cette main posée sur son épaule, elle suit son ascension d’un regard surprit, intrigué. Elle frissonne légèrement lorsqu’elle s’échoue sur sa mâchoire. Mots lancés, son attention se porte sur son propriétaire. Son cœur s’alourdit.
Enfermés dans leur bulle. Pour une fois, elle ose. Elle ose plonger son regard dans le sien. Ce regard vide et plein à la fois, sa bouche tremble légèrement. Elle ne se souvient pas quand est-ce que tout a commencé. Avant aujourd’hui, elle ne s’était jamais rendu compte de l’importance du jeune homme dans sa vie. Sans qu’elle ne puisse s’en rendre compte, il avait creusé un trou dans sa carapace, atteignant le cœur qu’elle essayait désespérément de protéger. Un sourire timide sur ce visage, quelques rayons de désespoir teintent ses lèvres, elle hume un rire gêné. Ses joues se colorent d’une légère teinte rosée. « .ne dis pas de bêtises. » Jolie, elle ne l’est pas. Comme ce changement qu’il appelle moche. Il fait mal. Tendrement, elle attrape ses doigts, les décollant de cette joue qui ne cesse de s’enflammer sous son contact. Elle ne les relâche pas. Comme si elle refusait l’idée de le perdre. Elle baisse la tête. « .tu n’es pas superficiel kibum, tu es loin de l’être. » Elle secoue la tête, relevant son visage, resserrant cette prise autour de cette main captive. Kibum, derrière son sarcasme et sa façon de parler, c’est probablement l’une des personnes les plus vraies qu’elle ait la chance de connaître. « .kibum. » prénom murmuré, presque suppliant. Elle respire profondément, chaque respiration est un supplice. Elle rompt de nouveau la distance, s’aventure à faire parcourir son regard légèrement embué sur son visage. Son regard s’attarde sur ses lèvres, abîmées, gercées. Son cœur bondit et dans un geste sans effort, ses bras s’enroulent autour du cou du jeune homme, visage enfoui dans ce cou, le cœur qui se colle au sien. « .et moi je n’ai pas envie que tu me mentes. j’sais qu’il y a quelque chose qui ne va pas, on ne change pas aussi rapidement, pas de cette façon … » pourtant, elle n’est rien pour lui, mais elle est là, demandant une chose impensable. « .mais si tu ne veux pas me dire ce qu’il y a … alors d’accord, je respecte ta décision, mais tu ne peux pas te jouer de moi, je te connais. » souffle-t-elle contre la peau de son cou. « .mais si tu te décides de camper sur cette décision, alors prouve moi que j’ai tort, montre-moi que tu vas bien. » Etreinte éphémère, elle se détache de lui aussi rapidement qu’elle s’est logée dans ses bras, pourtant ses mains encadrent son visage en coupe. Lèvres mordues. « .et ce n’est pas moche. ses doigts glissent sur ses joues. Le rouge ne cesse de lui monter aux joues. Ses pouces finissent leurs courses sur les coins de ses lèvres. Elle inspire profondément. .c’est juste un peu abîmé. » elle tente de le rassurer, de se rassurer aussi. Elle se coince la lèvre inférieure sous sa lèvre supérieure et elle se recule, rompant tout contact physique avec lui. « .je … désolée. » le rouge aux joues, elle détourne rapidement son regard, se retourne, lui montrant son dos.


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 stay. | Jeu 8 Juin - 16:53

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suhee & kibum (icons by faust)


y'a un instant où kibum il a envie de gueuler. y'a un instant où il a envie de lui balancer d'aller se faire voir. y'a un instant où il sent qu'il est au bord de l’érosion. mais ça se tait, d'un coup, le volcan il ravale toute sa lave, il ravale toute sa chaleur destructrice pour la garder au fin fond de sa foutue terre. le volcan il crache plus sa fumée. il se tait. il admire l'entourage, il admire ce qui se fait de mieux et il prend en compte, il analyse chaque mouvement, chaque geste à son encontre dans le besoin de l'imprimer sur sa peau malmenée, pâle à en chialer. il s'en veut presque de pas réagir comme il le voudrait, de faire l'outragé qu'en a rien à faire, qui voudrait qu'on le déteste plus qu'on l'aime. et suhee, là, elle peut pas lui donner autre chose. c'est pas comparable. ça peut pas se transformer en quelque chose de mauvais. quand elle abat toute sa douceur sur lui, ça résonne comme de la soie, comme un vêtement trop lisse qu'on ferait voler dans les airs pour en admirer chaque perte dans l'invisible. ça lui colle un vague frisson, une énorme lourdeur pour ses épaules. y'a son squelette qui va bientôt s'effondrer, s'effriter et prendre la poudre d'escampette par la fenêtre, s'en aller, choper le vent au galop et tirer sa révérence sans trop d'insouciance. elle s'excuse, suhee. elle s'excuse sans trop s'emmêler, sans trop s'emmerder. elle tire un coup dans le mille pour lui rappeler qu'elle peut aussi avoir son effet. son sale. foutu. petit effet qui tombe directement dans le myocarde, qui pompe l'hémoglobine, qui l'étale. qui pisse maintenant. qui fait un peu mal. culpabilité terrible qui lui rappelle que. que.
j'ai pas envie d'clamser.
il déglutit, ravale difficilement cette salive qui passe comme une pilule trop grosse pour taire les maux. elle touche. y'a ses paumes en contact contre ses joues creusées, qui dessinent un peu. ça le fait planer, flotter au-dessus d'une gravité trop perverse. elle est belle suhee. de cette beauté candide pire que les autres. de cette beauté qui s'attrape qu'en l'enfermant dans un bocal de verre, en la laissant s'étouffer, en gardant cette lumière qui pourrait se refléter contre les parois. elle a de cette beauté, précisément, là. abîmé. abîmé. abîmé. abîmé. elle part, elle fuit, elle fait comme lui - il lui reprochera pas ça kibum, c'est tellement humain que même l'évènement filmé pourrait pas le convaincre de sa propre bêtise. il la regarde. il retombe subitement dans le vrai.
- j'ai pas envie qu'tu pleures. j'aime pas voir les autres pleurer. surtout pour moi. inspiration profonde, difficile qui se bute contre ses poumons un peu abîmés. son pas résonne dans l'arrière-boutique. il dévisage sa tignasse qui tombe avec justesse dans son dos. il arrive plus à sourire, c'est trop difficile - ça l'est depuis un peu plus d'un an maintenant. il pensait pas qu'étirer sa bouche, ça demanderait autant de boulot, autant de dextérité, de vouloir, de pouvoir. donc j'sais pas si ça vaut le coup tu vois ? de commencer à sortir les violons, de partir dans l'pathos pur et dur. un autre pas qui rejoint l'autre. il se rapproche. il s'arrête, il cale ses deux mains sur ses épaules. il se permet. parce que des dogmes, kibum, ça fait longtemps qu'il en a plus rien à péter. j'ai pas d'preuves à te soumettre. mais j'suis debout, je respire, je parle, j'crois que c'est pas trop mal. le torse vient buter contre le dos de suhee, contact empoisonné, tendre à s'en damner. les bras s'enroulent, les bras serrent. le bout de son nez vient se nicher sur le haut de sa tête. paupières qui font rideaux. plus que le noir. à écouter celle qu'était que l'acheteuse au tout début.
- parce que j'vais bien. t'en fais pas.
l'étau se resserre sur sa fine silhouette. de quoi s'abreuver de son étincelle. de quoi en prendre un peu. juste assez pour se jeter dans le vide.
ça ira.
hein, que ça ira ?





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