Accueil  Calendrier  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrer  Connexion  

aidez-nous faire à décoller et promouvoir le forum en votant sur les topsites !
bienvenue sur wassup daegu, le forum a ouvert le 23/10/16 !
la partie histoire de la fiche de présentation est désormais obligatoire, mais totalement libre !
une fois que vous êtes validés, n'oubliez pas de remplir les champs de votre profil !
pensez à remplir votre fiche rps pour éviter d'être supprimés !
la version 9 a débarqué sur le forum le 20/06/17 ! ❅
bravo à lim suhee et moon sua, nos membres du mois
venez voir la maj par ici !
pour en savoir plus sur l'intrigue c'est parici !

Page 1 sur 2
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1450-sanggyyun-j-ai-tout-donne-au-solei
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Ven 26 Mai - 12:07



July & Gunnie
↬ You let our heads shrink, you let our minds sink, I've heard this before ↫

La journée avait été fatigante, éreintante, épuisante. Tu ne sais plus à quelle heure tu as  ouvert les yeux, tu ne sais pas non plus quand tu les fermeras. Au fond de toi, tu sais qu'il serait temps de rentrer dans le taudis qui te sert d'abris, qu'il faudrait que tu te glisses sous les draps et que d'une manière ou d'une autre tu t'endormes sans penser au lendemain. Mais tu sais aussi que ce n'est pas possible, tu ne sais que tu n'a spas envie, que tu as besoin d'oublier, d'essayer en tout cas et même si cela ne dure que quelques secondes. Tu as besoin que plus rien ne soit droit, que le flou s'empare de toi.
Tu as besoin de quelque chose d'autres.
D'un remontant, comme ils disent.
Et tu ne devrais pas. Tu ne devrais pas dépenser de l'argent dans ces choses-là, tu ne devrais pas gaspiller le peu que tu as, et tu t'en voudras certainement demain, après-demain, la semaine qui suit quand ton estomac se fera entendre et que tu ne pourras pas payer le repas de tes rêves. Tu penseras à cet alcool descendu dans tes entrailles, tu penseras à cette chose qui devait te faire oublier mais qui n'a fait que doucement pousser la réalité sur le côté pour qu'un jour, elle te revienne en pleine face.
Tant pis.

Il y a des jours où tu ne sais pas être raisonnable, des jours où tu craques. Tu es un homme aussi après tout, tu ne peux pas être fort tout le temps. Tu plies sous le vent, tu te laisses aller à tes désirs, tu laisses ton coeur battant dire quelque chose.
D'une certaine manière, tu es enfin vivant.
Certains te le disent parfois, tu vies comme un mort, Gun, un vrai mort. Si l'on te mettait dans une tombe, ça ne changerait rien. Et ils n'ont peut-être pas tort ; au fond, tu ne vis pas vraiment, n'est-ce pas ?
Tu ne vivais pas vraiment.
Ce soir c'est différent.
Peut-être seraient-ils fiers de toi ? Mais ce ils que tu veux t'imaginer, ils ne sont pas là, ils n'en ont rien à faire, ils te disent des choses auxquelles ils ne pensent plus et c'est toi, toi et toi seul, qui pense peut-être un peu trop, qui essaye de voir du sens là où il n'y en a pas. C'est ton pauvre cerveau qui tourne, tourne et chavire.

Aujourd'hui, t'as l'esprit qui se fera la malle, il ira voir ailleurs si tu y es. Tu parleras de tout et de rien avec ceux à côté de toi sans même savoir leurs noms, tu adresseras des sourires à la serveuse, parce que l'on adresse toujours des sourires aux serveuses mais elle te fera gentiment remarquer, aujourd'hui encore, que tu ne devrais pas faire ça, parce que tu n'es pas seul et tu jureras sur l'anneau que tu as machinalement placé sur ton annulaire en disant que c'est une erreur, que ce n'est pas vrai, que tu es seul, seul.
« Si seul... » tu as soupiré, assis au comptoir, ton regard planté dans la mousse qui se dessine au dessus du verre. C'est la deuxième, déjà. « Je suis seul quand je me lève, seul quand je me couche, j'suis même seul quand j'vais en cours, et puis pourquoi j'vais encore en cours, j'm'en fiche de leurs histoires.. Ah l'histoire. » et tu as rigolé, comme si c'était une blague drôle, une blague que tous pouvaient comprendre. Mais tu n'es même pas sûr toi de savoir de quoi tu parles.
Mais tu n'es probablement qu'à leurs yeux un saoulard de plus, un jeune perdu, trop jeune pour boire et pourtant en droit de faire ce qu'il veut. La jeunesse est triste, murmurent-ils dans ton dos mais tu n'es pas triste, pas vraiment, ce n'est pas ça.
Tu as envie de rire, un peu, beaucoup, de dire des choses drôles, encore et encore et d'entendre le monde rire autour de toi, il en est assez de ceux qui pleurent.
Alors tu t'es tourné vers la seule personne que le comptoir t'avait laissé pour voisin, un sourire sur les lèvres. Tu ne sais pas  trop de quoi il avait l'air, mais son visage ne respirait en rien le sentiment que tu désirais véhiculé. T'as glissé, dans un rire, ta bière près de lui ; « Hey, tu sais ce qui pleure quand on lui tourne la tête ? », ça ne marchera pas, « Un robinet ! » et toi, tu t'es mis à rire.
⇜ code by bat'phanie ⇝




Mon pauvre coeur, je te le donne pour un regard de tes beaux yeux
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Ven 26 Mai - 15:10

Ils disent tous qu’il faut se faire à la vie. Alors à la vie on dit oui et à l’envie on dit 'si'; et à l’avenir on pense peut-être qu’on aura le temps de s’y remettre... Et puis on mate sa destinée se distiller dans une eau de vie.

Depuis quand t’es là, déjà ?
Tu te demandes bien, les yeux noyés dans ton whisky trouble. Tu peux pas voir ta gueule, tu veux pas voir à quoi tu ressembles, tu peux plus distinguer celles des clients que t’as dû faire chier depuis ton entrée dans le bar. T’y peux rien, t’es comme ça, tu fais de ton mieux pour te montrer sociable mais au final t’es un peu maladroit. Personne t’a rembarré, qui oserait ? Mais t’es pas con, tu comprends les sourires, les regards. T’es jeune, pourquoi t’es là à faire ton intéressant ?
Parce que tu es intéressant, non ?

C’est fou ce que c’est claquant de ne rien faire. Si tu disais ça à haute voix, tu te prendrais sûrement une claque. Y a pleins de gens autour de toi qui boivent sans doute pour évacuer le stress accumuler lors d’une journée de travail. Et puis ils rentrent chez eux, titubant, pour retrouver une femme qui ne les aime plus, ou leurs propres démons qui les attendent sous leurs draps froids. T’es un peu comme eux, toi aussi. Sauf que tu fous rien.
Mais c’est fatiguant. C’est fatiguant de rester allongé tout la journée, t’en as des courbatures. C’est fatiguant de voir s’écouler les secondes et réaliser à quel point le temps passe lentement. C’est fatiguant d’être seul avec toi même, avec tes pensées.

Tu préfères sortir, honnêtement. Quand tu sens que c’est trop, quand tu veux éviter toutes ces questions dont tu connais la réponse mais que tu ignores depuis des années, alors tu sors. Tu sais pas trop pourquoi, où ça. Tu flânes et tu t’emmerdes encore. Alors tu adresses la parole au premier venu, tu parles de beau temps et de la pluie, des dernières nouvelles de votre pays. Mais les gens ils te connaissent pas, tu peux pas leur imposer ta présence comme ça. T’as jamais appris à réellement connaître quelqu’un. Tu as des connaissances, tu les oublies aussi rapidement qu’ils t’oublient, mais c’est pas grave. T’es simple et quand tu parles, tu penses à rien.

Et puis quand certains soirs, tu n’as pas rencontré assez de monde, quand t’as pas totalement réussi à réprimer tes angoisses, tu décides de boire. Parce que si t’es saoul, t’as pas à penser, t’as pas à réfléchir avant de te coucher. T’es peut-être pitoyable mais ça fait du bien de s’écrouler des fois, d’oublier encore et encore. Tu te sens libre dans ces moments là. Tu te sens libre jusqu’au deuxième verre.
Ah, vraiment, tu ne tiens pas l’alcool.
Tu clignes des yeux, ton whisky est toujours trouble. T’es encore conscient, tu commences tout juste ton troisième verre, personne ne peut savoir que tu vois flou, personne ne peut savoir que pleins de trucs inutiles s’entremêlent dans ton esprit.
Pourquoi t’es là, déjà ?
T’es là pour oublier. Mais t’es encore tout seul.
Tu te crois intelligent avec ton whisky trop cher ? Tu n’aimes même pas le goût.
Tu es énervé, contre tout, contre toi surtout. Et tu sais que d’ici la fin de ton verre, tu auras commencé à te plaindre à haute voix.

T’es de mauvaise humeur, t’as envie de le faire savoir. T’as pas du tout envie de rigoler, t’as plus envie de discuter et t’as surtout pas envie de savoir ce qui pleure quand on lui tourne la tête parce que c’est sûrement toi.

Un robinet !

Non, c’est toi.
Tu clignes des yeux, ton whisky n’est plus si trouble, tu n’es plus si seul.
T’as levé la tête sûrement un peu trop vite parce que t’as l’impression qu’elle va exploser, t’as sûrement l’air un peu idiot avec ton expression surprise, tu sais pas trop quoi penser. Est-ce que tu dois rire ou pleurer ?
Le garçon devant toi a l’air de trouver ça marrant, alors ça doit l’être, non ?
Tu commences à rire à toi ton, un peu nerveux, un peu gêné. L’autre a l’air sincère et t’as envie de l’être aussi. T’as envie de pleurer, peut-être que les larmes commencent à te monter aux yeux mais tu mettras ça sur le compte d’une blague un peu trop drôle alors que ton rire se fait plus réel sans que tu saches réellement pourquoi. Mais ça fait du bien.

« Tiens, prends ça. »

T’as peut-être l’air un peu bizarre quand tu lui tends ton verre, mais peut-être que t’as envie de le remercier. Remercier de quoi ? Tu ne sais pas trop, mais tu sens que tu dois le faire. T’arrives pas vraiment à distinguer le visage de l’homme en face toi mais tu te souviendras de lui, parce que grâce à lui, tu n’auras sûrement plus besoin de penser cette nuit.

« C’est mieux que ta bière, c’est le meilleur du bar, de la qualité ! C’est moi qui offre. »


©Pando


Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1450-sanggyyun-j-ai-tout-donne-au-solei
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Ven 26 Mai - 16:25



July & Gunnie
↬ You let our heads shrink, you let our minds sink, I've heard this before ↫

Tu ne sais pas s'il a vraiment trouvé cela marrant, à vrai dire tu n'y fais pas attention -tu rigoles bien trop pour ça, tu es hilare et c'est tout ce qui compte. Tu es fier de ta blague mais les quelques uns qui t'ont entendu ont simplement pouffé, tu fais pitié, c'est sûrement ce qu'ils ont pensé. Mais qu'as-tu à faire de ce qu'ils pensent, de toute manière, ce n'est pas comme si tu faisais attention -tu t'en fiches, tu t'en fiches, tu t'en fiches... Tu l'espères, mais le regard interloqué de celui à qui tu t'es adressé, tu ne t'en fiches pas.
Des yeux ronds qui ont fait attention à toi, ronds, ronds, très ronds et tu as rigolé un peu plus en voyant sa tête -s'il pouvait se voire, tu espères qu'il se mettrait lui aussi à rire, parce que vraiment, c'est tordant. Tu as l'impression d'avoir commis un meurtre sous ses yeux, quelque chose du genre, tu as l'impression que rien ne va dans ce que tu as dit et que tes mots en eux-mêmes sont des poignards.
Puis il rigole, il rigole et tu es soulagé. Il n'a pas laissé tes pauvres idées s'écrouler, il t'a presque encouragé et te voilà déjà en train de réfléchir à la prochaine que tu pourrais faire pour amuser la galerie -pour t'amuser. Tu es trop égoïste avec le bonheur, quand il se pointe, tu ne te risques pas de le partager. Même si certains en ont plus besoin que toi, même si certain n'en voudraient qu'un petit bout, tu n'en à rien faire.
Absolument rien.

Dans un geste de sympathie, son verre se retrouve dans ta main et tu n'as plus l'air de rien avec ta bière et ton whisky. Tu as presque foutu ton nez dans le verre pour reconnaître l'alcool fort et la grimace que tu en as tiré n'avait rien de ravissant. Ton nez froncé, tes  lèvres un peu retroussé, tes yeux fermés, ton front plissé. « C'quoi ce truc.. », ça n'avait pas l'air très bon. Mais c'était le meilleur du bar et c'était mieux que ta bière. C'est là que tu te dis que rien n'est mieux que la bière -c'est la seule chose à laquelle tu as le droit, une récompense comme une autre dans laquelle tu trempes tes lèvres. Le goût n'est pas celui de l'alcool mais celui de la réussite, c'est une dégustation que la mousse se posant sur tes lèvres, que l'amertume venant caresser ton palais, piquer le fond de ta gorge.
Tes bières ont le goût de médaille d'or,
et son alcool, il a quel goût à lui ?

Tu ne veux pas vraiment de son truc, « C'est gentil.. », tu crois que c'est comme ça qu'on remercie et tu as porté le verre à tes lèvres.
Le liquide a disparu.
Tu as froncé de nouveau le nez, tiré un peu la langue, « C'est dégueulasse », tu t'es exclamé trop fort.
Son or n'avait pas bon goût, l'amertume y était trop forte.
Et pour te rincer la bouche de ses sentiments, tu as repris ta bière, de moins bonne qualité mais qui étrangement semblait te suffire, alors tu en as bu des gorgées, comme si c'était de l'eau, comme si c'était si simple.
C'est juste que tu en as déjà eu beaucoup trop.
« Comment tu fais, pour boire ça... » et tu as plissé les yeux, pour observer cette personne. Un peu, tu crois, tu essayes, mais ce n'est pas facile quand le monde tourne plus vite que ce qu'il devrait, ce n'est pas vraiment simple quand ta tête a décidé de faire jouer un orchestre juste sous ta boîte crânienne -trompettes et tambours qui secouent tes tempes fortement. « C'est pas parce que c'est plus cher que c'est forcément meilleur, j'crois », c'est ce que tu as articulé, fier de toi, tu as même hoché de la tête pour confirmer tes mots et toi, à ton tour, tu as tendu ta bière.
« C'est le moins cher, mais c'est meilleur, bois, bois » , qu'il goûte à ta réussite, tu veux lui mettre soudainement sous le nez, lui faire comprendre que ce n'est pas ce qu'on dépense qui y met le goût mais ce qu'on y ressent on dépensant. T'étais fier de cette bière, fier de pouvoir te l'offrir, fier de l'avoir entre les doigts et de la voir disparaître et c'est cette fierté que tu veux faire partager. C'est le travail qui fait le goût de ce que l'on déguste et jamais rien n'est meilleur que ce qui est durement acquis.
Comme cette pauvre bière, à qui on pourrait rire au nez.
Comme on pourrait te rire au nez.
⇜ code by bat'phanie ⇝




Mon pauvre coeur, je te le donne pour un regard de tes beaux yeux
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Ven 26 Mai - 17:56

Ils disent tous qu’il faut se faire à la vie. Alors à la vie on dit oui et à l’envie on dit 'si'; et à l’avenir on pense peut-être qu’on aura le temps de s’y remettre... Et puis on mate sa destinée se distiller dans une eau de vie.


Il n’a pas réellement l’air enchanté. Il n’a pas l’air d’aimer. Non, il trouve ça même dégueulasse. Toi t’as rigolé un peu comme un idiot parce que t’as réussi à déchiffrer son expression, un air de dégoût, ça le met pas vraiment en valeur tu te dis, mais de toutes manières tu ne vois pas grand-chose.
Et puis il te fait une réflexion et ton sourire disparaît.
C’est pas parce que c’est moins cher que c’est forcément meilleur.
Alors quoi ? A quoi ça sert d’être si cher ?
T’es un peu perdu, une sorte de confusion mêlée à un peu d’irritation apparaît sur ton visage et tu as haussé les sourcils.
Pourquoi il dit ça, lui ? Qu’est-ce qu’il en sait ?
T’as jamais vraiment fait attention au goût, en fait. Mais tu prends un certain plaisir à boire tout ton argent, la chaleur qui rempli ta gorge et ton abdomen lorsque tu avales le liquide te fait du bien, ça t’apaise, ça te rassure. T’as pas besoin de savoir que c’est gagné, c’est pas une récompense après une dure journée. C’est juste le plaisir de dépenser, de savoir que tu peux te le permettre.
Tu t’y connais pas en alcool, tu t’y connais pas en bouffe, tu prends le plus cher sur la carte et même si ça te plaît pas, tu te confortes dans l’idée que si c’est cher, ça vaut le coup. Et au final, tu ne sens plus rien.

Tu louches un peu sur ton verre, concentré. Comme si tu attendais qu’il t’explique pourquoi t’es comme ça, ou pourquoi l’autre est comme ça. Qui a raison au final ?
Mais tu es tiré de tes rêveries alors que la pinte entre dans ton champ de vision.
C’est le moins cher.
Tu grimaces un peu, t’es pas habitué à ça toi, au moins cher. Mais peut-être qu’il a raison, peut-être que c’est meilleur après tout ? Tu t’es promis d’écouter les autres, de ne pas juger par les apparences, par une classe sociale, alors tu as porté le verre à tes lèvres.
Et puis tu as grimacé.

« Ah mais ça a un goût de pisse ! »

Tu plisses le nez, tu secoues un peu la tête et tu poses la pinte sur le comptoir du bar. C’est ça le goût de la pauvreté alors ? Un mélange de pisse et de l’eau des égouts ?
Tu ne le diras pas -pas maintenant, mais tu es rassuré, un peu fier peut-être. C’est encore toi qui as raison, tu commences enfin à t’y connaître, alors !
Tu te remercies intérieurement d’avoir de l’argent mais tu te sens un peu peiné pour l’autre. Tu n’aimerais pas franchement devoir boire ça tous les soirs, non, tu te demandes un peu pourquoi il continue à venir ici.

« Tu vas attraper la mort si tu bois ça si jeune. »

Tu t’es toujours dit que tu devais te montrer responsable envers ceux qui n’ont pas les moyens, par pur égoïsme. T’es un mec bien, tu dois le montrer, tu dois entendre de leur bouche à quel point tu les as aidés. Et puis vraiment, personne ne peut apprécier vivre dans ces conditions !

« Y’a pas quelque chose qui te fait envie ici ? N’importe quoi, je te le paie, c’est mieux que ton jus d’chaussette là. »

Tu as grimacé de nouveau, pour lui faire comprendre qu’il devrait t’écouter, un peu. Tu ne le connais pas, de quoi tu te mêles ? Tu te mêles de ce que tu veux, parce que tu en as le droit, alors tu lèves le bras et tu te penches un peu, maladroitement, contre le comptoir.

« Excusez-moi ? On va commander, et reprenez ça, ça ne nous plaît pas finalement. »

Tu t’exclames et tu lèves un peu le verre encore à moitié rempli, persuadé que tu fais une bonne chose. Non, vraiment, t’es fier de toi. L’autre te remerciera sans doute.
D’ailleurs tu décides de lui adresser ton plus beau sourire, pas vraiment sincère mais très travaillé.
Ta vision est toujours un peu trouble et tu ne distingues pas parfaitement ses traits mais il te semble jeune, plus jeune que toi, sûrement plus actif que toi aussi. Un peu banal, pas un physique de mannequin, mais il est là ce soir, il te parle, et ça te suffit peut-être.


©Pando




THE SOUND OF YOU COMING.
My heart that is waiting is blooming. Hurry and come, I’ve been waiting. Let’s dream a happy dream, just like long ago.
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1450-sanggyyun-j-ai-tout-donne-au-solei
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Ven 26 Mai - 18:59



July & Gunnie
↬ You let our heads shrink, you let our minds sink, I've heard this before ↫

Quand tu lui as dit de goûter, tu ne sais pas très bien à quoi tu t'attendais. T'attendais-tu simplement à quelque chose ? Tu le sais, qu'il ne faut espérer rien, de personne. C'est toujours des déceptions qui se font, qui se construisent et l'attente retombe doucement, violemment, comme un château de carte, elle est soufflée pour n'être que déception.
Déçu, c'est probablement ce que tu es même si tu ne devrais pas. C'est idiot ; tu ne pouvais en rien prévoir la réaction de l'inconnu, tu ne connais rien de lui, rien ne serait-ce que sa boisson a le goût amer de celui qui ne sait pas ce qu'il fait -c'est ce que tu crois mais l'alcool est aussi venu embuer avec une douce tendresse certains de tes sens et tes réflexions ne sont raisonner que parce que tu l'as décidé. Peut-être que demain, il t'arrivera de regretter certaines de tes actions, certains de tes mots, peut-être même que tu en viendras à regretter cette étrange rencontre que l'alcool a baptisé.
Au fond, peut-être qu'il a raison. Peut-être que ce n'est pas bon, ce que tu bois. Le regrets sur la langue te feront dire que tu n'as pas le choix, toi. Tu ne peux pas vraiment t'offrir le plaisir de siroter du whisky dans le premier bar venu parce que soudainement, tu l'aurais décidé.
Est-ce pour ça qu'il est là ?
Une envie soudaine d'alcool, une envie soudaine d'oublier, une envie soudaine de se noyer ?
Vous êtes tous là pour ça, tous là pour finir sans rien, sans souvenir, sans sourire.
Mais le pourquoi est différent, si différent pour toi, lui ou bien même celui qui s'est installé en silence à côté de vous et qui repartira tout aussi silencieux alors que la bouche de l'inconnu dessine des mots dans le brouillard de ta défaite.

Jeune ? Tu as rigolé, tu es peut-être plus vieux que lui. Qu'en sait-il ? Comment peut-il le deviner ? Comment peut-il savoir ? Tu n'es pas vieux par ton âge mais tu l'es par l'esprit -c'est ce que tu te plains à croire mais l'enfant tenace commence à remuer pour se manifester, arrête de te mentir diront-ils, mais qui sont-ils pour dire cela, qui sont-ils ? Mais t'as envie de lui dire que la mort ne te fait pas peur, t'en as rien à faire de cette chose.
Parce que la mort fait partie de la vie.
Parce que la mort est votre destin.
Vous y passerez tous, un jour ou l'autre, vous serez tous six pieds sous terre et que vous ayez été riche ou pauvre, ça ne changera très certainement une fois crevé, une fois os, une fois décomposé.
La mort, tu t'es fait à cette idée.
Mais ce n'est pas le moment d'y penser, tu es là pour rigoler et s'il faut pour cela que tu te mettes à rire au nez de la mort, alors tu te moques bien de celle-là qui pourrait venir sans prévenir te prendre dans ses bras.
On meurt tous aurais-tu dit avec ton air détaché, mais tu as juste ris trop fort dans l'oreille de ton voisin.
Il était drôle.

Peut-être pas.
Peut-être qu'il n'était pas si drôle. « Pardon ? » tu pensais avoir mal compris ce qu'il t'a dit, mais tu vois le fruit de ton travail disparaître sous tes yeux, le peu d'argent versé se déverse maintenant sans les conduits et tu entends les pièces tinter au rythme des gouttes qui se font la malle dans le syphon. Si tu avais été fou, tu serais allé les chercher mais tu es un peu ailleurs, un peu trop peut-être, et tu n'as pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait que tout avait deja disparu, et que soudainement on s'attendait à ce que tu demandes quelque chose.
Mais que pouvais-tu demander ?
Tu ne connais rien d'autre que cela, rien d'autres que ce goût de pauvreté, ce goût de pisse qui a secoué les papilles de l'autre.
L'autre.
Il n'est plus vraiment l'inconnu sans être quelqu'un.
Il est celui qui a ruiné ta monnaie, ruiné ta journée mais qui étrangement, est toujours à tes côtés.

Fièrement, t'as un peu bombé le torse. Enfantin, tu avais l'air taquin, prêt à jouer et c'est avec un sourire -on sourit toujours poliment que tu as de nouveau articulé ; « Une pinte. » et l'air confus derrière le comptoir t'a amusé, tellement amusé qu'un nouveau rire s'est échappé.
Tu ne sais même plus pourquoi tu ris.
Tant que tu ne pleures pas.
Pas comme l'autre.

« J'aime le jus de chaussette », t'es bizarre, étrange, ailleurs, tu t'es accoudé au comptoir. « Je fais ce que je veux, c'est ce qui me plait, c'est ce que tu as dit non ? » et parce que tu avais l'impression de soudaine de l'avoir pris à son propre jeu -alors que tu n'as fait qu'être idiot encore et encore et toujours, tu as peut-être repris un peu confiance. Certainement que tu as dressé le menton, rien qu'un peu, rien que pour dire que tu es fier. Si fier, c'est l'alcool qui soulève les cœurs et qui soulève les têtes, tu n'en auras pas pour longtemps avant que l'un te sorte par la bouche tandis que l'autre finisse par se taire. « Ta maman ne t'a jamais dit qu'il ne fallait pas gaspiller parce que tout était précieux ? », et ici, tu ne penses pas au fait que peut-être il puisse être ton aîné, que tu sois jeune à ses yeux, que tu devrais lui montrer un peu plus de respect, non parce que c'est ton argent qu'il a fait jeter, c'est ton argent que tu as en travers de la gorge et tu espérais qu'il s'étouffe avec le sien soudainement.
Mais qu'il ne s'en fasse pas, ta maman ne t'as pas appris grand chose non plus, sale gosse.
⇜ code by bat'phanie ⇝




Mon pauvre coeur, je te le donne pour un regard de tes beaux yeux
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Ven 26 Mai - 21:06

Ils disent tous qu’il faut se faire à la vie. Alors à la vie on dit oui et à l’envie on dit 'si'; et à l’avenir on pense peut-être qu’on aura le temps de s’y remettre... Et puis on mate sa destinée se distiller dans une eau de vie.


Tu lis sur son visage qu’il ne s’y attendait pas. Il ne s’y attendait pas !
C’est que tu as réussi à ton coup, tu es surprenant !
T’es encore plus fier, il doit te trouver d’une bonté incroyable, d’une générosité impensable.
Si tu étais totalement sobre, tu réaliserais peut-être que son expression tient plus du choc que d’une surprise agréable, que ton acte n’était absolument pas poli, que ça ne se fait pas. Mais tu as bu.
C’est facile, comme excuse. Tu l’utilises peut-être un peu trop souvent.

Une pinte.
Une pinte ?
Les deux mots résonnent dans ton crâne quelques demi-secondes avant que tu ne percutes.
Une pinte ?!
Et voilà que tu tombes des nus.
Il semble fier, tu lis une certaine fierté dans son regard et toi tu es là, comme un con, totalement hébété.
Il rigole et toi tu ne comprends pas. T’as même pas envie de rire, t’es un peu vexé, un peu irrité. Il n’y a pas de raisons de l’être pourtant, c’est ce qu’il aime -ce qu’il connaît, ce qu’il a choisi, c’est tout. Tu devrais arrêter de te mêler des affaires des autres.
Mais encore une fois, tu as bu…
Tu aurais aimé faire un signe à quelqu’un, n’importe qui, la personne derrière le comptoir, tu aimerais lui dire de ne pas faire ça, de ne pas lui infliger ça. Parce que ce n’est jamais très agréable de boire la mort, toi, ça te fait peur.
Mais sa réflexion te coupe dans ton élan et t’es encore un peu plus abruti, si c’est possible.
T’as l’impression d’être un enfant qu’on gronde car il n’a pas envie de finir son assiette, et d’ailleurs tes parents ne te grondaient jamais, eux…
Alors tu le fixes simplement, les yeux ronds, la bouche entrouverte. T’es surpris. C’est lui qui t’as eu, tu ne t’y attendais pas.

Mais depuis quand tu te laisses faire, toi ?

« Avec ça je vais reprendre la même chose et votre meilleur cocktail. Pas trop amer, mais je vous fait confiance. »

Tu adresses un sourire à la barmaid. Tu es sûr de toi, sûr de ton charme. Tu fais propre sur toi, tu sens bon, ça passe bien ce genre de choses, non ?
T’as demandé leur meilleur cocktail. Le meilleur. Pas le plus cher, le meilleur. T’y as même pas pensé, t’as fait ça instinctivement. Ça change de tes habitudes mais tu as envie d’impressionner le garçon, peut-être, parce qu’il t’as défié, tu peux pas te laisser faire.

Un regard en coin pour observer l’autre, t’as sûrement l’air un peu gamin, vous l’êtes sûrement tous les deux. T’aimes la compétition, t’aimes avoir raison, avoir le dernier mot. C’est de sa faute, il n’a pas voulu t’écouter, alors tu vas lui prouver… Lui prouver quoi ? Peu importe.

Tu glisses des billets sur le comptoir, comme de simple bouts de papiers, de simples torchons. Ce n’est rien d’autre à tes yeux, ça ne compte pas. C’est comme échanger un bien avec des cailloux et les cailloux, on en trouve partout.

« Goûte ça et dis moi si tu aimes toujours le jus de chaussette. »

Tu poses le verre devant le garçon, avant qu’il n’ait le temps de toucher à sa bière. T’es plein de confiance mais si ça se trouve, c’est dégueulasse. Les cocktails c’est sucré, toi t’aimes pas ça. Tu préfères ton amertume, tu préfères sentir ta gorge brûler, ton crâne au bord de l’explosion, te réveiller avec une désastreuse gueule de bois. C’est con, c’est triste. Un peu comme toi.

Tu lèves ton verre pour trinquer avec lui, tu profites de tes derniers instant de conscience, un sourire confiant aux lèvres.

« A la tienne. »


©Pando




THE SOUND OF YOU COMING.
My heart that is waiting is blooming. Hurry and come, I’ve been waiting. Let’s dream a happy dream, just like long ago.
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1450-sanggyyun-j-ai-tout-donne-au-solei
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Ven 26 Mai - 23:21



July & Gunnie
↬ You let our heads shrink, you let our minds sink, I've heard this before ↫

De nouveau, c'est sa tête qui te rend hilare. Tu aurais voulu retenir le rire qui s'est formé, mais ce n'était pas réellement possible. Il fallait voir ça, aussi, personne n'aurait pu se retenir. Tu as quelque peu passé ta main sur ton visage pour essayer de te contenir -non de te retenir, mais ce fut dur, tu n'avais pas ris ainsi depuis longtemps.
Ah qu'il est marrant.
C'est ce que tu t'es dit en le regardant. Il est marrant, tu ne sais pas très bien comment est-ce qu'il le prendrait si un jour tu lui disais... Un jour ? Qu'est-ce que tu racontes encore, tu secoues un peu la tête, comme ça, juste assez pour faire partir l'idée que tu le recroiserais. Ce genre de personnes, elles font parties des rencontres d'un soir qui se dessine dans le brouillard de l'alcool et qui disparaitrons avec l'aspirine que tu avaleras demain matin en te plaignant d'avoir encore trop bu sans que jamais cela ne te serve de leçon.
Tu n'as jamais été très bon à l'école.

Le meilleur cocktail, dit-il et toi, tu fronces les sourcils. Quand est-ce que c'est la dernière fois que tu as pu boire un cocktail ? Quel goût ça a, ce genre de choses ? Tu ne sais pas, tu ne t'en souviens pas, tu ne peux pas t'en souvenir parce que ton palais n'a jamais goûté ce genre de choses. Tu en as rêvé, tu as regardé les cartes plus d'une fois en te demandant à quoi pouvait ressembler ce mélange-ci, et celui-là, et pourquoi pas lui, mais ce n'était que des rêves.
Ils sont fait pour devenir réalité, n'est-ce pas ce que l'on dit ?
Et voilà que cet étranger -l'autre, comme tu l'appelles,  puisque son nom reste sombrement inconnu et même si tu le savais, tu n'es pas sûr de ton rappeler, voilà que cet étranger a décidé de réaliser ton rêve.
Peut-être devrais-tu le remercier mais étrangement,t u es amer, tu as la bouche qui s'est pincée, le nez qui s'est un peu froncé. Tu aurais aimé que ce soit ton argent sur la table, comme ça, si facilement posé et tu aimerais que l'alcool soit au goût de ta fierté plus qu'à celui de ta pitié. Tu as voulu refuser, vraiment refuser. De tes gestes longs tu as levé les bras, prêt à secouer les mains, prêt à faire entendre ta voix -un peu plus forte qu'à l'accoutumé, c'est l'alcool, ça secoue, ça fait faire des choses qu'on image pas.
Comme aujourd'hui.

« Bi-iè-reuh » as-tu articulé, les yeux rivés sur la chose qu'il te tend. Tu as un peu ris, peut-être, alors que tu découpais le nom de manière exagérée comme pour lui faire comprendre que jus de chaussette n'est pas le vrai déterminant de la boisson et qu'il pouvait l'appeler par son nom sans que sa langue ne prenne soudainement feu. Mais il ne comprendra pas, il s'en fiche bien, tout ce qui l'obsède, c'est qu'enfin tu goutte à autre chose que ta mort -mais toi tu l'aimes, les gorgées de celle qui tue, tu l'apprécies parce que ça te réchauffe un peu, parce que ça te fait tourner la tête, parce qu'il n'y aucun autre but que celui d'oublier, toujours oublier.

Le bruit du verre te relever les yeux, à la tienne dit-il, mais si toi tu n'en veux pas ? Si toi tu ne veux pas que cette chose soit tienne, si toi tu ne veux pas boire, si toi tu ne veux pas déguster, si toi, tu ne veux pas de ça. Tu n'en veux pas, parce que sa boisson, elle pue. Son geste pue. Il pue. Ca pue la générosité calculée, l'envie de faire plaisir sans que ça fasse plaisir, le besoin de montrer cette supériorité -ou peut-être est-ce toi, peut-être que tu es fou, peut-être que tu réfléchis trop, peut-être que tu ne crois plus qu'une personne gentille existe, peut-être que tu es corrompu, secouer, mais tu entends les mots de ta génitrice, ne fais confiance à personne. Tu ne veux pas de cette chose mais c'est tentant, si tentant...
L'espace d'un instant, te voilà Ève.

Tu as plongé tes lèvres dans le verre.
Tu as levé les yeux vers celui qui te faisait face.
Ô que tu t'es maudis.
Une fois que l'on craque, on ne peut revenir en arrière, tu le sais. Tu voudrais mentir, dire que c'est dégueulasse, poser le verre, reprendre la pinte que tu as lâchement abandonné sur le côté du comptoir. Tu voudrais lui dire que c'est gentil, mais que tu n'as pas besoin de ça, pas besoin de sa gentillesse -c'est faux, que l'on fasse attention à toi, un peu, comme lui, comme ce soir. Tu voudrais vraiment résister, mais ce n'est pas possible.
Des yeux ne sont plus qu'étoiles, « C'est sucré... »
Tu sais qu'ils brillent, tu pourrais presque le sentir. Quand tu te décides à poser le verre, tu as léché tes lèvres et tu lui en as voulu, tu lui en as vraiment voulu. Il l'a fait exprès, tu en étais presque sûr.
Tu as fondu. Ton visage s'est éclairé.
« Tu vois, ce n'est pas le plus cher, c'est juste le meilleur...» tu l'avoues mais tu as voulu faire semblant, faire comme si ce n'était rien. Ce n'était pas le plus cher, mais c'était déjà bien plus que tu ne pouvais t'offrir. C'est presque timidement que tu as retrempé tes lèvres dedans.
C'est sucré et ravissant, ça secoue un peu tes papilles gustatives, ça fait vibrer ton palais.
Aaah, tu le détestes.
Tu le détestes.

Tu as reposé le verre à moitié consommé, tu l'as poussé vers lui ; « C'est à toi », fais-tu alors remarquer, d'une certaine manière, comme si tu voulais t'éloigner du mal, comme si tu ne voulais plus céder et tu as repris ton jus de chaussette, parce que c'en est, au final. Ta mort a un goût un peu plus amer encore. Mais tu es bien élevé, « Laisse-moi te rendre l'argent pour la bière » mais c'est ridicule, n'est-ce pas ? Parce que l'argent c'est rien, pour lui, tu en es presque certain maintenant. Tu laves tristement le goût du sucre avec celui de l'autre alcool et fouille dans tes poches trop grandes pour en sortir un vulgaire billet -celui que tu avais réservé pour tout oublier ce soir, tu lui as donné, tendu, presque jeté avec honte ; « Pour la bière et la moitié du cocktail, c'est tout ce que j'ai... », tu rentreras certainement plus amer encore que le whisky de ses larmes, mais on te l'a toujours dit : ne doit rien, à personne.
Et tu ne voulais rien lui devoir.
⇜ code by bat'phanie ⇝




Mon pauvre coeur, je te le donne pour un regard de tes beaux yeux
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Sam 27 Mai - 13:21

Ils disent tous qu’il faut se faire à la vie. Alors à la vie on dit oui et à l’envie on dit 'si'; et à l’avenir on pense peut-être qu’on aura le temps de s’y remettre... Et puis on mate sa destinée se distiller dans une eau de vie.


Un sourire éclaire ton visage.
Tu t’es réinstallé sur ton tabouret pour tenir plus droit, plus fier.
Ton regard exprime sûrement un je le savais.

Tu apprécies tout particulièrement ce sentiment, tu aimes savoir ton ego renforcé, et peut-être que dans ces moments là, tu te sens supérieur.
T’as pas vraiment de raisons d’être fier, c’était trop facile, tout le monde aurait pu réussir à trouver ça, à choisir la bonne boisson, mais t’es content de toi et c’est tout ce qui compte maintenant.

Il a les yeux qui brillent, le garçon devant toi. Plutôt que d’être fier d’avoir eu le dernier mot, tu devrais être fier d’avoir fait plaisir à quelqu’un l’espace d’un instant.

C’est le meilleur, pas le plus cher. Juste le meilleur.
Tu devrais sûrement prendre exemple sur lui et apprécier les choses pour leur valeur plutôt que leur prix. Tu devrais mais l’image de ton compte en banque efface rapidement cette pensée.
Tu préfères siroter ton whisky, trop fade mais trop amer, sans y penser. Mais l’autre te renvoie son humilité, sa pauvreté, en plein visage et tu l’observe un instant, tu ne souris plus. Tu ne comprends pas trop, c’est toi qui offre tu as dit plus tôt.
Le voilà qui sort un misérable billet un peu trop froissé pour rejoindre ta collection, un peu trop abîmé pour rejoindre ton argent sale. Ton fric tombé du ciel ferait tâche à côté d’un simple billet gagné à la sueur de son front.
T’as pas besoin de ça toi, peut-être que tu culpabilise un peu, peut-être que t’as peur de réaliser que tu vaux pas grand-chose sans tous ces trucs matériels, bien moins que lui en tous cas.

« J’aime pas ce qui est sucré, finis le. »

Tu te fais presque timide quand tu glisses la boisson vers lui.

« J’ai pas besoin de ça. Ça me fait plaisir. »

C’est son argent que tu lui tends cette fois et tu n’oses même pas poser les yeux dessus, comme si tu risquais de perdre la vue. Est-ce que tu dis vrai quand tu parles de plaisir ? Sûrement. Est-ce purement dans l’intérêt du garçon ? Sûrement pas.
Mais ça, personne ne le saura jamais, hein ?

Tu lui adresses un regard en coin, par dessus ton verre que tu portes à ta bouche. Si tu sais une chose sur lui -mis à part son goût prononcé pour le jus de chaussette et le sucré, c’est qu’il est au moins tout aussi fier que toi et qu’il ne laissera sûrement pas tomber l’idée de te rendre ce que tu lui as acheté.
Alors tu as posé ton verre, plus confiant qu’il y a quelques secondes à peine, une idée en tête que tu jugeras mauvaise ou bonne lorsque tu seras parfaitement sobre.

« Si tu tiens vraiment à me rembourser, pas un bout de ta soirée avec moi. Personne n’aime boire seul. »


©Pando




THE SOUND OF YOU COMING.
My heart that is waiting is blooming. Hurry and come, I’ve been waiting. Let’s dream a happy dream, just like long ago.
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1450-sanggyyun-j-ai-tout-donne-au-solei
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Sam 27 Mai - 23:51



July & Gunnie
↬ You let our heads shrink, you let our minds sink, I've heard this before ↫

Offensé. Tu sembles réellement offensé quand tu entends qu'il n'aime pas les choses sucrées. Tu te poses pas mal de questions, comment est-ce qu'il vit ? Est-ce que ça va ? Est-il triste ? Comment c'est possible ?, tu ne comprends pas vraiment.
Il y a plein de choses que tu ignores dans la vie, plein de choses que tu ne sais pas, mais ça, tu ne comprends vraiment pas. Tout le monde n'aime-t-il pas le sucre ? C'est quelque chose de doux, quelque chose qui semble réconforter. Le sucré, ça fait plaisir aux papilles, plaisir à l'estomac et c'est toujours là pour soutenir quand ça ne va pas.
Peut-être aimes-tu le sucré parce que tu en as besoin plus que tu ne voudrais le croire. Le réconfort, le plaisir, c'est quelque chose dont tu as besoin, contre lequel tu as besoin de te réconforter. C'est comme quelqu'un qui te prend dans les bras, comme quelqu'un qui te serre ; on a toujours dit qu'un câlin c'était un moyen d'aller mieux, peut-être alors que sucre est ton étreinte.
Tu ne te le fais pas dire deux fois, abandonne la mort pour ce goût de vie. Merci.

Il te rend ton argent, tu es un peu honteux quand tu le récupères. Tu aurais aimé lui dire de le garder, mais ce n'était pas vraiment possible, tu as besoin de cet argent, besoin de ce morceau de papier qui tristement fait toute ta pauvreté.
Plaisir. Est-ce que ça lui fait vraiment plaisir ? Tu n'en sais rien, mais tu hausses les épaules. Tu te demandes comment tu pourrais, ne serait-ce qu'un peu, le rembourser. Il y a plein de façons de le faire, mais tu n'es pas certain que ce soit son genre -tu ne sais pas ce qui est son genre, tu ne sais même qui il est.
Mais il parle pour toi.

« T'es seul ? » ta question brise le silence qui s'était installé et tu es venu t'installer un peu plus correctement sur le tabouret à ses côtés. Tu ne pouvais refuser sa demande et ça ne te dérange pas non plus, personne n'aime boire seul.
« C'est triste, si tu es seul... » parce que toi, ce n'est pas triste peut-être ? Et d'une main sans tendresse, un peu dure peut-être, tu as tapé son épaule. Ce n'est pas vraiment un geste amical, ou peut-être que ça l'est, tu ne sais pas trop, l'alcool a aussi brouillé cette perception de la vie, le nuage s'est posé, tu es juste content.
Le geste n'était pas tendre mais pourtant tu l'es.
« Aah c'est pas grave, ça arrive à tout l'monde tu sais. Pourquoi t'es là, tu t'es fait larguer ? Ta copine elle t'a plaqué ? » T'as perdu quelques billets, t'es fatigué ?, toi t'es fatigué, tu le sais. T'as les paupières un peu trop lourdes -et tu blâmes l'alcool pour cela, parce que tu avais la forme y a quelques instants. « C'est triste quand même, elle aurait pu au moins profiter un peu... » Et tu ne sais plus vraiment ce que tu dis, tu regretteras sûrement demain, parce qu'on se souvient des conneries.
Tu as repris un peu de sucré, tu as rigolé.
« Moi j'en aurais profité, en tout cas » enfin, tu crois.
⇜ code by bat'phanie ⇝




Mon pauvre coeur, je te le donne pour un regard de tes beaux yeux
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
more informations


 And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI | Dim 28 Mai - 1:56

Ils disent tous qu’il faut se faire à la vie. Alors à la vie on dit oui et à l’envie on dit 'si'; et à l’avenir on pense peut-être qu’on aura le temps de s’y remettre... Et puis on mate sa destinée se distiller dans une eau de vie.


T’es seul.
Bien évidemment, tu es seul.
Comme tous ceux présents dans ce bar.
Comme tous sur cette terre.
Lui aussi il l’est, alors pourquoi pose-t-il cette question ? Est-ce qu’il a encore l’espoir de trouver quelqu’un ne l’étant pas ?
Tu remues ton verre, les yeux rivés sur l’alcool qui manque quelque fois de se dérober et tu fais face au visage brouillé de l’inconnu.
C’est triste, oui. Peut-être que tu lâcheras quelques larmes lorsque tu seras seul dans ton lit, ou appuyé sur la cuvette des wc pour vomir ton désespoir. Pour l’instant, tu es fort. Tu n’es plus si seul quand il te tient compagnie.

Un rire étouffé par l’ivresse se fait entendre, malgré toi.
C’est mignon, tu te dis, d’être triste pour quelqu’un, parce que quelqu’un nous a quitté.
Toi, ça ne te touche pas. Tu n’as jamais pleuré lorsqu’on t’a lâché, si facilement pourtant, si rapidement. Toi, tu es fort.
Si elles t’ont quitté, c’est qu’elles n’étaient pas assez bien pour toi.

Il parle, il parle vraiment cette fois. Doucement, peut-être trop, mais il construit de réelles phrases et comme si tu avais attendu ça pendant des années, ça te fait plaisir, ça te fait sourire.
Sourire que tu noies dans ton verre comme une mauvaise habitude.

« Je ne suis pas seul puisque tu es là. »

Et à l’instant précis, il est l’est sûrement plus que toi. Une autre gorgée. Pour te donner une certaine confiance qui s’envolera dans quelques verres voire quelques gorgées à peine, un sourire pas si sincère que ce que ça aux lèvres.

« Si elle est partie c’est que ça n’en valait pas la peine, tu sais. »

Tu lèves ton verre, tu te prends pour un donneur de leçon, pour celui qui as tout vécu alors que l’autre a certainement plus d’expérience et de connaissances quant à la vie que toi.
Mais tu es reconnaissant, même si tu ne saurais l’avouer. Il n’a pas fui, il est là. Sûrement par politesse, pour ne rien te devoir. Mais qui es-tu pour juger ceux qui agissent par pur intérêt ? N’es-tu pas le premier à agir de la sorte en lui demander de rester ?
Alors tu es content, satisfait. C’est tout, tu n’as besoin de rien de plus. D’une présence, d’une oreille peut-être -même l’oreille d’un sourd te suffirait, parce qu’au final, tu détestes bel et bien être seul.

« Et est-ce que je peux connaître ton nom, monsieur cocktail ? »

Si le mystère est quelque chose d’excitant, si tu ne fais d’habitude pas vraiment attention à l’identité de ceux à qui tu t’adresses, tu cherches un repère, un peu de clarté sur ce visage flou que tu ne peux qu’imaginer.
Le visage d’une personne trop différente de toi, d’une personne qui attise une curiosité que tu n’aurais soupçonné jusque là, toi qui ne pense qu’à ta personne.
Le visage de la prochaine personne qui te verras lamentable.


©Pando




THE SOUND OF YOU COMING.
My heart that is waiting is blooming. Hurry and come, I’ve been waiting. Let’s dream a happy dream, just like long ago.
Revenir en haut Aller en bas
 
And the only thing that's lost out here is you ✩ CHULHEI
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Lost in the Burgundy Forest
» The Lost Vikings Reborn
» [Résolu] Compteur à la LOST
» [Fermé] MOTEUR DE RECHERCHE LO.ST
» [Emy] falling into darkness

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
wassup daegu. :: DAEGU 대구 :: DONGSEONG-RO 동성로 :: Rodeo Street-
Sauter vers: