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 hold me tight (jinsen) | Jeu 8 Juin - 18:23


jinsen



A little liquor on my lips
I let him climb inside my body
And held him captive in my kiss

✧ ✧ ✧

La déception. Il la lit dans ses yeux. Impossible de la dissimuler. Elle est là, bien présente. Elle foudroie Jinsun. Les mots sont durs. Le paternel n'a pas changé. Jinsun est assis dans ce fauteuil. Le regard vide ou presque. Il écoute sans écouter, il est ici et ailleurs à la fois. Tornade de reproches, le jugement. Du père et du patron. Jinsun a perdu un contrat. Une meilleure proposition. Etrange, il pensait la sienne infaillible. La compagnie a perdu beaucoup d'argent. Trop. Et ça a compromis certains projets de Monsieur Jeon. Celui-ci a donc décidé de chercher le coupable. Et il a trouvé celui qui serait le fautif idéal. Quoi de mieux que son propre fils ? Personne, enfin pour l'instant. Monsieur Jeon va continuer à chercher, tout examiner. C'est un perfectionniste, un maniaque. Si à l'heure actuelle Jinsun est à blâmer, il compte tout de même lui montrer où il a fauté. C'est l'éducation, rien d'autre.

Il lui tourne le dos. Regard rivé vers l'extérieur. « C'est sa sortie de prison, c'est ça ? » Le cœur de Jinsun s'arrête. Sen. Il se calme, se ressaisit parce qu'il n'a pas d'autre choix. « Qui ? » Jinsun décide de feindre l'ignorance. C'est une tactique comme une autre. Le paternel se retourne. Ils se fixent. « Ne joue pas à ça avec moi. » Il s'approche, continue à le sermonner. Il lui rappelle qu'il ne doit pas se laisser distraire. Encore moins par un déchet comme Sen. Quelqu'un d'inexistant, qui n'a aucune valeur pour des gens comme eux. Son père a toujours renié ses sentiments. Il a mis leur relation sur le compte de la curiosité, de la jeunesse. Non, son fils n'est et n'était pas comme ça. Et avec un garçon pareil, encore moins. Monsieur et Madame Jeon n'ont jamais aimé Sen. Pour eux, il est la source du problème. S'il n'avait pas séduit leur fils, rien de tout ça ne serait arrivé. Jinsun les a toujours haï d'une certaine manière. Ils n'ont pas compris et n'y arriveront jamais. Il aime Sen et c'est pour ça qu'il a accepté leur pacte. C'était pour le protéger, la prison il y serait bien allé. Au final, ces six dernières années ont été un séjour en prison. On l'a isolé, on l'a poussé dans les études. Et puis dans l'entreprise, dans des fiançailles qu'il ne voulait pas. Bien sûr, tout ça n'est pas comparable avec l'enfer que Sen a vécu. Parce que Jinsun aurait pu s'échapper, Sen non. Son père finira ce beau discours par une jolie gifle. Elle claque bien fort sur la joue de Jinsun. Jinsun qui à genoux promet qu'il fera mieux. Il doit se soumettre, résister n'est pas une option. C'est étrange comment quelqu'un comme ça est absorbé, anéanti par l'ombre parentale.

Jinsun est congédié. Il sait très bien où se rendre après ça. Ce n'est pas la première fois alors direction le bar. Il est comme un enfant. Vingt-cinq ans mais il joue. Vient se réfugier dans un verre, puis deux. Il se noie dedans, ses pensées sont confuses, embrouillées. Et tout le ramène à Sen. Il a envie d'être rassuré, qu'on lui dise que ça va aller. Et c'est horrible mais il veut que Sen soit son sauveur. Ce même Sen qui veut l'oublier, Jinsun veut qu'il se souvienne. Et plus les verres s'enchaînent plus cette idée folle. - stupide - germe dans sa tête. Le voir, là, maintenant. Déjà bien imbibé, il paie pour trouver un taxi. Il a cherché son adresse, a fait jouer ses relations pour l'obtenir. Si Jinsun a pensé s'y rendre plusieurs fois, c'est ce soir la bonne. Il la donne au chauffeur et s'apprête à faire une nouvelle erreur. Il arrive dans un quartier pourri, il faut bien l'avouer. C'est pas le genre d'endroit où les gens friqués vont. Ici, lui, c'est un intrus. Il n'a rien à faire dans ce quartier. Sauf que Jinsun n'a jamais pensé comme ça. Il s'en fout, il irait n'importe où pour Sen. Il rentre facilement, enfin pour quelqu'un avec assez d'alcool dans le sang, il s'en sort bien. Surtout qu'il a une bouteille à la main. Oui, Jinsun dans un état pareil, il garde sa bouteille. Il a besoin de courage. Peut-être pour ça qu'il s'arrête pour boire une gorgée. La porte de chez Sen, elle lui semble effrayante. Il a peur de ce qu'il pourrait trouver derrière. Peut-être que Sen est déjà parti, peut-être qu'il est en train de le tromper. Hypothèses alcoolisées, probablement mauvaises ou peu importe. Jinsun toque, tambourine. « Sen, Sen. » C'est comme un gémissement, quelque chose d'horripilant mais il ne s'arrête pas. « Ouvre-moi. J'ai besoin de toi. » Ton pleurnichard, l'alcool fait son effet. Et puis la porte s'ouvre et Jinsun vient s'accrocher à Sen. « Sen, prends-moi dans tes bras. D'accord ? » Jinsun le regarde, se repose sur lui. Mieux vaudrait qu'on lui retire vite la bouteille des mains.




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 hold me tight (jinsen) | Sam 10 Juin - 0:07


jinsen



A little liquor on my lips
I let him climb inside my body
And held him captive in my kiss

✧ ✧ ✧

Il ne ressent toujours rien. C’est vide. Comme un puit sans fond où l’on lance une pierre. Il attend, un bruit, un signe. Quoi que ce soit, par pitié. Qui lui donne l’illusion de pouvoir encore ressentir. Mais c’est un écho interminable qui résonne. Il n’en verra donc jamais le bout. Il jette un regard sur son poignet, une petite cicatrice fine et encore légèrement rouge. Plus nouvelle que les nombreuses autres qui longent ses bras. Il ne sait pas comment c’est arrivé, elle est là depuis ce soir passé au bureau en compagnie de Jinsun. Comme un rappel. Ils n’ont pas baisé, ils ont fait l’amour. Réellement. D’une caresse, Jinsun était arrivé à faire revivre tous les sentiments. Ils n’étaient pas mort de toute façon, juste craintif à l’idée de se dévoiler et avoir mal. Au final, c’est bien le cas. Jinsun l’avait fait étrangement hésiter. Ses mots, son je t’aime qui résonne encore à ses oreilles comme une douce torture. Sen est un gosse paumé. Personne vers qui se tourner pour l’aider à mettre au clair sa situation. Sa famille n’a jamais été une option. Et il n’a personne d’autres. Son monde s’est toujours arrêté à Jinsun. Il n’a jamais eu besoin de qui que ce soit d’autre. Aujourd’hui, il est l’homme qu’il aime le plus et qu’il déteste le plus. Son meilleur ami et son ennemie. Un cœur à chérir et une cible à atteindre. Sen ne sait pas comment une seule personne peut lui causer autant de tourments. Une preuve encore qu’à quel point il est spéciale pour lui.

Sen a longtemps hésité. Il n’avait pas fermé les yeux pendant au moins trois nuits. Dès qu’il revenait du boulot, son regard se perdait sur le classeur posé sur la table basse. Il le nargue, le traite de faible. Il ne peut pas faire ça à Jinsun. Mais comme à chaque fois, le souvenir de leur retrouvailles lui revient en tête, se juxtapose à leur nuit d’amour et la réduit en silence. Il a été trahi et c’est à son tour de trahir. La quatrième nuit, sa décision avait été prise et les dossiers envoyés à une grosse firme concurrente à celle des Jeon. Il a regretté son geste immédiatement. Il connaissait le père de Jinsun et ça sera surement son fils le premier qui pâtira de sa colère. Il se contente de soupirer. Il fallait le faire. Même s’il n’y a toujours aucun résultat. Le poids sur son cœur n’est pas parti, Jinsun hante toujours ses pensées et ses rêves. Il ne guérira jamais de lui. Alors même qu’il est en train de le détruire. Sen pense à tous ces films ou romans à thème de vengeance qu’il a déjà lui. Il se demande ce qui cloche avec lui, pourquoi est-ce qu’il ne ressent aucune satisfaction ? Ce soir encore c’est la même chose. Routine ennuyeuse. Il rentre chez lui, pose une boite en carton dans la cuisine. Son patron lui donne à chaque fois des croissantes et des gâteaux en fin de journée. Sen pense bientôt en faire une indigestion. Il prend sa douche et enfile un simple short et une débardeur noir. Il entend des miaulements et baisse la tête vers la petite boule de poil qui se frotte à sa jambe. Il sourit et s’accroupit pour le caresser. La réaction est immédiate, un gros éternuement et le nez qui le gratte. « Patiente un peu, je vais te donner à manger. » Le petit chat est une de ses rares sources de distractions. Alors même s’il dépense le peu d’argent qu’il a pour ses croquettes, son lait et les médicaments qu’il doit prendre pour supporter sa présence. Il en vaut le coup. Il préfère être accueilli par ces miaulements qu’une maison vide qui fait écho au vide au fond de lui.

Il se place finalement sur l’unique canapé de son petit salon, sa boite de gâteau entre les jambes et une grande bouteille de bière avant d’allumer la télé. Le chat a pris place à ses pieds, distance suffisante pour sentir sa présence mais ne pas éternuer toutes les deux minutes. Il regarde le film distraitement, il attend juste de s’endormir. C’est rare qu’il dorme dans sa chambre. Le canapé lui suffit.

Puis on toque à sa porte. Non, on tambourine carrément. Son cœur s’affole, il pense au pire. Il n’est habitué à avoir des visiteurs, pour dire vrai, cela n’est même jamais arrivé. La porte n’est qu’à quelques petits mètres, alors la voix résonne jusqu’à lui. Jinsun ? Ca ne peut pas être lui, il n’a aucune raison d’être ici. Ou si, justement. Son plan a marché mais Jinsun a découvert que c’était lui qui avait vendu les contrats et maintenant il venait le tuer. Cette dernière pensée pousse Sen a se lever plus rapidement. Il ne serait pas contre qu’on mette fin à sa vie. Il n’a de toute façon aucun sens. Il ouvre la porte et n’a pas le temps de dire quoi que ce soit que Jinsun tombe sur lui, s’accroche à lui comme si sa vie en dépendant. « Eh mais, qu’est-ce que tu…D’accord. » Il l’attire vers lui et ferme la porte du bout du pied. Derrière eux, le chat le regarde d’un air mauvais. Il entraine Jinsun jusqu’au canapé et lui enlève la bouteille des mains. « Je pense que tu as assez bu comme ça, tu pues l’alcool putain. » Il le regard, ses beaux traits ravagés. Il ne se contrôle pas quand sa main glisse sur la joue de Jinsun et la caresse, avant de dégager les mèches de sur son visage. Il ne peut que s’inquiéter en le voyant ainsi. « Pourquoi est-ce que tu es là ? » Il ne peut pas lui demander si ça va, parce que ce n’est clairement pas le cas. Non ce que Sen se demande c’est, si Jinsun va mal pourquoi vient-il chez lui au lieu de se consoler dans les bras de sa tendre fiancée.









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 hold me tight (jinsen) | Lun 12 Juin - 1:37


jinsen



A little liquor on my lips
I let him climb inside my body
And held him captive in my kiss

✧ ✧ ✧

Alcool, alcool. Jinsun le faible. Celui qui trouve refuge au bar, du moins au début. Et puis il s'enfonce, vient toquer là où on ne voudra pas de lui. Sen avait dit 'une dernière fois', il avait parlé d'oubli. L'oubli, le pire cauchemar de Jinsun lorsqu'il en vient à leur histoire. Non, il ne veut pas de ça. Pas de Sen qui essaie de l'effacer, de faire disparaître leurs souvenirs, eux et cet amour. Peut-être que c'est égoïste mais l'amour l'est. Sen est ancré en lui. Assez pour que Jinsun tente le diable. Et si on le voyait ? Si son père apprenait qu'il est là. En face de Sen, dans ses bras et qu'il a bien trop bu pour se contrôler. Misère. Il le détruirait et la gifle du bureau ne serait qu'une douleur minime. Monsieur Jeon sait où appuyer, où faire mal. Sen. Il avait - pour une fois - accepté l'importance du garçon. Bien sûr, c'était de courte durée, le temps que Jinsun signe ce pacte. Ensuite, tout est redevenu comme avant. On a mis ça sur un coup de folie. Jinsun n'est pas un meurtrier, encore moins quelqu'un qui tue pour un autre homme. Par amour, pour le protéger. Non, ce n'est pas quelqu'un comme ça. Il est innocent, innocent et normal. Il n'aime que les femmes. Oui, c'est une bien plus histoire que la vérité. Parce qu'on sait tous que la vérité fait mal. Les contes sont plus attirants, le merveilleux adoucit tout. Sauf qu'il faut se réveiller et ça les parents Jeon ne l'ont toujours pas fait. Il faudra attendre que Jinsun crève et encore, ce ne serait même pas suffisant. Jinsun s'est toujours demandé s'ils l'aimaient. Oui, au final est-ce qu'on peut parler d'amour dans leur cas ? Qui sont les parents qui détruisent leurs enfants ? Ce pacte, ça a été une torture et ça le sera toujours. Si Sen veut désormais l'effacer, il faudra qu'il soit plus fort que Monsieur et Madame Jeon. En six ans, ils n'ont pas réussi une fois à faire dévier les pensées de Jinsun. Le travail, une fiancée non désirée. Rien n'a marché, personne ne peut le détourner de Sen. Encore moins Sen lui-même. Il a beau vouloir avancer, Jinsun veut le garder avec lui. Pourtant, c'est peut-être une erreur. Il ne pense qu'à lui. Lui et son cœur meurtri. Maintenant que Sen est sorti, c'est encore pire. Il sait qu'il est là, quelque part et qu'ils ne sont pas ensemble. Jinsun déteste l'incertitude. Ne pas savoir où est Sen, ce qu'il fait. Il a peur qu'il disparaisse pour de bon, qu'il prenne un avion et ne revienne jamais. Et si ça arrivait, Jinsun ne pourrait pas lui en vouloir. Après tout, c'est lui le fautif. Il l'a aimé, a tué pour leur honneur et puis il a signé. Pacte mortel, enterrement de leur amour ou presque.

Jinsun n'abandonne pas. L'alcool l'a emmené ici. Il a besoin de Sen. Sen et sa présence rassurante malgré tout le reste. Lors de leur nuit dans le bureau, il a bien dormi. Pour une fois, Jinsun n'a presque pas cauchemardé. Sen, l'armure, le fossé qui le protège du reste. Et ce soir, c'est plus que nécessaire. Jinsun est fini. Il est perdu entre la douleur et l'humiliation. Objectivement, venir ici n'est pas une bonne idée. Sauf que l'alcool joue avec lui. Le troisième verre a proposé et il est finalement là. Il s'accroche, se pose sur Sen. Jinsun diminue directement les barrières, il les anéantit parce que c'est Sen. Il est le seul de qui il sera toujours proche et ça même si l'autre ne le veut pas. C'est inévitable. Il est son premier amour et restera probablement le seul. Le plus sincère de tous. Aussi sincère que cette douleur qui a sévi pendant des jours, des mois et des années. L'absence, finie aujourd'hui. Terminée, du moins pour l'instant. Sen est là. Et il ne comprend pas que Jinsun se trouve devant lui. Logique puisqu'ils devaient s'ignorer et devraient encore le faire. Jinsun est rassuré par le d'accord, encore plus lorsque Sen l'attire vers lui. Il entre vraiment dans l'appartement. La porte se ferme et Jinsun se sent à l'abri. Ses yeux dérivent un instant et il voit un chat. Il les fixe et puis ses yeux suivent le mouvement. Sen l'emmène vers le canapé, il lui retire la bouteille des mains et Jinsun gémit encore. Enfant capricieux mais ça finira par passer. « Je sais mais j'avais de bonnes raisons. » Et Jinsun fixe Sen. Ses yeux papillonnent un peu. Il se sent faiblir à la caresse sur sa joue. Il le fixe, le regarde faire. C'est doux, Sen l'est quand il remet ses cheveux en place. Jinsun sourit à sa question. C'est bien sûr une esquisse amère. Il le tire, l'assoit mieux à ses côtés. Et puis c'est presque automatiquement qu'il vient l'entourer de ses bras. Il se niche contre lui. Il a besoin que les bras de Sen fassent pareil. Il veut qu'il l'entoure, le serre contre lui, caresse ses cheveux pour tout atténuer. Jinsun a la tête à contre Sen. Epaule, torse. Il se perd. « J'ai besoin de toi. » Il ferme les yeux, se livre avec quelques détours. « J'ai merdé...La compagnie a perdu de l'argent. Beaucoup d'argent. » Et Sen sait très bien à quel point ça importe chez les Jeon. L'argent, la compagnie, le succès. Ils lèvent leurs verres à la réussite, l'échec n'est pas une option.

Jinsun vient trouver la cuisse de Sen. Il y trace des lignes invisibles, essaie de se concentrer pour au moins raconter l'histoire. Il retrouvera l'alcool après. Il est comme un enfant, un gosse perdu qui vient dans son seul refuge. « Il m'a giflé. Et ça a fait mal. - conclusion stupide - Mais le pire c'est qu'il sait. » Jinsun se racle la gorge, respire et continue. « Il sait que tu es ma faiblesse. - (sou)rire amer - Et aussi que tu es sorti de prison. Je ne sais pas comment mais tu le connais, il arrive toujours à tout savoir. » Jinsun délaisse la cuisse pour une main. Des doigts à enlacer. Une peau à caresser. « Je ne devrais pas être là, c'est contre le pacte...Mais j'ai besoin que tu me serres fort. » Il relève la tête pour croiser le regard de Sen, le voir face à face. « Alors est-ce que tu peux ? » Il est un peu tard pour demander mais Jinsun se sent obligé. Yeux suppliants, regard perdu et à la fois déterminé. Parce qu'il sait que Sen ou l'alcool, Sen ou les somnifères. Soit il s'assomme, soit on le rassure. Il n'y a que deux alternatives. Et Jinsun préfère la chaleur de Sen à la froideur de la bouteille, la douceur de sa peau à l'irritabilité des cachets. Pourtant, plus il le fixe plus il doute. Et l'alcool semble reprendre le contrôle. Jinsun tente de se relever, un peu. Pathétiquement, il rate. Le goût de l'échec semble approprié aujourd'hui. « Désolé, j'ai trop bu. - il fausse un rire, tente encore une fois de se lever - Je devrais partir, tu peux me mettre dehors. » Et il continue d'afficher ce sourire stupide, faux. Parce qu'il a envie de s'enchaîner à Sen. Il ne sait plus ce qu'il fait mais ça, c'est un fait. Il a besoin de lui. Là, ce soir. Il l'a dit, s'est ravisé. Jinsun veut être rattrapé. Se sentir en sécurité dans les bras de Sen. Tout lui paraît hostile sauf les yeux du brun. Ses grandes épaules, ses mains pour lesquelles il brûle d'envie. Il voudrait qu'elles l'anéantissent, le retiennent prisonnier. L'alcool l'a fait venir ici, les sentiments aussi. Mais là, c'est l'inverse ? Jinsun se perd. Son esprit devient de plus en plus confus. S'il a été assez lucide pour raconter l'histoire de façon à peu près correcte, ce n'est plus le cas. Une part de lui veut à nouveau s'enfuir. Il ne veut plus parler, juste être serré. Que Sen l'étouffe, lui fasse oublier. Jinsun désire aussi être voulu. Parce qu'il s'est imposé en passant cette porte et la conscience, la morale. Elles toquent à la sienne, lui demandent des comptes. Enfin, peut-être qu'il veut simplement être retenu. Chéri, traité comme quelque chose de précieux. Parce que son géniteur l'a fait se sentir inutile. Pathétique, il l'a humilié, a renié tout ce en quoi Jinsun croyait. Il n'y a que Sen qui peut changer ça - ou du moins le pouvait - Pas sûr qu'il le veuille aujourd'hui. Et Jinsun, il a tellement besoin d'exister dans ses bras, d'être rassuré. Parce qu'au delà de la rancœur, Sen reste spécial. Unique. Alors Jinsun a peur, prie pour être arrêté et pas tout simplement traîné dehors. Jeté comme le connard, celui avec une fiancée et sans sentiments à cause de ce pacte de satan. Parce qu'en vérité, c'est tout le contraire. Il ressent trop de choses pour Sen, tout est trop intense et encore plus avec cet alcool en lui. Il perd la tête, une nouvelle fois.




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 hold me tight (jinsen) | Lun 12 Juin - 15:57


jinsen



A little liquor on my lips
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And held him captive in my kiss

✧ ✧ ✧

Jinsun. Il le hait. Il ne veut plus entendre ce mot, plus y penser ni voir son visage. Ses beaux traits qu’il n’a plus le droit d’embrasser et admirer. Si ce n’est de loin, au fond de souvenirs ravivés par leur dernière nuit d’amour. Leur amour, il lui a paru si réel ce soir là. Il divague et devient fou. Il y’a surtout plus important. Jinsun qui ne veut pas le lâcher. Il lui a demandé de grandir, d’oublier l’illusion de leur jeunesse doré. Il n’y a pas d’amour entre eux, il est tari, envolé. Leur bel amour. Il n’a peut-être même jamais existé. C’est le cas, s’il croit en les propos de Jinsun de l’autre jour. Mais Jinsun, il souffle le chaud et le froid. Il affirme ne l’avoir jamais aimé puis lui crie son amour alors que leur corps sont unis. Le cœur ne peut mentir. Et Sen ne sait pas quoi en penser. Pour le moment, Jinsun tambourine à sa porte et quémande sa présence, l’étreinte de ses bras. Sen ne sait pas s’il devrait accéder à sa requête. Il a déjà si mal, tellement mal. Jinsun lui a causé tellement de peine qu’il devrait simplement le foutre dehors à coup de pied dans les fesses, ou le jeter par la fenêtre. Il habite assez haut pour lui casser quelques côtes, et dans le meilleur des cas, le tuer. Ah, de qui se moque-t-il. Il préfère mourir à voir quoi que ce soit arriver à Jinsun. Peut-être qu’il devrait s’ouvrir les veines alors tant qu’il y est, parce qu’il lui a déjà fait du mal. Il l’a trahi, alors même qu’il le prend dans ses bras. Sen a signé la perte de l’homme qu’il aime en envoyant aux concurrents les dossiers qu’il a dérobé. Le tout après qu’ils se soient criés leurs amour et dormi dans les bras de l’autre. Mais Sen, il est paumé. Il est devenu un gosse sans le moindre repère. Il ne sait plus distinguer le vrai du faux. Tout lui semble hostile, même Jinsun. Surtout Jinsun. Il ne doit pas accepter. C’est mauvais. Pourtant ses bras se tendent et étreignent Jinsun. Son précieux Jinsun. Il ne supporte pas sa tristesse. Elle est meurtrière. Et il fait nuit, le quartier où il habite n’est pas des plus sécurisé surtout pour un mec friqué comme Jinsun, alors il se dit qu’il ne peut pas décemment le laisser au pas de la porte comme ça. Il ne veut pas qu’il lui arrive du mal alors qu’il est bourré en plus. Alors qu’il lui en a déjà assez fait pour l’instant. Sen hait sa faiblesse. Il aura beau vouloir détruire Jinsun, une partie de lui ne crie que son envie de le protéger et prendre soin de lui, chérir chaque mèches de ses cheveux avec dévotion. Il l’emmène au canapé et lui prend la boite de la main. Elle est encore à moitié pleine mais Sen se doute bien que Jinsun ne s’était pas contenté d’entamer celle-ci. Il est bien imbibé. Putain. Pourquoi est-ce qu’il s’est mis dans cet état. Une voix dans sa tête lui murmure une réponse indésirable, qu’il n’a pas envie d’entendre, alors il la balaie sans scrupules.

« Bien sûr que tu as tes raisons. Arrête de faire tes caprices. » Il éloigne la bouteille le plus loin d’eux possible sans bouger et caresse plutôt la joue de Jinsun, comme pour la lui faire oublier et le pousser à penser à autre chose. Jinsun est un gosse de riche, un enfant capricieux habitué à avoir ce qu’il voulait. C’est ce que Sen pense, sans se douter qu’il est à des années lumières de la vérité. Ils se regardent. C’est étrange. Et Sen baisse les yeux suite aux mots de Jinsun. Les concurrentes des Jeon n’ont pas perdu de temps à ce qu’il comprend donc, ils ont rapidement usé des papiers qu’il a envoyés pour prendre une avance considérable. Beaucoup d’argent a été perdu. Il sait à quel point la famille de Jinsun ne jure que par l’argent. Il se mord l’intérieur de la joue, nerveux. Beaucoup d’argent. Il ne pensait pas qu’un simple geste comme celui-ci aurait d’aussi grandes conséquences.

Jinsun est comme un enfant désemparé et Sen se sent soudainement horrible. Sale. Il caresse toujours les cheveux de Jinsun alors qu’à son tour les doigts sur sa cuisse le font frissonner. Sa main glisse sur la joue de Jinsun comme dans une envie stupide de lui faire oublier la douleur. La suite est un écho de phrases dont il ne comprend rien. Il est sa faiblesse et sa présence ici est contre le pacte. C’est ce que Sen garde comme informations, ça lui semble le plus important mais s’il ne saisit pas tout. A vrai dire, tous les mots du brun sont obscurs. Il regarde, presque tout aussi perdu que lui. Leurs mains se touchent, leurs doigts s’enlacent. Parfois, c’est comme si Jinsun et lui ne s’étaient jamais, jamais, quittés. Ils sont tellement fusionnels. Et c’est quand cette pensée arrive, qu’une autre vient lui souffler le fou qu’il a été de pourrir en prison pour un homme qui ne l’aime pas. Mais il y croit de moins en moins. Pourquoi est-ce que tout doit être compliqué bon sang. « Qu’est-ce que tu racontes Jinsun ? » sa voix est douce, se veut rassurante alors qu’il voudrait le presser pour avoir toutes les réponses. Ils se regardent. Le temps s’arrête quelques secondes. Tout est mis sur pause alors que leurs yeux se jugent. Et Jinsun fuit, se lève. Il tient à peine debout et il ne peut que s’inquiète pour lui. Il se relève pour le rattraper et lui épargner une mauvaise chute. « Ne dis pas de conneries, tu peux même pas marcher. » Il fronce les sourcils, la douceur a disparu. Son ton est plus autoritaire. Il n’offre pas de choix à Jinsun. Ses mains retiennent ses bras, et tout son corps de bouger. Son corps est plus frêle mais plus fort avec ces années de prisons aussi. Alors s’il ne veut pas que Jinsun bouge, il y arrivera. « Regarde-moi. Tu n’iras nulle part. Tu restes avec moi, ce soir. » Il ne peut pas le laisser, encore moins en se sachant la cause de cet état. Putain, pourquoi est-ce qu’il a fait ça. Non, il ne devrait même pas y penser. « T’es pas dans un de tes quartiers de friqués, ils vont te manger dehors à une heure pareille. » excuse, qui justifiera tout. Puisqu’ils semblent toujours en avoir besoin pour expliquer ces moments volés à deux qui leur sont aujourd’hui interdits. Il assoit Jinsun sur le canapé. « Reste-là, ne bouge pas okay ? Je reviens. » Au même moment, le chat s’approche des jambes de Jinsun, le scrute toujours sans la moindre confiance. Sen revient quelques minutes après avec une bassine d’eau chaude et un pyjama. Il pose les vêtements puis vient écarte les jambes de Jinsun pour se mettre entre elle. Doucement, il vient dénouer sa cravate, déboutonner sa chemise. Les habits tombent les uns après les autres. Il hésite en arrivant au boxer de Jinsun avant de lâcher un soupir et l’enlever à son tour. Il tend la main vers la bassine et la serviette qui s’y trouve et vient essuyer doucement la peau de Jinsun. C’est lent et tendre, chaque mouvement prend plusieurs secondes. Il glisse vers son intimité et s’y attarde plus qu’il ne faut, son regard ancré dans celui de son ex petit-ami (il peut le dire maintenant, que c’est son ex, la pilule est plus au moins passé). Il ne laisse aucune parcelle de peau. Quand il finit. Il l’aide à enfiler les vêtements qu’il a ramenés. Sen lui sourit, comme s’il venait de prendre soin d’un enfant. Il pousse la bassine est les vêtements plus loin avant de s’assoir et ramener Jinsun contre lui. Il l’emprisonne de ses bras et ses longues jambes, ses lèvres posées distraitement sur la nuque du brun. Il le serrer fort contre lui. Il l’étouffe. « Je suis là bébé, tout ira bien. » Surnom qu'il le ramène à leur jeunesse. Il est un monstre.








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 hold me tight (jinsen) | Mer 14 Juin - 16:11


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Jinsun est là. Dans l'attente, dans l'incertitude. Parce qu'il ne sait plus quoi faire. Il essaie de tenir debout. Juste le temps que Sen réponde. Doit-il partir ? Peut-il rester ? Aucune idée. Y'a juste son esprit qui s'embrouille. Ses pensées qui sont confuses et le temps qui semble être suspendu. Arrêté, il est pendu aux lèvres de Sen. Sen qui choisira, Sen qui déterminera la suite des événements. Parce que si Jinsun est mis dehors, il sait très bien qu'il retournera au bar. Il continue à s'enfiler des verres jusqu'à la fermeture. Ce sera pour oublier. Arrêter de se sentir comme une merde, faire dégager la douleur un instant. Mais si Sen le retient, ce sera différent. Inconnu, parce qu'il y a des milliers d'hypothèses. Et Jinsun, là maintenant il a trop bu. Alors il s'arrête de réfléchir, sourit bêtement parce qu'il est paumé. Il n'a qu'une chose en tête : ne pas vaciller sur la table basse. Ses yeux restent sur Sen. Point d'ancrage, il ne voudrait pas tomber. Il est déjà assez pathétique comme ça. Si son père le voyait, il n'hésiterait pas à le renier. Enfant stupide, pas vrai ? Sen se lève, Jinsun est surpris mais il ne bouge pas. Sen le tient, lui parle. Un fait. C'est vrai que dans son état, marcher semble plus compromis qu'en arrivant. Jinsun, il sait pas pourquoi mais il s'est encore plus dégradé. Peut-être sur le moment, il n'a pas senti l'effet des verres mais là, c'est indéniable. Il est imbibé, faible. Pourtant, malgré sa détresse il voit bien les sourcils de Sen qui se froncent. Il entend sa voix, son ton loin d'être doux. Et lui, il ne sait pas quoi en conclure. S'il se pose des questions, Sen y répond. Il attrape ses bras, Jinsun sent sa poigne. C'est sûr que dans son état, il ne fait pas le poids. Il continue de le regarder, lui l'être aimé. Celui qu'il aurait dû oublier. Il veut lire dans ses yeux, comprendre. Mais son regard dérive sur les lèvres de Sen. Les mots, les mots. Une excuse. Ils en ont besoin. Ils savent très bien qu'ils n'auraient pas dû refaire l'amour, que Jinsun ne devrait pas être là. Peut-être qu'il aurait bien aimé être mis dehors, dévoré pour ne plus rien sentir. Pour laisser Sen avancer. Sauf qu'égoïstement, il aime ça. être retenu, sentir que Sen l'acceptera pour cette nuit. Jinsun ne fait qu'acquiescer, pas de réponse verbale. Il pourrait s'emporter. Et puis son esprit parle trop fort, c'est pas bien. L'alcool, l'alcool pourrait tout faire capoter. Alors il ne dit rien, se laisse faire. Poupée de cire ou juste fruit du mélange des alcools dans lesquels il s'est noyé.

Jinsun se fait asseoir sur le canapé. Une nouvelle fois, on l'y ramène. Il ne fait que regarder Sen. Toujours silencieux, il attend. Et son regard dévie sur la pièce. L'appartement, petit et loin du sien. Il se demande si Sen est bien. Réponse ? Probablement non. Surtout que le chat s'approche de lui. Un flash parvient à Jinsun. Sen est allergique. Il le sait. Il se souvient encore de ce jour où ils avaient trouvé un chaton ensemble. Sen avait fini par éternuer et ses yeux avaient gonflé. Jinsun ne comprend pas. Moment de lucidité, puis ses pensées changent. Il sent encore la poigne de Sen. Ses mains, leur force. Il l'a retenu. Naïvement, Jinsun s'attarde sur cette idée. Est-ce que c'est par pitié ? A moins que ça ne veuille dire quelque chose ? Il sait pas. Entre eux, ça n'a jamais été aussi confus que maintenant. Avant tout était clair. Sauf qu'ils ont tout brouillé, tout flouté. De quoi en perdre la tête, la pagaille mentale. Confusion de partout et les minutes passent sans que Jinsun ne s'en rendre compte. Il a oublié le chat, la pièce. Sen, Sen. Seule obsession. Et le voilà qui réapparaît. Bassine, pyjama. Jinsun arrive à discerner tout ça. Il le fixe, l'observe. Et ça s'intensifie lorsque Sen s'assoit entre ses jambes. Des gestes doux et ses vêtements glissent. Jinsun n'y oppose aucune résistance. Il a confiance. C'est Sen et pas n'importe qui. Le boxer lui aussi est enlevé. Ce n'est pas comme s'ils ne se connaissaient pas. Ils ont été amis, amants et là, Jinsun ne sait pas trop comment les qualifier. Reste que Sen a vu ce qu'il y avait à voir lors de leur nuit passée. Jinsun, quant à lui, n'a que les souvenirs. Le corps de Sen lui paraît flou. Le bureau n'était pas propice à une re-découverte et la situation encore moins. Jinsun n'a pas le droit de demander ça. La serviette chaude vient glisser sur sa peau. C'est doux, ça fait du bien. C'est lent, ça le détend. Le calme, l'apaise. Et si Jinsun fermait les yeux, il les ouvre lorsqu'il sent la main de Sen sur son intimité. Ils se regardent. Il ne sait pas quoi en penser mais ça s'arrête. Sen l'habille ensuite et Jinsun le voit sourire. Une faible esquisse se dessine alors sur ses lèvres.

Sen s'assoit. Jinsun est hésitant mais le brun le ramène contre lui. C'est toujours doux. Prison agréable, surtout que les bras et jambes de Sen semblent s'enrouler autour de lui. Jinsun sent ses lèvres, elles sont posées sur sa nuque. Contact agréable. Jinsun, prisonnier consentant. Que Sen l'étouffe, le retienne. Il ne veut que ça. Et il l'a. Sen le serre fort mais il ne s'en plaindra pas. Sa voix le rassure. Il aime ce qu'il lui dit. Bébé, écho du passé. Surnom naïf mais apprécié. Les mains de Jinsun viennent glisser sur celles de Sen. Il ne veut pas se libérer de lui, juste le toucher. C'est une nécessité. Jinsun se sent protégé. Si l'alcool coule encore dans ses veines, Sen est un meilleur remède. Il le sait et l'a toujours su. « Ne me laisse pas...S'il te plaît. » Ses mains se resserrent autour de celles de Sen. Il veut les sentir encore mieux. « Pourquoi...Pourquoi tu as un chat ? » Question stupide balancée dans la pénombre. On la mettra sur le compte de l'alcool. « Tu es allergique. » Ses doigts caressent doucement les mains de Sen. « Ici...Est-ce que tu vis bien ? » Curiosité. Jinsun voudrait savoir. Beaucoup de choses même, est-ce qu'il est heureux ? Est-ce qu'il compte partir ? Rester ? Trouver quelqu'un d'autre ? Que des questions dans la tête. Pourtant, malgré ça, il se sent bien. Posé contre Sen, dans ses bras, emprisonné au paradis. Prison dorée, il veut bien prendre perpétuité.




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 hold me tight (jinsen) | Sam 17 Juin - 4:50


jinsen



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✧ ✧ ✧

Nouvelle faiblesse. Une dérive de plus à annoter dans le carnet de leurs erreurs. Ils sont deux hommes, amoureux, fous. Mais ils ne peuvent pas. Les sentiments, il faut les oublier, le taire et les étouffer. Ils ont beau créer le déluge à l’intérieur, il faut construire le barrage, s’empêcher de ressentir. Mais Sen. Sen, il ne sait pas, il ignore. Personne ne lui a donné le manuel et ce n’est pas comme si les réponses arriveront à lui simplement en ouvrant une page wikihow. Jinsun, il l’a dans le sang, dans ses veines et dans sa peau. Il hante ses pensées, ses désirs, ses envies. Il est le seul. Il n’y a jamais eu personne d’autres que lui. En dehors de l’aimer, Sen ne sait rien faire d’autres. Il se sent inutile, de trop sur cette terre. Mais ce droit lui a été enlevé et à présent c’est une âme errante. Il faut lui trouver un but, elle ne peut continuer à errer ainsi, sans fin. Sen s’est finalement tourné vers le mauvais chemin, le plus dur et le plus difficile. Celui de la vengeance. Pourtant, ses sentiments ne peuvent disparaitre justement d’un battement de cils. Ils sont beaucoup trop empeigné en son être comme marqués au fer rouge. Sen soupire, se déteste. Il ne peut plus se voir dans un miroir. Son reflet ? C’est une ode au dégout, de soi, de ses actions, de ce qu’il est devenu. Il pense à ses rêveries, à sa naïveté. Ses plans d’avenir, son regard brillant. Mais tout ça, rien, absolument rien, n’existe sans Jinsun. Une vie sans lui ne vaut pas la peine d’être vécu. Sen est détresse, épave vivante qui flotte dans un océan d’incertitude. Et le naufrage n’est pas loin. Il ne sait toujours pas comment il fait encore. Chaque respiration, chaque souffle qui s’engouffre dans ses poumons est un poison. Il se meurt, à petit feu. Jinsun devant lui, de ses yeux hagards et son air d’enfant paumé, transforme l’air inspiré en feu. C’est douloureux. L’homme qu’il aime souffre et il est la seule cause de sa souffrance. Il pense mais voudrait arrêter l’engrenage. Il doute de plus en plus. Peut-être (stupide, con, désir) que Jinsun l’aime toujours. Au moins encore un peu. Ou ne l’a jamais oublié. Il ne sait pas. Monstre hideux. Il se demande, au final, qui des deux est le pire. Jinsun a tué un homme, un inconnu qui les avait agressés. Mais lui, aussi, il est en train ôter la vie, bien que différemment. Le travail, c’est tout pour les Jeom. Alors, il est en train de tuer Jinsun, mais il n’a rien d’un inconnu. Jinsun c’est son homme. Le sien. Il n’a juste plus le droit de l’aimer.

La vérité verra bien le jour prochainement. Il ne sait pas quand. Mais les Jeom ne resteront surement pas sans bouger, leurs yeux sont partout. Sen sera débusqué et il devra être prêt pour le regard accusateur de Jinsun, haineux. Il ne sera vraiment plus rien pour lui à ce moment et d’ici là, il veut profiter. Il s’occupe de son corps qu’il essuie doucement. Atmosphère intime. C’est souvent le cas quand ils ne sont que deux, imprimés dans leurs gênes. Jinsun ne bouge pas. Magnifique poupée entre ses mains qui prennent soin de lui. Ses pensées dérivent, il a envie, de tant de choses. De ses lèvres, de son corps. De son odeur qui lui colle à la peau quand ils sont trop proches. Mais il a dit que tout ça était dans le passé. Plus d’écart. Plus de souffrance. L’équation est simple. Vêtements enfilés, ils regardent. Ils se sourient. Pourquoi est-ce que c’est aussi dur. Sen veut juste l’aimer, de tout son être. Il veut tout lui donner, sa vie et son avenir entre ses mains. Ces putains de sentiments le crèvent. Il veut arrêter de ressentir.

Il l’emprisonne contre lui, hume son parfum dont il s’enivre et caresse sa nuque de ses lèvres. Il l’aime tant et il lui a tant manqué. Le surnom trouve son chemin tout seul, comme une évidence. Jinsun est faible entre ses bras, comme un gosse. Ce n’est plus l’homme fort qui lui a fait l’amour il y’a quelques jours contre un bureau. Non, ce n’était pas de l’amour, il ne faut plus penser ainsi. Ils ont baisé. Et Sen se sent encore plus stupide. A qui veut-il faire gober ce mensonge ? Il garde Jinsun auprès de lui, le serre le plus fort possible. Il ne pense même pas à cacher ses bras lacérés, il n’y a pas beaucoup de lumière dans le petit salon de toute façon et Jinsun est bien trop ivre pour faire attention à quoi que ce soit. Il sourit contre son épaule. « Je ne te laisse pas. » Il bouge doucement comme pour le bercer entre ses bras. Il rit à l’évocation du chat. « Tu t’en souviens ? » demande-t-il sans réussir à cacher sa surprise. « Il grattait tout le temps à ma porte quand j’ai emménagé. Ça m’a rappelle le chat qu’on avait recueilli quand on était jeune et… » Il espérait à cette époque que, quand il reprendrait contact avec Jinsun et tout redeviendra comme avant, ils s’en occuperaient ensemble. Sourire amer sur ses lèvres. Ça ne fait même pas deux mois depuis qu’il est sorti de prison pourtant il a l’impression que cela fait bien plus longtemps. Tellement de choses sont arrivés, sa vie entière chamboulée. « Je prends des médicaments. C’est chiant mais…je me sens moins seul avec lui.» Il soupire et attrape la main de Jinsun dans la sienne. Rire amer cette fois. « Je n’ai pas trop le choix, c’est tout ce que mes économies et mon boulot actuel me permettent. » Il pourrait mieux vivre, mais les choses peuvent être pires aussi. « Tant que j’ai un toit, je m’en fous un peu du reste. » Il hausse des épaules, il est un gars simple au final. Un toit, une bière et un peu de nourriture. C’est tout. Et même ça, il pourrait y renoncer pour la présence de Jinsun encore un peu. « Tu veux rester ici ce soir, ta fiancée ne va pas s’inquiéter ? » il aurait voulu rajouter une réplique cinglante mais il se rétracte. De toute façon, Jinsun est trop bourré pour que ça le blesse vraiment. « Tout à l’heure, de quoi tu parlais ? C’est quoi ce pacte ? » Il n’a pas oublié ça. Il glisse sa main vers la joue de Jinsun et le force à se tourner légèrement vers lui, du moins assez pour qu’ils puissent se regarder dans les yeux. Leurs visages trop proches. « Je suis vraiment ta faiblesse ? »







i'm watching you
I have so much on my mind, so much weighing upon me. But when I'm with you, it all goes away. Let me return the favor.
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 hold me tight (jinsen) | Dim 18 Juin - 1:47


jinsen



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Sen, l'armure. Le rempart de protection. Celui qui le rassure, les bras dans lesquels il se lance encercler. Les seuls dans lesquels il veut l'être. Parce que l'emprise de Sen est un soulagement, il se sent bien. Enfant en lieu sûr, refuge. Jinsun est sain et sauf dans cette étreinte. Le corps de Sen est chaud, c'est réconfortant. Son odeur est enivrante, la douceur de sa peau aussi. Jinsun aime le sentir tout contre lui. Que ses lèvres soient dans sa nuque, elles lui manquent. Il lui manque. Et il a l'impression d'être retourné plusieurs années en arrière. Adolescence, aube de l'âge adulte ou presque. Jeunesse et mots d'amour. Jinsun se souvient encore de tout ça, de quand Sen le prenait dans ses bras et vice-versa. Si on lui avait demandé de décrire le paradis, il l'aurait réduit aux bras de Sen. L'alcool fait de lui un enfant. Il est perdu, curieux. Il rit pour tout et n'importe quoi. Il sourit bêtement, comme lorsque Sen parle. Esquisse naïve, il aime ce qu'il entend. Je ne te laisse pas. Jinsun voudrait qu'il le dise encore et encore. Que Sen n'arrête jamais de le susurrer, que ça devienne réalité. S'il voudrait être bercé au son de cette mélodie, Sen lui en ôte l'idée. Mouvements doux et il se laisse emporter. Jinsun, poupée, marionnette entre les bras de l'autre. Il est si bien, si paisible. Elles sont loin les nuits cauchemardesques. Peut-être que l'alcool lui offre un songe d'été. Et Jinsun, il laisse encore un doux sourire sur ses lèvres apparaître; le rire de Sen. Il l'entend et ça a l'air vrai. Ce n'est pas une fausse note à l'amertume déconcertante, c'est beau. C'est le son qu'il voudrait entendre tous les jours, provoquer et puis taire d'un baiser.

Jinsun continue de caresser la main de Sen. Il joue avec. « Je me souviens de tout. »Surtout de nous. Jinsun écoute, il se laisse bercer par l'histoire de Sen. Sa voix posée malgré la surprise, calme et apaisante. Il ne lui crie pas dessus comme la première fois, il ne gémit pas comme la deuxième. C'est un Sen ordinaire qu'il entend. « Tu te souviens de ça aussi ? » C'était la première pensée à laquelle Jinsun avait fait face en voyant ce chat rôder à ses pieds. Flashback du passé, inévitable. Et il rit légèrement parce que Sen aussi s'en souvient. Etrangement, la surprise est de mise dans leur situation. Rire parce qu'ils se souviennent, parce qu'ils pensaient s'être oubliés. « Il était mignon. » Jinsun sourit bêtement. L'image de l'animal lui revient en tête. Pourtant le mot mignon fait écho à Sen. Sen et ses yeux gonflés, ses éternuements à répétition et Jinsun fait la liaison entre lui et l'animal. Souvenirs qui reviennent à la surface. Et puis la réalité aussi. Jinsun est toujours calé contre Sen, les yeux qui vagabondent mais l'esprit concentré. Il boit ses paroles, écoute chaque syllabe, chaque mot qui sort de sa bouche. Il ne s'en lasse pas. Ses doigts se resserrent lorsqu'il entend parler de solitude. Ils veulent dire "je suis là". Un soupir plus tard et l'autre main de Jinsun vient être faite prisonnière. Un rire sort, il est différent du premier. Jinsun le sent, s'inquiète un peu mais les paroles défilent dans sa tête. « On m'a dit que tu faisais des gâteaux...Est-ce que tu m'en feras ? » Jinsun, il sait même pas trop ce qu'il raconte. Pourtant il persévère, s'enfonce un peu plus. « C'est nul mais je suis là si tu as besoin. » Sourire dans le vide, la culpabilité lui revient en pleine face. C'est lui qui a mis Sen dans cette situation. C'est lui qui a tué, lui qui l'a laissé payer à sa place. C'est à cause de lui si Sen fait un boulot bien loin de ses capacités. Il aurait pu faire tout et n'importe quoi, il était brillant mais cet éclat a été terni par la prison. Les opportunités se sont effacées au fil du temps. Jinsun continue de lui tenir la main. Enfin, les mains maintenant que Sen a pris la sienne. « Tu mérites tellement mieux...Je voudrais décrocher la lune et les étoiles pour toi. » Il se perd encore. Jinsun, il a l'alcool complexe. Il est dans un état de tout et n'importe quoi. Il passe de la joie à la mélancolie, de réflexions profondes à des commentaires naïfs et fades. Il est joyeux et triste à la fois, il connaît les planètes du système solaire mais il a oublié son adresse. Ou peut-être qu'il voudrait bien que ce soit le cas. Sa main tire celle de Sen vers ses lèvres. Il y dépose un baiser dessus. Jinsun, il est aussi lucide que perdu. C'est comme si son cerveau s'était détraqué avec les degrés d'alcool, les verres enfilés.

Il rit. Que ce soit pour rien ou juste à la mention de sa fiancée. Bobae. « Non, non. Je lui ai dit dès le départ qu'il ne fallait rien attendre de moi. » Il acquiesce ses propres paroles de la tête. Enfant de cinq ans, même pas. Et puis ses yeux glissent sur l'anneau qu'on le fait porter. Il 'a juste mis dans le bureau de son père. Pour faire bonne figure. Sinon, il ne le met pas. Il n'aime pas qu'on libère les chaînes qui l'entravent. Jinsun, il est perdu dans ses pensées. Mais Sen, il ne laisse pas ça durer. Pacte. Son sang ne se glace pas comme à l'accoutumée. Jinsun se surprend juste d'avoir oublié. Ouais, peut-être qu'il en a parlé. A vrai dire, il sait plus trop. Sen, il ne pense qu'à lui. Lui et les bras qui l'entourent, le souffle qui se répand sur sa peau. Ses caresses, son odeur. Sa simple présence. Et si Jinsun semble perdu un instant, Sen ne le ménage pas. Sa main glisse et la tête de Jinsun avec. Légèrement retourné, il le voit. Croise son regard. Et c'est un peu trop près pour eux. Leurs visages sont si proches, leurs lèvres sont si peu éloignées. Les yeux de Jinsun dérivent sur celles de Sen. Puis ils remontent vers ses yeux. « Le pacte...» Il sourit bêtement. « C'était pour nous, un peu pour toi. Un peu pour moi aussi. » La main de Jinsun vient caresser la joue de Sen. « Ils m'ont forcé...Ils m'ont dit que c'était la meilleure solution pour tout le monde. » Il ne le lâche pas des yeux. Les siens commencent à papillonner un peu. Il est presque hypnotisé. « Mais c'était pas vrai. J'en ai crevé tu sais. » Peut-être que là ça sonne l'alarme. Ton déçu, enfant à qui on a menti. Le pire, c'est que ses géniteurs n'ont eu aucun scrupule.

Jinsun a détourné les yeux. Sa faiblesse. Il retourne vite à Sen. Ses yeux lui reviennent. Il le fixe pendant un instant. Lueur qui s'allume à nouveau. « Oui, c'est toi. » Jinsun sourit, presque fier de cette semi-confession arrosée. « Tu es beau et tu m'as manqué. » Enchaînement de réflexions stupides, ça n'a aucun sens. Le discours de Jinsun, il est comme lui : il ne tient pas debout. Et si tout semblait léger dans sa tête, Jinsun arrête de rire. Instant lucide et il fixe Sen, encore et toujours. Hypnotique, voilà ce qu'il est. « Tu seras toujours ma faiblesse. » Il le dit de façon sérieuse, le ton est différent d'il y a une minute. Et Jinsun, il ne résiste pas. Il s'approche tout doucement. Maintenant qu'il l'a dit, il est libre. Libre d'embrasser Sen, chose qu'il ne tarde pas à faire. Ses lèvres viennent doucement se poser sur celles de Sen. C'est une pression tendre, chaste et naïve. Jinsun s'attarde sur celles-ci. Il voudrait les goûter à jamais. Elles sont comme Sen, irrésistibles. Et puis son corps resté en suspens s'allonge finalement sur l'autre. Ses lèvres se décollent et sa tête glisse dans le cou de Sen. « Je veux rester avec toi cette nuit. » Vieil écho de la question passée qui lui revient. Jinsun n'a pas envie de se décoller de Sen. Il veut juste qu'il n'arrête pas de le serrer, d'être avec lui. Il veut qu'ils existent ensemble, au moins pour ce soir.




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 hold me tight (jinsen) | Dim 18 Juin - 22:41


jinsen



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Jinsun. On dirait un gosse entre ses bras. Un petit môme paumé qui ne sait plus où aller, où avancer. Sen ne se souvient pas que le jeune homme ait l’alcool aussi triste. La dernière fois où ils ont bu ensemble remonte à si loin de toute façon, c’est comme une rêverie. Entre eux, plus rien ne semble réel. Ce sont des images qui lui reviennent, entrecoupées, en noir et blanc. Elles semblent si lointaines que parfois, il se demande si elles sont réellement existées. N’est-il pas simplement en train de se créer une vie avec un homme sur lequel il fantasme ? Peut-être qu’il n’y a jamais eu d’eux, de nous, qu’ils ne sont que de simples inconnus. Peut-être s’il ouvre les yeux, assez grand, il pourra faire face à la réalité. Que rien de ça n’existe. Et Jinsun s’évaporera d’entre ses bras. Nuage vaporeux. Peut-être qu’il est encore en prison avec cet homme au regard mauvais dont il partage la cellule, celui qui créait souvent des disputes pour rien, la cause d’une centaine de ses milles blessures aux bras. Pourquoi ? Il veut arrêter de se faire mal, de ressentir. Il se demande, se pose des questions. Idiotes, mais elles sont là. S’il déloge son cœur de ses attaches, est-ce que les sentiments qui s’y trouvent se dissiperont aussi. Comment peut-il même parler encore d’amour quand il est la cause de la peine de Jinsun. Il avait promis de l’aimer, de le protéger. Les choses ont changé, c’est vrai. La situation est différente, mais est-ce que sa parole ne vaut que ça ? Jinsun a peut-être souillé leur amour mais c’est lui qui l’a achevé en lui marchant dessus. Ses paroles, elles ne sont plus que mensonges. Belle, stupide, illusion. Il veut arrêter de son sentir mal.

Il tente de faire le vide. Dans son crâne, dans son cœur qui s’enflamme. C’est perdu d’avance. De l’énergie dépensée inutilement. Qu’il est con. Horriblement con. Il ne peut oublier un homme qu’il est présentement en train de serrer contre lui, à lui couper le souffler, à lui faire craquer ses os. Paroi de chair fine et fragile. Sen soupire à nouveau. Il ne sait faire que ça. Debout devant la fatalité de son cœur qui s’agite. Souffle chaud contre la nuque tant aimé. Il y dépose un baiser, plusieurs même. Il ne veut malgré tout pas le reconnaitre. Le contact est doux, presque trop. C’est à peine si l’autre le ressentira, s’il le ressent. Les souvenirs, encore. Paume contre dos. Jinsun affirme, malgré l’ivresse, malgré ses pieds qui chancèlent. Il est catégorique. Il se souvient, de tout. Sen se demande s’il se souvient d’eux, de leur amour et de leurs rêves. Est-ce qu’il se lève le soir, en sueur, le souffle battant, parce qu’il ressasse leurs nombreuses nuits fauves, ébats sauvages ? Est-ce qu’il baisse alors les yeux sur sa fiancée, sublime créature, et se dit que, oui vraiment, il aimerait que ce soit cet adolescent cabossé de ses souvenirs à sa place. Sen n’en croit rien, comment peut-on lui demander de croire un homme qui ne sait aligner ses pieds. Sen, il se souvient des mots durs, leur courbe rugueuse qui écorche l’âme. Il se souvient de la fin. La leur.

A vrai dire. Il a besoin de s’en souvenir, c’est à ça qu’il doit s’attache pour ne pas se dire que cette vengeance ne valait rien. Que la souffrance avait été non nécessaire, inutile. Comme son existence, lui qui foule cette terre sans raison. Jinsun lui a enlevé la raison et il continue de le rendre fou. Comme un jeu. Souvenir à deux. D’un chat errant. Il avait toute son importance parce qu’il était leur toute première responsabilité à deux. Bien sûr, ça n’a rien d‘adopter un enfant. Mais eux, c’était suffisant. « Hm, très mignon. » Murmure distrait, presque d’ailleurs. Ils sont idiots. Et Jinsun qui se cale plus contre lui, serrent ses doigts est une torture. « Qui t’as dit-ça ? » Jinsun ferait des recherches sur celui, ce n’est qu’ainsi qu’il saurait qu’il travaille dans une boulangerie. Et enfin la réalité s’impose à l’ex prisonnier, Jinsun est venu directement chez lui, pourtant il ne lui a jamais donné son adresse. Chaque geste, chaque acte de Jinsun montre son intérêt, il ne l’a pas oublié. Mais ses mots tentent d’affirmer le contraire. « Si tu veux. » Il repense à sa boite de gâteaux, à peine entamée. Elle est posée sur la table basse. « Il y’en a dans la table à côté, la petite boite. Je ne sais pas si tu as envie de manger là. » Vu tout l’alcool qu’il semble avoir bu, Sen n’est pas certain. Un rire amer traverse ses lèvres. « Non, Jinsun, tu n’es pas là. Tu ne l’es plus depuis six ans. Tu es juste bourré et demain je n’existerai plus. » Triste constat. Réalité aussi. Sen ne veut plus de faux –semblant, les faux espoirs et tout le reste, il a assez donné. Il a même donné de ses années, de son avenir. Prix beaucoup trop cher et qu’il n’est pas prêt à payer de nouveau. Malgré ses sentiments. Il est amoureux mais pas con. Du moins pas irrécupérable. Il a été idiot une fois, pas deux fois. « Je ne veux ni lune, ni étoiles. Qu’est-ce que j’en ferai ? » La lune n’est pas un toit sous lequel s’abriter et les étoiles ne lui rempliront pas l’estomac. « La lune et les étoiles, c’est pour les gens qui ont déjà tout Jinsun, pour les gens comme toi. » Ceux nait avec une cuillère en argent, en or, ou n’importe quelle autre pierre précieuse. Lui il n’a pas ça. Il comprend l’intention de Jinsun, il n’a pas à être aussi mauvais avec lui. Mais Jinsun ne l’a pas vraiment ménagé avant. Dent pour dent. Sen, être de rancune.

Et Jinsun continue. Mystère ambulant et alcoolisé. Mystère entre ses bras à la fois frêles et forts. Sen a toujours été brillant et c’est rapide qu’il arrive à faire un fil, à relier les points. Encore plus quand Jinsun affirme que sa fiancée ne peut s’attendre à rien de sa part. Jinsun et Bobae. Bobae et Jinsun. C’est vrai que c’est douteux. Mais c’est la vérité qu’on lui a offert. Il a le choix entre la consommer ou vivre dans le déni. A son tour, presque instinctivement, ses yeux glissent sur cet anneau en or. Il l’a senti de la pulpe de ses doigts en caressant la main de Jinsun mais n’a pas tenu jusque là à y poser les yeux. Le poignard qui est venu s’enfoncer dans son cœur lui a rapidement rappelé pourquoi. Mais il ne laisse pas ce détail le troubler, pas pour le moment. Il préfère parler d’autre chose. Par exemple le pacte. Il a besoin de savoir et il sait qu’il doit profiter de l’ivresse de Jinsun qui lui délie progressivement la langue. Ils se regardant. Très proche. Trop. Ils ne devraient pas. Oui, le pacte. Sen hoche doucement de la tête, dans son regard il y’a cette lueur encourageante et bienveillant, celle qui pousse l’héritier à parler un peu plus. Dévoiler un peu plus. Alors Jinsun a été forcé, il ne sait pas exactement à quoi. Il peut deviner. Cette situation. Eux deux. Son cœur rate un battement, juge que risquer de le tuer n’est pas une si mauvaise idée. C’est un espoir dont Jinsun trace les lignes incertaines, un crayon mal taillé. Mais sur lequel tout repose. L’éventualité, la possibilité, que leur amour soit réel. Sen ferme les yeux quand la main de Jinsun lui caresse la joue. C’est agréable. Ça lui a manqué. « Alors…ce que tu m’as dit l’autre jour, c’est à cause de ce pacte aussi ? » Sa voix est à peine audible, il doute même que Jinsun puisse l’entendre, ou le comprendre, dans l’état où il était. Il comprend un peu. Ils, c’est peut-être les parents de Jinsun. Il sait qu’il ne l’ont jamais, surtout le paternel Jeom, il l’a toujours vu comme une nuisance. Quelqu’un qui détourne son fils du droit chemin. Il n’a pas tellement tort au final, c’est bien Sen qui l’a poussé à tuer. Tout revient à lui, comme une chaine destructrice.

Il ouvre les yeux. Ils s’observent. Il est sa faiblesse. Jinsun le confirme, rajoute quelques autres réflexions. Et Sen se surprend à rougir. Comme s’ils n’étaient que des adolescents. Ils le sont toujours au fond, des enfants qu’on a essayé de faire grandir trop vite. Personne ne leur a demandé leur avis. Personne n’a tenté de plutôt suivre leur rythme. « Je ne sais plus quoi croire, Jinsun. » Parfois c’est blanc, d’autres noir. Et il n’a plus de force pour tout ça. Pourtant quelque chose a changé, ce n’est plus des rires d’ivrogne qu’il entend. C’est un visage sérieux. Jinsun, soudain, semble sobre et lucide. Il s’approche, c’est dangereux. Sen ne veut plus faire ça, il veut le repousser. Mais son corps ne bouge pas. Ses yeux fixent les lèvres qui s’approchent des siennes avec envie. Le contact de leurs lippes est chaud et tendre. Pourquoi est-ce qu’ils s’embrassent quand ils avaient promis de ne plus le faire. L’attraction est irrésistible. Jinsun s’est tourné complétement, au-dessus de lui, son corps allongé contre le sien. Les mains de Sen glissent sur son dos et s’arrêtent au plus bas. Il le colle un peu plus à lui ainsi. Il plie la jambe contre le dos du canapé pour laisser plus d’espace à Jinsun et le sentir plus aussi. « Enlève ça si tu restes alors. » Sa main attrape celle de Jinsun et déloge l’anneau de son annulaire et le pose avec négligence sur la table. « Tu ne peux pas appartenir à quelqu’un d’autre quand tu es avec moi. » Il redresse Jinsun légèrement pour admirer son visage. « Ne me cache pas ton visage. » soupire-t-il. « J’y ai tellement pensé en prison. A tes yeux, ton nez, tes lèvres. J’ai tellement prié de pouvoir les voir juste quelques secondes. » Il dépose un baiser sur son front, ses lippes glissent ensuite sur ses joues puis il l’embrasse doucement. Caresses subtiles. Leurs souffles mêlés, il respire à travers lui. A travers leurs soupirs. « Est-ce que je vais devoir à chaque fois attendre que tu sois triste et bourré pour me revenir ? » Il ne quitte plus ses lèvres. Les baisers qu’ils échangent ont un goût de tristesse. Sen n’arrive pas à se sentir heureux. Parce qu’il sait que tout ça est éphémère. « Viens-là. » Il se redresse légèrement, bouge de façon à se retrouver assis, Jinsun au-dessus de ses genoux. Ses mains remontent sur ses épaules nerveuses et carrées, sa gorge, avant d’encadrer son visage. « Je suis désolé. » Il ne peut pas lui expliquer plus, il ne veut pas que Jinsun le haïsse. Il se hait déjà assez. Et il a besoin de l’amour de Jinsun. Il ne veut pas que le jeune homme pense plus à ses mots et vient alors capturer ses lèvres de nouveau. Il a besoin de le sentir entièrement, chaque centimètre de sa peau se doit d’être sien. Ses mains s’agrippent aux hanches de Jinsun, un peu trop violement, un peu trop fort. « Est-ce que tu penses à moi, quand tu es avec elle ? » Il ne sait pas s’il est prêt à entendre la réponse, quelle qu’elle soit. S’il a le droit à ce genre de questions. Ses lèvres possessives glissent sur le bas de la gorge de Jinsun, parcelle de peau encore visible. Il l’embrasse, s’y attaque longuement avant de la marque, de ses dents et sa langue. Marque indélébile, pour quelques jours du moins. Un rappel de lui, pour Jinsun, et surtout pour elle. Il ne doit pas y penser. Il le regarde. Il ne s’en lasse pas, jamais. Il sourit. « J’ai parfois l’impression que tu t’amuses, à me faire souffrir, à me paumer. Et je suis encore là en demander plus. »







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 hold me tight (jinsen) | Lun 19 Juin - 23:08


jinsen



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✧ ✧ ✧

Jinsun l'enfant. Il divague, se perd. Mais Sen le retient, le soutient. L'attire contre lui, il le laisse goûter à la sécurité. Jinsun, il lui dit qu'il se souvient. Ce n'est pas s'il avait pu oublier l'inoubliable, effacer l'ineffaçable. Sen, Sen est indélébile. Leurs souvenirs aussi. Ils vivent en lui, en eux. Du moins, Jinsun l'espère. Il s'est raccroché à ça lorsque Sen était en prison. Seul remède pour calmer sa peine, ses angoisses. C'est la main de Sen qu'il imaginait dans la sienne. Oui, lorsqu'il se réveillait en sueur, perdu après un énième cauchemar. Son esprit vagabondait, direction Sen. Etrangement, il a toujours su comment le calmer. Que ce soit dans ses songes ou dans la réalité. Ce soir n'échappe à la règle. Rien que la simple présence de Sen le guérit. Peut-être aussi que ça le tue mais il ignore cette partie. Il ne voit, ne sent que le côté réconfortant. Les grandes mains, le souffle chaud, les caresses, les baisers dans sa nuque. Le ton autoritaire, celui qui le retient, qui fait que Jinsun reste. Il n'y a que ça, qu'eux deux et même si c'est voué à disparaître, pour l'instant c'est assez. Jinsun respire, n'étouffe plus un instant. Ils sont loin les mots de son père. De ce géniteur qui l'humilie, le met à genoux et le sermonne sans aucune pitié. Il enfonce le couteau dans la plaie, il marche dessus. Il appuie où ça fait mal. C'est comme ça depuis l'enfance de Jinsun. Prison dorée, le juge qui se trouve en son père. A chaque fois, il a profité des faiblesses de son fils. Et depuis son adolescence, c'est toujours la même. Sen.

Jinsun sourit en repensant au chat. Il a l'impression que ça fait tellement longtemps. Que ce n'est qu'un mirage - comme eux. - Pourtant, c'est bel et bien vrai. Il y a même une photo qu'il en a gardé. Sen et le chat. Bien sûr, il ne le dira pas. C'est une partie de lui qu'il a enfermé dans cette boîte. Boîte de pandore, celle qu'on ouvre de nostalgie. Celle qui contient des souvenirs brûlants, douloureux tellement ils datent. Ils ramènent Jinsun à l'époque où tout allait bien. Où lui et Sen n'étaient que des adolescents. Relation passionnelle, fusionnelle aussi. Et dans son cœur, ça tambourine parce que maintenant, c'est différent. Jinsun, il revient à la réalité. Enfin, à ce qu'il voit de son regard alcoolisé. Ses doigts serrent ceux de Sen. Il est là avec lui, vivant et il a encore besoin d'en être sûr. Il serre, écoute. Question stupide. Est-ce qu'il pensait vraiment que Jinsun allait le laisser dans la nature ? L'oublier alors qu'il est dehors ? Non, non. Jinsun veut savoir, veiller sur lui et aussi apaiser son cœur. Tuer les doutes qui l'envahissent. Il veut que Sen vive et surtout être sûr que son père respecte sa partie du marché. « J'ai demandé...Je voulais pas qu'il t'arrive quelque chose. » La voix presque faible mais tout de même audible. Il joue avec ses doigts, essaie d'oublier qu'il déballe tout ou presque. Ce n'est même pas comme s'il le réalisait. Jinsun est presque un livre ouvert après plusieurs verres. Enfin, quand il est avec Sen. Parce que c'est Sen, la sécurité. La paix intérieure et dans son monde, surtout lorsqu'ils se touchent. Et Sen parle de gâteaux. Jinsun sourit, pourtant l'idée lui donne la nausée. Il n'ose même pas regarder la boîte. « Ce n'est pas une bonne idée. » Il rit un peu, stupidement. Jinsun, c'est une loque humaine ce soir. Ce soir et tous les autres soirs en fait. Sauf que là, l'alcool en est aussi la cause. Et s'il rit sincèrement, chez Sen c'est différent. Amertume dans cette mélodie. Et les mots fusent, des balles. Mais Jinsun, il est trop bourré pour argumenter, pour promettre. Il n'a qu'un 'non' à répliquer. C'est un gosse. « Je suis toujours dans l'ombre. » Il rit encore. Phrase digne d'un film. Peut-être qu'il répète juste ce qu'il a entendu. Il voudrait lui dire qu'il sera là mais il n'en sait rien. « T'as toujours existé, t'es ici. » Il tape sur son cœur. C'est con mais peut-être que ça en dit plus que tous les mots du monde. Même si Sen ne le croit pas, c'est un fait. Gravé dans ce putain d'organe, il ne s'y déloge pas. Il perdure et même après six ans derrière les barreaux. C'est intemporel, pas voué à s'arrêter malgré la destruction qui les menace. Jinsun, il ne peut pas oublier. Pas l'oublier lui, pas Sen.

Et ça continue. L'alcool n'anesthésie pas tout. Jinsun, il se sent quand même lacéré. C'est tout doux, ça s'infecte à chaque mot. « Je m'en fous, je te les donnerais quand même. » Gamin, gamin insupportable. Il n'est bon qu'à gémir des promesses insensées. Il n'y a qu'à Sen qu'il promet la lune et les étoiles mais ça, l'autre ne le sait pas. Il ne voit que ce que Jinsun peut lui montrer. Mais ce soir, c'est pas pareil. Non, Jinsun a bu et il perd le contrôle. Il dit ce qu'il devrait taire. Jinsun, il faudrait le bâillonner pour les sauver. Il gâche tout, parle, parle. Il se libère sans s'en rendre compte et cela même s'il devra tout nier le lendemain et les jours d'après encore. Pour l'instant, c'est tout ce qu'il a, tout ce dont il est capable. Le reste n'existe pas. Et les questions de Sen, il y répond. Le pacte, le pacte. Il en parle vaguement, il ne mesure pas la gravité de ses paroles. De ses actes. Ils se regardent et sa main glisse sur la joue de Sen. Caresse d'antan, murmure à peine audible. Jinsun, il ne sait pas s'il hallucine mais il répond quand même. « Tout est à cause du pacte...» Sourire faussé, malheureux. Triste parce que c'est vrai et qu'il est impuissant face à ça. Il a signé. Que peut-il faire ? Il a tué. Que peut-il effacer ? Il l'a aimé. Que peut-il dire ? Rien. Sen reste sa faiblesse et c'est consigné dans le pacte. Sen en est la pierre angulaire.

Sen, c'est la faiblesse sur laquelle on appuie. Le point de rupture, sensible ; celui sur lequel il faut faire pression pour atteindre Jinsun. Et lui, il le confirme. Le lui dit, comme si ce n'était pas assez évident. Si Jinsun a le cerveau qui tourne au ralenti, il comprend tout de même ce que Sen lui raconte. Il le fixe, regarde ses lèvres. « Crois-moi; » Les dires d'un homme au sang rempli d'alcool, pourtant il le pense. Le veut. Il souhaiterait réellement que Sen puisse le croire ou veuille juste le faire. Son expression change. Attirance insensée pour les lippes de l'autre. Malgré tout, ça ne changera jamais. Baiser déposé, il s'affaisse. S'allonge sur Sen. Jinsun, il ne peut s'empêcher d'apprécier les mains de Sen. Elles viennent dans son dos, glissent sur celui-ci. Il sent qu'on les colle. L'œuvre de Sen dont la jambe est repliée afin qu'il puisse mieux s'allonger. Ils se sentent, leurs corps qui se touchent. Se reconnaissent. Si leur baiser avait conduit au silence, Sen reprend la parole. Jinsun sent sa main qui est attrapée. Capturée par celle de Sen. Il n'a même pas le temps de réaliser ce qui se passe. Il n'entend que les mots. Il ne voit que les gestes sans s'y opposer. Sen lui retire l'anneau qui lui serre de bague de fiançailles. Jinsun, il sourit stupidement. Oui, parce que ça n'a rien de drôle. Sauf que lui, il aime que Sen défasse ce qui a été fait, qu'il le rende comme avant, sans cette bague qu'il déteste tant. Le bijou finit posé sur la table. Nouveaux mots, même esquisse. « Je suis toujours à toi. » Ses yeux dérivent vers l'anneau. « Cette bague, elle veut rien dire. » Enfin, pas avec Bobae. Jinsun sait très bien qu'elle mérite mieux que lui. Elle a besoin de quelqu'un qui puisse l'aimer, pas d'un homme amoureux d'un autre. Elle se voile peut-être la face mais il persiste à essayer de lui faire ouvrir les yeux. Bobae est encore si jeune. Et puis, elle mérite de goûter au grand amour. D'avoir avec quelqu'un ce qu'il a eu avec Sen, ce qu'il voudrait encore avoir. Et Jinsun, il revient regarder Sen. Sauf que l'autre le redresse. Il sourit encore à ses mots. Ne me cache pas ton visage. Et Jinsun, il continue d'écouter. Il se sent aimer dans les paroles de l'autre. « Je veux voir les tiens tous les jours. » Rire d'enfant. La tristesse qu'il essaie de masquer. Même l'alcool n'apaise rien. Jinsun sait très bien que ce n'est pas possible. Tout ce qu'ils ont, ce qu'ils partagent est voué à disparaître, à finir. Jinsun a toujours détesté les fins. Il se concentre alors sur le présent. Sur les lèvres de Sen qui passent de son front aux siennes. Ils s'embrassent lentement, profitent l'un de l'autre. C'est doux, doux et ça disparaîtra aussi. Jinsun ne répond rien. Il laisse leurs lèvres se rencontrer à nouveau. Il ne sait pas ce qu'il ressent. Il aime Sen, c'est certain mais il a l'impression d'être dans un monde parallèle. Cette scène, elle ressemble à ses songes. Il ne sait quand il s'en réveillera.

Les mots de Sen. Il s'en enivre. Jinsun est totalement à sa merci. Son corps suit le mouvement lorsque l'autre s'assoit. Il est sur lui, la proximité ne s'efface pas. Il sent les mains du brun qui remontent sur son corps, elles finissent par encadrer son visage. Jinsun ne peut qu'observer Sen. Ses traits, tout de lui. Il ne comprend pas ce qu'il lui dit. Pourquoi est-il désolé ? Aucune idée. Les interrogations disparaissent, Jinsun s'en fiche. Il le veut juste lui. Il sent des mains comme possessives, fortes qui retiennent ses hanches. Ses bras à lui entourent Sen. Il sourit à sa question. « Oui. » Simple réponse. « Je pense tout le temps à toi. » Jinsun, il a l'honnêteté d'un enfant devant Sen. Il ne fait pas le poids, surtout pas avec ce qu'il a bu. Les mots s'écoulent sans qu'il puisse en comprendre les conséquences. ça vient et lui, il laisse faire. Il se laisse aller avec Sen. Il sourit encore lorsque les lèvres de Sen lui reviennent. Bas de sa gorge, endroit sensible. Et Sen y laisse trace de son passage. Jinsun sent sa langue et ses dents qui dessinent sur sa peau. Il lâche un petit gémissement, ses mains caressent les cheveux de Sen. Qu'il continue et surtout qu'il ne s'arrête pas. Après l'anneau, la marque. Qu'il fasse de lui ce qu'il veut. Et puis Sen vient lui sourire. Jinsun continue de caresser ses cheveux et sa nuque. « Désolé. » Jinsun, il ne peut rien répliquer de logique. C'est tout ce qu'il a à la bouche. Sa tête retombe sur l'épaule de Sen. Il la tourne pour finalement lui murmurer à l'oreille. « Moi je demande plus de toi. » Jinsun se redresse tout doucement pour revenir en face de Sen. Il le regarde, remet quelques mèches de cheveux en place. « Joue avec moi. » murmure t-il contre ses lèvres. « Fais-moi ce que tu veux ce soir. » Le désespoir, ça le prend. Mais il résiste et il l'embrasse. Doucement et puis avec plus de fougue. Ses mains glissent, remontent. Tout est désordonné, leurs baisers aussi. Et Jinsun il se perd. Il veut encore une autre nuit. Il va se faire du mal en y repensant, quand ce sera fini mais entre eux, c'est comme ça. C'est impossible. Ils n'ont que des moments volés, des excuses et ce soir c'est l'alcool et la tristesse.




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 hold me tight (jinsen) | Sam 24 Juin - 14:39


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✧ ✧ ✧



Souvenirs à deux, pourtant un amour oublié. Sen repense au passé, à tout ce bonheur qu’il ressentait en étant avec son ex petit-ami. Jinsun l’avait rendu réellement heureux. Avec lui, il n’avait peur de rien, personne. Il se sentait de taille à affronter n’importe qui s’interposerait entre eux, même les parents Jeom. A l’époque, ses études lui auraient permis d’avoir une situation plus que satisfaisante et se sortir du bordel dans lequel il vivait afin de pouvoir être méritant de Jinsun, mais surtout pouvoir fuir n’importe où ailleurs avec lui. Il se sentait invincible avec l’amour de Jinsun, si bien que quelques années en prison lui semblaient être dérisoires si cela suffisait à leur permettre de continuer à être ensemble. Mais il se trompait. Lourde et douloureuse erreur. Le froid à côté de lui quand il dormait le soir laissait un goût amer à ses rêves, les nombreuses bagarres lui donnaient envie de mourir. Il se voyait dépérir. Et le plus horrible était qu’il ne cessait de penser à Jinsun, quand ce dernier refaisait sa vie tranquillement. Echappant à son crime. Sen n’est pas arrivé à sauver ni à protéger leur amour. Il n’a même pas réussi à se protéger lui-même. Il perdait sa joie, ses rires. Il perdait goût à tout alors que c’étaient ses oreilles qui n’étaient plus fonctionnelles. Et Jinsun continue la torture. Encore. Toujours. Sans relâche. Il souffle le chaud et le froid. Sen ne sait plus. Contre lui, Jinsun a l’air d’un enfant et les enfants ne mentent pas. Il veut tant lui refaire confiance. Pourtant il a conscience que cette faiblesse ne durera pas, à moins d’enfermer le brun et le forcer à continuer à boire dès que ses idées se faisaient plus clair. Il n’a pas envie de ça. Aussi attendrissant puisse-t-il être. Sen ne veut pas d’un enfant, il veut cet homme qu’il a aimé de tout son être un jour, jusqu’à s’en damner. Celui qui a dérobé une âme simplement parce qu’on avait osé mal juger leur amour. Pourtant il reste là. Il prend ce que Jinsun daigne bien lui offrir.

Parler du passé fait encore plus mal que de sentir Jinsun contre lui, le serrer fort tout en sachant qu’il ne lui appartient plus. Mais il fait avec, souffle contre sa nuque et se délecte de chaque réaction de son corps au sien. Sen revit le passé. Il a un rictus amer quand Jinsun affirme s’être informé de son cas, pour que rien ne lui arrive. Il doute que quoi ce soit lui arrive à présent. C’est durant son séjour en prison qu’il aurait dû s’inquiéter et se demander où il en était, s’il était encore vivant ou mort dans un coin de sa cellule. Rien de pire ne peut arriver à présent, il a déjà tout vécu. Il suit du regard le mouvement de Jinsun. Sa main qui se pose sur son cœur, affirme qu’il se trouve là. Sale gosse. Stupide gosse. Il devrait le virer de chez lui et continuer de dormir. Mais la vie n’est pas aussi simplement n’est-ce pas, ça se saurait sinon. Jinsun lui promet la lune et les étoiles mais Sen n’en veut pas. Pourtant il insiste alors l’ex taulard le laisse. Il n’est pas bon d’argumenter avec lui dans l’état où il se trouve. Jinsun n’écoute rien. Il dit simplement, sans logique, ces mots en lesquels il semble tant croire. « Comme tu veux. » soupire-t-il finalement, las. Sen, il n’en demande pas tant. Il veut juste avoir l’homme qu’il aime avec lui. Le reste, ce n’est que des détails. Il profite de l’ivresse pour le faire parler, en apprend plus ainsi. Il relie les points facilement, heureusement, la prison n’a rien pris de son cerveau. Peut-être. Oui peut-être bien que, simple hypothèse destructrice. Que Jinsun n’a jamais cessé de l’aimer. Une sorte d’espoir. Pour le meilleur et surtout pour le pire. Sen veut vraiment croire en ses paroles. Encore plus quand l’autre fixe ses lèvres avec autant d’envie. Ce n’est pas quelque chose qui peut être simulé, encore moins avec tout cet alcool. Ils s’embrassent et Sen le rapproche de lui. Il veut le sentir contre lui. Il veut sa peau contre la sienne. Il lui enlève cet anneau. Parce qu’il n’accepte pas un Jinsun qui appartienne à une femme. Il s’en fout si cette bague ne veut rien dire, il préfère qu’elle ne soit pas du tout au doigt de Jinsun. Parce que la symbolique est toujours là. Ainsi, lui aussi peut se donner l’illusion que tout va bien, que tout est parfait entre eux. Jinsun ne l’a pas rejeté comme une merde l’autre fois. Et lui n’a pas fait perdre une fortune à sa famille. Ils peuvent continuer à se voiler la face un peu, croire en cet amour qu’ils se partagent mais qu’ils malmènent tout autant.

Il assoit doucement Jinsun sur ses genoux, veut profiter de son visage, de l’avoir uniquement pour lui. Il sourit doucement. « Ce n’est pas possible. » Ils ne peuvent pas se voir tous les jours, il ne peut même pas affirmer que ce soir ne sera pas leur dernier. C’est déjà un soir de plus, entre eux. La promesse a déjà été rompue une fois. Tout ça n’était pas destiné à se passer. Ils sont si proches physiquement mais le fossé entre eux ne cesse de se creuser. Le monde est contre eux. Il frôle ses lèvres avec tendresse et les caresse lentement. Un échange langoureux qu’ils tentent de faire durer le plus longtemps possible. Et son corps y réagit doucement. Ses mains empoignent le brun, le colle plus à lui si possible. Il a l’impression que ça ne sera jamais assez. Rien n’arrivera à compenser ses six années sans l’autre. C’était trop long. Il adore la sensation des bras de Jinsun autour de lui. « Moi aussi, je pense tout le temps à toi. » répète-t-il doucement. Son front vient se poser doucement sur celui de Jinsun, comme pour sceller une promesse. La leur. Sen ne veut pas s’envenimer d’autres pensées ce soir. Il se laisse être faible. Aussi. Le gémissement de Jinsun lui donne envie de continuer à marquer sa peau, juste pour que cette douce musique perdure un peu plus. Il ferme doucement les yeux quand le brun vient remettre ses cheveux en place, découvrant son visage. « Tu es sûr ? » et comme en réponse silencieuse, Jinsun vient l’embrasser avec plus de fougue. Passion de leur jeunesse. Ses mains sur son corps lui font lâcher de doux soupirs et Sen ne peut résister plus. S’il l’envie de résister ait jamais existé. Il attire Jinsun un peu plus contre lui et se redresse. Il ne veut pas qu’ils le fassent ici, sur un simple canapé trop petit. Ni même les souvenirs du bureau dur sous son dos. Il fait attention aux pas de Jinsun, incertain des effets que laisse toujours l’alcool sur son organisme et l’entraine jusqu’à sa chambre. Ce n’a rien de luxueux mais le lit est assez grand pour deux personnes et les volets ouverts laissent filtrer un peu de la lumière blanche de la lune. C’est suffisant. Il le pousse doucement contre le lit et le surplombe. Ses lèvres l’appellent de nouveau. Et il ne leur résiste pas. Doucement. Il le déshabille avec la même lenteur dont il l’avait habillé quelques minutes plus tôt, découvre le corps familier de Jinsun. Il n’a pas tant changé d’avant. Il semble juste plus fort, plus ferme. Sen apprécie l’avoir au-dessous de lui, comme à sa merci. Il se décale légèrement le temps d’enlever ses propres vêtements avant de revenir à lui. « Comment fais-tu pour être aussi beaux. » Ses yeux l’admirent, l’idolâtre presque comme le plus précieux des trésors alors qu’il caresse sa joue, descend pour flatter ses flancs puis cajoler son intimer. Chaque mouvement est lent comme s’il comptait les secondes. Une après l’autre. Il veut s’enivrer de ses gémissements, de son corps qui se tend et détend, suit ses mouvement. Il revient à son visage qu’il encadre et dépose des baisers papillons sur ses lèvres pleines. « Est-ce que tu arrêteras un jour de me faire souffrir ? » murmure-t-il contre elles tristement. Il a l’impression qu’il aura beau vouloir se sortir Jinsun de la tête, ce sera vain. Un bel échec. Parce que le jeune homme reviendra toujours, dans les moments les moins attends, pour lui prouver qu’il n’y a que lui. Il n’y a jamais eu d’autres. « Libère-moi. » soupire-t-il alors que ses yeux l’implorent de le garder avec lui, de lui faire autant de mal qu’il voudra si cela leur permettrait de rester ensemble. Il passe un bras sous le dos de Jinsun, accroche ses doigts à son côté. « Est-ce que d’autres hommes t’ont touché, ainsi, après moi ? » Demande égoïste. Stupide. Il y’a Bobae. Et s’il y’a eu elles, c’est que d’autres aussi ont été là. Mais il veut tout oublier alors qu’il glisse doucement contre lui, en lui. Mouvements doux et tristes. Son front se niche au creux de son épaule. Jinsun, Jinsun. Il soupire doucement son prénom, son amour.






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