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 When I count my blessings, I count you twice… ▬ ft. Suhee ♥ | Ven 2 Juin - 16:11

When I count my blessings, I count you twice…
ft. Lim Suhee ♥  


L'obscurité voilait mes iris, assombrissant des pensées volages, un esprit dans lequel se jouaient les derniers combats que j'avais visionné encore et encore avant de me rendre en cours. Je n'écoutais mon professeur que d'une oreille dissipée, attendant avec une impatience certaine de pouvoir rentrer chez moi. Le conférencier nous assomma une dernière fois de conseils et de recommandations pour le prochain commentaire d'arrêt avant de ne nous laisser enfin regagner notre liberté. Le cœur léger, je slalomais entre les étudiants sans même réfléchir, le chemin était devenu un automatisme, il me ramenait à un foyer dans lequel je pensais avoir trouvé ma place. Un appartement qui restait désespérément vide alors que je balançais mes affaires dans ma chambre. Elles rejoignirent le sol se mêlant au chaos ambiant des nombreux vêtements, livres et autres objets en tout genre. Un tableau presque pittoresque qui reflétait une vie manquant cruellement d’organisation. Satisfait, j’allais frapper à la porte de Suhee. Aucun son ne s’en échappait, et je poussais le battant sur une pièce aussi vide que les précédentes. Le vibreur de mon téléphone attira mon attention, et instinctivement, avant même que je ne vois le nom s’afficher, un sourire étira mes lèvres. Une moue éphémère qui fut balayée alors que je parcourais les quelques lignes affichées sur mon écran. Un message teinté d’amour mais devant lequel je restais de marbre, un énième rendez-vous où l’on tenterait à nouveau de me vendre comme le gendre idéal. Une nouvelle rencontre à laquelle je devrais encore une fois me préparer et insuffler un semblant de joie dans un visage résolument fermé à l’idée de devoir une fois encore se plier à la volonté inébranlable de la matriarche. Je balançais l’appareil, rageant contre cette idée fixe qu’elle avait de me voir convoler avec une jeune femme convenable, et contre moi-même, de ne pas savoir dire non, alors qu’aucune d’elles ne sauraient trouver grâce à mes yeux. Dans un geste presque désespéré, nimbé de colère, je frappais le mur du plat de la main. Un coup porté volontairement pour évacuer ce sentiment oppressant, cette impression de ne plus avoir le contrôle avant de me changer à la hâte. J’abandonnais jean et t-shirt pour enfiler un survêtement, saisissant au passage l’épaulière qui servait à maintenir mon épaule si elle venait à être douloureuse. Elle gisait entre mes doigts, menaçant d’endormir à nouveau un bras que je considérais valide, une entrave à l’impulsivité que j’avais besoin d’exprimer au travers de poings échangés, ne serait-ce qu’avec un adversaire aussi immobile qu’un sac de frappe. Je le lâchais, le tissu assujettissant le boxeur que j’étais, jetant un dernier coup d’œil à mon téléphone préférant l’oublier sur le sol, et je partais en direction du campus, bravant la nuit tombante, échappant aux derniers étudiants qui prenaient la direction inverse à la mienne. Je scrutais les lieux à la recherche d’une présence éventuelle qui pourrait compromettre mes plans, et une fois sûr d’être la seule âme à rôder autour des terrains de sports et du gymnase, j’entrais dans le bâtiment, une sorte de temple du sport dans lequel se mélangeaient toutes les disciplines. Le silence qui accompagnait mes pas fut brisé par mon souffle, saccadé par un échauffement que je ne pratiquais plus assez à mon goût. J’étirais des muscles endoloris par le manque d’activité, je réveillais le combattant encore endormi avant de porter mon attention sur mon opposant inerte et pendant mollement au bout d’une chaîne. Je secouais mes mains avant de les parer de bandages de fortunes, puis je frappais. Un premier coup, faible, presque sans vie et qui me frustrait davantage que le manque d’exercice. Réveilles-toi Seong Hwan ! Tu frappes comme une fille ! Assouplissant une dernière fois mon épaule, je lançais ma seconde salve d’attaque, le buste droit, je plantais mes pieds dans le sol en faisant pivoter le haut de mon corps dans un élan mesuré mais puissant. Je frappais sans retenue, laissant la rage guider mes poings, et j’envoyais valser la lassitude d’un quotidien trop tranquille. Les yeux rivés sur le sac qui se balançait au rythme de mes provocations, je soufflais à intervalles réguliers, certains que personne ne viendrait interrompre mon entrainement impromptu. Pourtant, je me figeais en entendant la porte grincer et j’attrapais le sac de frappe, comme si le maintenir me rendrais plus silencieux encore. Dans la pénombre de la salle, mes perles sombres se posèrent sur la silhouette qui venait à ma rencontre. « Tu as fini ton service ? » Je n’avais aucune idée de l’heure, ni de combien de temps j’avais passé seul dans le gymnase. Je ne ressentais ni la fatigue, ni l’apaisement du combat. En revanche, mon épaule se rappelait à moi, m’arrachant presque une grimace que je réfrénais, le bras engourdi en proie à la sensation familière de ce tisonnier brûlant. « J’allais rentrer, tu tombes bien ! » Mensonge. J’omettais ma présence tardive dans un lieu que je devais pourtant éviter de fréquenter, j’oubliais la douleur qui se répandait à la manière d’un incendie et m’approchais de ma meilleure amie. Elle qui me connaissait au point de deviner d’instinct où me chercher quand je me laissais dévorer par l’adrénaline. « Tu es là depuis longtemps ? » J’espérais qu’elle n’ait pas assisté à ce déballage ridicule, la déferlante inefficace de mes poings amorphes.





Don't ever give up
« The world can be a nasty place, You know it, I know it, We don't have to fall from grace, Put down the weapons you fight with, We're running out of time, Chasing the lies, Every day a small piece of you dies, Always somebody, You're willing to fight, to be right » by Wiise
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 When I count my blessings, I count you twice… ▬ ft. Suhee ♥ | Sam 3 Juin - 20:20

the pain of yesterday is the strength of today.
seong hwan & suhee
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Elle a cette boule de stress au fond du ventre, une boule qui grandit à mesure que les secondes défilent. Les mains perdues dans les grandes poches de son sweat, elle traverse les rues de la ville à toute vitesse. Suhee, elle ne se contrôle pas, elle a le palpitant affolé au sein de sa cage thoracique. Le regard fuyant, ses pupilles abyssales dilatées par une peur inconnue, elle s’empresse de cacher son visage avec la capuche du sweat noir. Visage dissimulé, elle passe inaperçu dans les rues sombres de Daegu. Elle a ce stress qui monte en elle. La fraîcheur de la nuit ne cesse de lui arracher des frissons à cause de ses cheveux encore mouillés. Elle ne s’est rendu compte de son absence que lorsqu’elle est sortie de sa douche, après être rentrée d’une longue journée de travail. Relâchée en retard par une collègue à la voix aigüe et les cheveux roses. Elle a froid, elle resserre le sweat à capuche contre elle, essayant de braver ce froid qui lui mord les joues. Elle se maudit, encore et toujours d’être partie si précipitamment, sans avoir eu le temps de mettre un jeans. Jambes dénudées, elle ne porte que le short dans lequel elle dort. Pourtant, elle savait qu’elle n’avait pas une minute à perdre. Débouchant dans la rue principale la menant vers sa future université, elle jette des regards dans tous les coins, histoire qu’elle ne se fasse pas remarquer alors qu’elle emprunte ce chemin normalement fermé la nuit. (…)

Le souffle court, les joues rosées, le regard anxieux, elle s’approche doucement, toute en discrétion, du gymnase de l’université. Elle tente d’être discrète, mais avec ce cœur qui bat à tout rompre, elle a l’impression que tout le monde l’entend, marquant sa position sur la carte des maraudeurs. La porte est déjà ouverte et elle mord ses lèvres, un sourire presque fier se dessine sur son visage. Elle le connait. Elle soupire, cette boule toujours logée en son sein. Ses pieds frôlent le sol, alors qu’elle enlève enfin sa capuche pour mieux voir. L’établissement est sombre, dépourvu de la moindre lumière et la peur l’envahit. Elle n’aime pas le noir, frôlant le mur, elle s’avance, décidée, vers cette salle qu’il affectionne tant. La porte est fermée, elle entend néanmoins les coups portés dans ce silence. Son cœur se serre, se brise contre les parois de ses pensées. Soupire douloureux, elle pousse la porte, émettant un grincement. Ce genre de grincement qui lui fout la trouille. Sa silhouette se dessine, près d’un sac. Sans le vouloir, elle s’approche, les bras croisés contre sa poitrine alors qu’elle lève les yeux au ciel. La porte se referme, les plongeant dans cet univers qu’il aime, cet univers qu’elle fuit.

« .sinon je ne serais pas là. » dit-elle, alors qu’elle s’approche de lui. Il fait de même et sans le vouloir, sa respiration se coince dans sa gorge. « .menteur. » ce mot s’élève dans le gymnase, emplie d’une moquerie non dissimulée. Elle sait, qu’il est capable de se perdre des heures ici, malgré les nombreuses recommandations des médecins. Le voir se défouler en secret lui brise le cœur. « .non, je viens d’arriver, j’ai terminé il y a une heure. » elle détourne les yeux, refusant de se perdre sur ce corps. « .est-ce que tu sais quelle heure il est ? tu es là depuis combien de temps ? pourquoi tu es venu ? » elle peut continuer son déballage, mais elle s’arrête, baissant le visage alors qu’elle passe une de ses mains dans ses cheveux mouillés. Des cheveux qui s’ondulent naturellement, si bien qu’elle a l’impression de ressembler à un petit mouton.  




    ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ she had this pull about her, like a magnet was lodged in her heart and other people were just metal scraps. the glow on her face was something you’d only see on people who’ve been through hell and dug their way out, claw marks on the ground, dirt under their nails. for someone like her, happiness was earned. It was something gained only by experiencing true pain, and not wanting to feel that pain ever again. she had been broken, but she had the strength to build herself back up again. she was absolutely beautiful. (.lim suhee.)
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 When I count my blessings, I count you twice… ▬ ft. Suhee ♥ | Sam 10 Juin - 20:44

When I count my blessings, I count you twice…
ft. Lim Suhee ♥  


Un sourire étira mes lèvres. « Evidemment. » Les mots m’écorchèrent la langue, un mensonge annoncé de manière presque effrontée auquel elle ne crut pas. Elle savait, elle me connaissait suffisamment pour déceler la peur, la peine et surtout les fabulations que je prononçais sans chercher à les contrôler. C’était cette faculté qui la rendait indispensable à mes yeux, cette façon de savoir lire en moi comme un livre ouvert, et ce regard qu’elle posait sur moi, glissant sur un corps épuisé et las, abîmé par l’excès de sport. Ses prunelles brillaient dans l’obscurité de la salle, une douceur qui me rassérénait et apaisant le brasier qui faisait rage, guidant mes poings plutôt que ma raison. Mes pieds m’amenèrent vers elle, un automatisme que je ne réfrénais pas, comme un besoin vital. Je buvais, respirais sa présence comme une bouffée d’oxygène, une lumière dans la nuit qui éclairait mon chemin alors que je me perdais dans la douleur et la frustration. Pour elle, je voulais bien faire un effort, et s’il fallait pour ça ranger les gants, je l’envisageais. La réflexion était douloureuse, presque autant que son regard qui balayait la pièce, effleurant le sac contre lequel j’avais laissé échapper ma rage. « Tard ? » Honteux, je coulais un regard vers elle, affichant un sourire contrit. « Je ne suis pas là depuis longtemps, je passais juste à côté et… je suis entré… par hasard » Mensonge. Je soupirais, expulsant un souffle bouillant et encore saccadé. Mon corps me trahissait. La sueur perlait sur mes tempes et sur mes muscles échauffés et gonflés par une pratique que je m’efforçais d’éviter. Pourquoi suis-je venu ? Quelle était la bonne réponse ? J’étais incapable de rester loin du ring, je ne supportais pas de regarder, d’être un acteur passif d’une vie qui m’échappait. Je voulais ressentir mes phalanges endolories, souffrir des courbatures d’un combat que j’aurais à nouveau remporté. Je voulais transpirer la colère, évacuer la rage et respirer les coups. « Je te l’ai dit, je suis passé par hasard et je suis entré pour… juste pour voir la salle. » Je mentais aussi mal que je jouais la comédie. Mes mots résonnèrent dans la pièce vide, faisant écho à ses iris dardés sur moi, ceux qui voyaient au delà de la souffrance et du mal être. « Mais, et toi ? Le campus n’est pas vraiment sur ton chemin. » Me cherchais-tu ? La question ne franchit pas la barrière de chair, perdue dans des pensées que je repoussais. J’aurais aimé ne pas perdre mon regard sur elle, alors qu’elle penchait la tête, révélant une crinière humide dans laquelle j’aurais voulu plonger mes doigts, des jambes fines et dévoilées dont je n’avais même pas besoin d’imaginer la douceur. Je la connaissais pour l’avoir effleuré, par inadvertance ou volontairement, je n’arrivais pas à faire la différence. Seong Hwan ressaisis toi ! Je me giflais intérieurement, tentant de reprendre pied avec la réalité, oubliant des souvenirs pour la plupart inventés, un imaginaire qui se jouait de moi, m’entrainant sur un terrain interdit, des émotions auxquelles je ne croyais pas. « Tu vas tomber malade comme ça ! Ne bouges pas, j’arrive ! » J’affichais une mine résolue avant de l’abandonner quelques minutes près du sac de frappe, me dirigeant vers les vestiaires pour y subtiliser une serviette. J’attrapais le tissu en éponge du bout des doigts pour retourner dans la pièce principale. « Viens par là ! » J’attrapais sa main pour l’attirer vers moi alors que je m’appuyais contre le rebord du ring pour lui sécher les cheveux. « Ne bouges pas ! Quelle idée de sortir dans cet état ! Que vais-je faire si tu tombes malade ? » Les mots m’avaient échappés, mais je n’en pensais pas moins. Si elle faiblissait, je faiblissais avec elle. Je frottais doucement ses longues mèches brune, concentré sur mes gestes, si bien que j’en avais presque oublié la douleur de mon épaule. Je retins une nouvelle grimace sans m’interrompre. Je ne comptais pas l’inquiéter pour si peu, après tout, il était normal d’éprouver un pincement sur un tendon sensible. Je ne ressentais qu’un engourdissement lointain, l’esprit focalisé sur nos souffles qui se mélangeaient, les yeux plongés dans ses onyx, alors que l’air embaumait son parfum dans une odeur envoutante et que je respirais avidement.





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 When I count my blessings, I count you twice… ▬ ft. Suhee ♥ | Lun 12 Juin - 23:13

the pain of yesterday is the strength of today.
seong hwan & suhee
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Le souffle encore court de sa course à pied, la jeune femme laisse échapper un soupir de soulagement lorsqu’elle pose enfin son attention sur cette silhouette. Son cœur se gonfle et se serre dans sa poitrine. L’ombre d’un sourire se dessine sur ses lèvres lorsqu’elle le distingue plus clairement. Après avoir lâché son flot de questions à la suite, elle respire enfin, cette boule de stress se transformant en inquiétude. « .oui, il est tard. » souffle-t-elle sans savoir si il a fini de parler. Son explication vient enfin, fois deux, doucement, elle hoche la tête, elle avait du mal à le croire. Sa posture, sa façon de se tenir, le contredit. Ce souffle saccadé qu’il tente de cacher, les perles de sueurs qui coulent le long de ses tempes, ses muscles encore tendues, cette peau qui frissonne. Trop loin, elle part trop loin dans sa contemplation et Suhee détourne le regard, sentant le rouge lui monter aux joues. Elle avale sa salive comme elle avale ses sentiments, avec difficulté. Alors qu’elle balaye la pièce d’un regard presque triste, elle se retourne vers lui. « .hm. » après tout, il n’y avait aucune raison pour elle de lui mentir. Elle était pour lui, n’est-ce pas ? « .pour toi … souffle-t-elle, elle se pince les lèvres, clignant des paupières plusieurs fois avant de se racler la gorge. .je veux dire, hm … je me suis inquiétais quand .. quand j’suis rentrée à la maison et que je ne t’ai pas vu … et je suis venue ici. j’espérais me tromper mais je vois que non .. » elle détourne les yeux, claquant sa langue plusieurs fois contre son palais, nerveuse. Elle aurait pu faire plus clair, mais ces temps-ci, elle n’y arrivait pas. Pas avec lui du moins. Elle attrape le bout des manches de son sweat entre ses mains, elle tente de faire comme si de rien était. Mais elle n’y arrivait pas, même le regardait comme ça la rendait toute chose. Des choses qu’elle ne devait pas ressentir, parce qu’après tout. Seong Hwan était son meilleur ami, rien de plus, n’est-ce pas ? Elle inspire profondément, penche la tête sur le côté et sourit, comme d’habitude. Elle fronce les sourcils, essayant de capter le sens de sa phrase avant de le voir disparaître. Tomber malade ? Elle baisse son visage et ses doigts attrapent les pointes de ses cheveux humides. Elle soupire un rire amusé et redresse la tête à temps lorsqu’il revient vers elle, lui attrapant la main. Le contact de sa peau la fait frissonner. Docile, elle se laisse guider jusqu’à lui. Si proche de lui, pourtant, elle ne devrait pas. Sa respiration se bloque lorsqu’il commence à lui sécher les cheveux, les yeux ronds, elle le regarde faire, elle laisse faire. Son cœur manque un battement. Son regard se relève et plonge dans le sien.
Boom.
Boom.
Juste le temps de quelques secondes, juste le temps de se perdre dans ses prunelles, ses mots résonnent contre les parois de ses pensées, brouillonnes, paniquées. Son palpitant cogne si fort contre sa cage thoracique. « .que vais-je faire si tu te blesses encore plus ? » souffle-t-elle, sans s’en rendre compte. Sa respiration se bloque dans sa gorge et elle se pince les lèvres, baisse le visage. Elle resserre sa prise autour du bout de ses manches. « .ton épaule, est-ce que ça va ? » elle change de sujet, noie le poisson, tourne autour du pot. Suhee, elle fuit, elle ne fait que ça. Elle s’humidifie les lèvres avec sa langue. Son regard se perd sur les veines de ses bras, trop saillantes, trop visibles. Des bras qui la font fondre. Elle a cette chose qui gêne au fond d’elle, au fond de son ventre, c’est loin d’être désagréable, juste gênant. « .tu as pris ce qu’il faut pour ton épaule ? » elle s’inquiète, un peu trop, mais elle sait ce qu’il adviendra de lui si il se montre impatient comme il le fait et elle refuse de la voir comme ça.




    ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ she had this pull about her, like a magnet was lodged in her heart and other people were just metal scraps. the glow on her face was something you’d only see on people who’ve been through hell and dug their way out, claw marks on the ground, dirt under their nails. for someone like her, happiness was earned. It was something gained only by experiencing true pain, and not wanting to feel that pain ever again. she had been broken, but she had the strength to build herself back up again. she was absolutely beautiful. (.lim suhee.)
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 When I count my blessings, I count you twice… ▬ ft. Suhee ♥ | Lun 19 Juin - 18:18

When I count my blessings, I count you twice…
ft. Lim Suhee ♥  


L’inquiétude, un sentiment que je partageais lorsqu’elle était loin de moi. Je m’en voulais de lui imposer mon égoïsme et mon besoin de retrouver la chaleur étouffante d’un gymnase alors même que je n’avais pas droit d’y mettre les pieds. Elle était une partie de moi, et penser la décevoir était déjà un supplice, alors comment réagir lorsque les traits de son visage se crispaient sous l’incertitude ? Devais-je m’excuser ? Lutter contre un automatisme, une facette de ma personnalité qui lui faisait peur ? Je savais que la violence n’avait pas sa place dans la vie de ma meilleure amie, et pourtant, je m’évertuais à la lui imposer. Son sourire contrit fut un nouveau coup au cœur, sur un muscle battant à un rythme effréné et qui ne ralentissait pas en sa présence. Mon escapade pour lui chercher une serviette fut un maigre répit, puisqu’à mon retour, elle était toujours là. Ses longues mèches brunes pleuraient quelques larmes qui vinrent s’échouer sur son pull avant de s’écraser silencieusement sur le sol. D’un geste j’essuyais avec délicatesse ses cheveux dont le parfum chatouillant mes narines. Ma concentration se reporta sur ses deux prunelles qui me sondaient et dont je soutenais l’inquisition un bref moment avant que mes iris ne chutent sur ses lèvres. Ce souffle chaud qu’elle expirait et qui filtrait la barrière de chair, ses pulpeuses qui semblaient m’appeler. Mais Suhee était  ma meilleure amie, rien de plus, elle ne me voyait pas comme un potentiel prétendant, et je ne la voyais pas comme une compagne, non ? Néanmoins, mon esprit divaguait, au point de me laisser imaginer goûter la douceur de ses lippes. Je pouvais presque sentir l’humidité de ses boucles s’enrouler autour de mes doigts alors que j’approcherais mon sourire du sien, je respirais presque l’air qu’elle expulsait avant de taquiner sa langue. Ses mots m’arrachèrent à mon rêve éveillé, le regard toujours rivé sur cette bouche dont je ressentais l’envie fugace de me délecter. Les images qui me hanteraient encore longtemps se dissipèrent alors que je reportais mon attention sur ces pupilles rétrécies par la peur. Je lui offrais un sourire désolé, une grimace plus qu’une moue joyeuse. « Je ne me blesserais pas plus ! Je te le promets ! » Je lui servais quelques paroles rassurantes qui sauraient apaiser son cœur quelques temps, mais je savais aussi qu’elle n’y croirait que si je me tenais tranquille. « Mon épaule va bien, ne t’inquiète pas ! Quel ami serais-je si je m’amusais à te tourmenter pour si peu ? » J’échappais un rire qui sonnait faux. Elle n’était pas dupe, et moi non plus, tôt ou tard, l’angoisse finirait à nouveau par l’étreindre. « Je… non. Mais ce n’est pas grave, regarde il fonctionne très bien ! » Je faisais tourner l’articulation dans un geste qui lacérait l’air rassurant que j’arborais. « Ce n’est rien, ça arrive de temps en temps ! Vraiment, tu n’as pas à t’inquiéter ! » La douleur n’était qu’une sensation qui me parvenait étouffée par la présence de Suhee. Elle éclipsait tout le reste, à tel point que je pensais pouvoir déplacer des montagnes à nouveau. J’abandonnais la serviette, laissant retomber mes mains qui vinrent effleurer les jambes nues de la coréenne. Un geste pourtant involontaire, provoquant un frisson le long ma colonne, et je me giflais intérieurement pour seulement avoir pu savourer la tendresse de sa peau chaude sur la mienne. « Je pense qu’il faudrait rentrer, non ? » La raison me poussait à la ramener jusqu’à l’appartement, elle m’intimait d’aller me coucher et de reposer mon épaule, mais la sensation de cette proximité était une addiction à laquelle il m’était presque impossible de résister. Je mettais cette envie sur le compte de l’amitié et non du désir qui s’insinuait vicieusement dans mes veines. « Tu es fatiguée ? » Je n’attendis pas sa réponse pour défaire mes bandages de fortune et les lui enrouler sur ses phalanges. « Et si je t’apprenais quelques coups ? Tu n’as rien à craindre d’accord ? » Je détournais son attention, espérant pouvoir l’initier à un monde qu’elle estimait brutal alors qu’il m’apparaissait beaucoup plus gracieux que l’image qu’il renvoyait. Mes mains trouvèrent ses hanches afin de l’entrainer jusqu’à faire face au sac de frappe, murmurant à son oreille comme pour lui donner un semblant de courage. « Montre-moi ce dont tu es capable ! Je suis juste derrière ! »





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 When I count my blessings, I count you twice… ▬ ft. Suhee ♥ | Mar 20 Juin - 21:37

the pain of yesterday is the strength of today.
seong hwan & suhee
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Elle se sent complètement étrangère dans cet endroit, le regard qui divague sur les différents coins de cette pièce qu’elle n’affectionne pas particulièrement. Et qui, pourtant est source de bonheur et de souffrance de son aîné. La mâchoire un peu crispée, elle s’empêche de fuir, elle s’interdit de courir, elle reste, pour lui. Un peu masochiste sur les bords, elle accepte l’inconfort pour ses beaux yeux. Juste pour lui. Elle redépose son regard sur sa silhouette, le sourire timide sur les lèvres. Puis il s’en va, il s’efface de son champ de vision et elle souffle, profondément, comme si elle avait oublié de respirer. Le cœur sur la main, elle le sent qui tape fort, prêt à s’envoler, prêt à éclater. Elle secoue la tête, chassant les idées qui naissent chaque fois qu’il est dans les parages. Rien de tout ça ne doit exister, non. Elle déglutit difficilement, serrant les poings autour du bout de ses manches. Puis il revient et son cœur bondit. Elle détourne les yeux. Sa main prend la sienne et il y a quelque chose qui se forme, là, au creux de son ventre. Quelque chose qui l’empêche de respirer correctement, qui agite son cœur, qui dilate ses pupilles. Elle se laisse entraîner, docile. De toute façon, où qu’il aille, elle le suivra. C’est comme ça maintenant. Ça l’a toujours été et cela ne changera pas demain.
Elle le regarde faire, essuyer ses cheveux encore mouillés, imprudence qu’elle s’était permise de faire lorsqu’elle était sorti de l’appartement à sa recherche. Son regard sur ses mains, son corps est tendu par tant de proximité. Depuis quelque temps, c’est devenu difficile, d’être aussi proche de lui sans qu’elle ne sache pourquoi, sans qu’elle ne parvienne à comprendre pourquoi son corps réagit de cette manière. Seong Hwan est son meilleur ami, le fruit défendu, une personne hors de sa portée. Doucement, elle tique, passant sa langue sur la lèvre inférieur avant de la coincée entre ses dents, perdant ses prunelles dans la contemplation de ses bras. Elle se perd trop, elle le sait, elle relève son regard vers lui et fronce les sourcils. Elle capte son regard, un peu perdu sur le bas de son propre visage. Son regard s’adoucit et elle ferme les yeux quelques instants, essayant d’aborder un sujet, essayant de rendre la situation moins compliquée. Son épaule. Bien qu’il veuille être rassurant, elle ne prend pas, elle sait qu’il cache la vérité. Elle ne répond pas, laisse le silence s’installer. Ami, elle bute sur ce mot, elle a l’impression qu’on vient de lui mettre une claque en pleine figure. La gorge serrée, honteuse de ressentir de telle chose. Elle cligne des yeux, les lèvent au ciel. « .seong hwan … souffle-t-elle.  .si tu veux te perdre ici, bien … mais fais-le au moins avec ce qu’il faut. » elle se pince les lèvres, inquiète de le voir gigoter cette épaule qui, elle en est sûre, lui fait un mal de chien. « .c’est bon, okay, j’ai compris, arrête de torturer cette épaule s’il te plait. » murmure-t-elle, presque suppliante. Il abandonne la serviette. Suhee, doucement, passe une de ses mains dans ses cheveux. Un frisson lui parcourt le corps jusqu’à l’échine lorsque la main de son meilleur ami frôle ses jambes. un accident, c’est un accident, rien de plus. elle tourne la tête, comme si de rien était, alors qu’au fond, elle sait qu’elle est sur le point d’imploser. « .il faudrait. » chuchote-t-elle.
D’une, parce qu’ils n’ont aucune autorisation pour être encore présent sur le campus, de deux, elle n’aime pas beaucoup cet endroit. Elle secoue la tête, en réponse à sa question. Elle est fatiguée,  pourtant elle se sait encore capable de tenir encore un peu si il est à ses côtés. Elle ne l’a pas vu aujourd’hui et quand bien même le cadre ne l’enchante guère, il est là et c’est tout ce qui compte à ses yeux.
Puis c’est trop rapide, trop pour qu’elle ne puisse réagir. Bandages maintenant enroulés autour de ses doigts, elle se crispe en le regardant, essayant de trouver la réponse à sa question mais bien vite, elle l’a. Il l’entraîne, les mains sur les hanches, geste qui a le don de réchauffer son épiderme à cet endroit. Postée, figée devant le sac de frappes, elle le regarde d’un air paniqué alors que la voix de Seong Hwan est chuchotée à son oreille. Elle reste là, comme une enfant perdue, les bras le long du corps, les poings serrés. « .je … sa voix se brise, elle a peur. Elle inspire, expire, un peu trop vite, un peu pour rien. Respiration inutile, elle ferme les yeux et secoue doucement la tête. .ce n’est pas une bonne idée. » dit-elle, finalement, avant de se retourner, cognant son front puis tout son corps à quelque chose de dur, d’humide. Son torse, son corps. Elle se fige à nouveau, les yeux fermés, elle n’arrive pas à bouger. Pourtant, ses mains viennent agripper le tee-shirt de son meilleur ami, au niveau de sa taille. « .je peux pas, j’y arrive pas. » dit-elle, la voix un peu brisée, pourtant elle n’a rien fait, elle n’a pas essayé. Mais rien que l’idée de frapper quelque chose lui donne des sueurs froides.
Elle n’aime pas la violence, maîtrisée ou non. Depuis sa plus (tendre) enfance jusqu’à maintenant, alors comment peut-elle accepter la passion de Seong-Hwan ? Comment peut-elle vivre en acceptant l’idée que cette passion est (presque) en train de détruire la vie de celui qu’elle aime un peu beaucoup ? Impossible.  Mais elle n’a pas son mot à dire, elle doit se taire, accepter (refuser) en silence, l’encourager  sur cette voix qui semble l’appeler à chaque minute passée. Puis elle se tait, se concentre, elle pourrait presque entendre le cœur battant de son meilleur ami.
boom.
boom.
boom.
Douce berceuse.
Elle se perd un instant dans ses fantaisies, repensant à une scène culte d’un drama. Le cœur à l’unisson, parce que non, elle ne rêve pas, elle a l’impression qu’ils ont la même fréquence, le même rythme.




    ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ she had this pull about her, like a magnet was lodged in her heart and other people were just metal scraps. the glow on her face was something you’d only see on people who’ve been through hell and dug their way out, claw marks on the ground, dirt under their nails. for someone like her, happiness was earned. It was something gained only by experiencing true pain, and not wanting to feel that pain ever again. she had been broken, but she had the strength to build herself back up again. she was absolutely beautiful. (.lim suhee.)
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