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♢ Messages : 202 ♢ Arrivée : 28/05/2017 ♢ Pseudo : Viivay ♢ Wons : 493 ♢ Avatar : Wang Jackson ♢ Crédits : Nelliel

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 be who whatever you want | Sam 10 Juin - 3:08

C’était l’occasion pour moi de faire un max de pognon. La haute société s’était donnée rendez-vous dans l’un des plus beaux hôtels de la Ville pour une soirée de bienfaisance quelconque. Bref la raison m’importait peu. Pour ce qui est de mon invitation, disons simplement que je répondrais au nom de Kang Hyun Seob.

Pour tout dire, c’était le nom d’un ami. Disons plutôt une connaissance. On se croisait souvent aux cases postales lorsque j’allais récupérer mon courrier. Et comme chaque fois, je lui avais demandé la vieille phrase tout pourrie à savoir comment ça allait la vie. Ce jour-là il m’avait répondu en soupirant qu’il se serait bien posé tranquille chez-lui, mais qu’il avait accepté un contrat de la part d’une entreprise en organisation d’évènements. Il serait serveur le temps de quelques heures. Sans gêne, je lui avais demandé de me donner ses accès et qu’il pouvait se reposer ce soir. N’allez pas me juger. Il n’y serait même pas allé de toute façon et moi j’avais à cœur l’hydratation des riches.

Le contrat ne payait pas très bien. En réalité, c’était de l’exploitation humaine. Pourtant, alors que je ressemblais à un pingouin avec cet uniforme, j’avais le sourire aux lèvres car je savais que j’allais me renflouer pour quelques mois en dérobant de l’argent.

Malgré mon «manque» d’éducation, je n’avais pas de lacune socialement parlant. Sans difficulté, j’arrivais à charmer les vieilles dames en les complimentant sur leurs cheveux ou leur robe avant de leur proposer une coupe de vin. Les vieilles riches aigries m’adoraient à un tel point que j’étais plus apostrophé que le serveur de champagne. Boom dans tes dents le gars des bulles!

Par contre, étant maintenant à l’intérieur, je compris que je n’avais plus besoin de ma filature de serveur pour passer à l’action. J’attrapai donc un veston simple mais élégant délaissé sur une chaise que j’enfilai par dessus l’uniforme de serveur. Il me restait plus qu’à aborder les gens, de gagner leur confiance en faisant exploser leur propre ego, puis de m’enrichir tel que je le faisais depuis le début de la soirée. C’était beaucoup trop facile…

J’avais récolté un assez bon butin quand l’animatrice de l’événement demanda aux invités de prendre place aux tables puisque le premier service serait prêt sous peu. Je n’étais pas familier avec ce genre de réunion entre snob mais je me doutais bien que personne n’y venait seul. J’eus une sueur froide en essayant d’élaborer une histoire sur le pourquoi du comment tandis que je me cherchais une place libre.

Une vieille dont le parfum m’avait levé le cœur plus tôt me fit signe de venir s’asseoir avec elle et ses amies. Gêné, je la remerciai avant de lui dire que j’avais malheureusement déjà une place. Je me retournai pour prendre la première chaise libre que je vis. Ma première impression de cette table ne pouvait pas me confirmer si j’avais pris la bonne décision d’éviter la vieille. Autour de celle-ci, un homme, sa femme et ce qui semblait être leur fille étaient assis calmement. Leur verre respectif était à peine descendu et ils semblaient être des personnes très…sobres.

Je venais peut-être de viser trop haut. Après tout, même parmi les riches il y avait plusieurs classes sociales. En tirant sur la chaise, la mère me jeta un regard de haut en bas qui semblait dire «diantre, qui es-tu pour te permettre de t’asseoir à notre table». Oui oui, un seul regard pouvait dire tout ça. J’eus l’envie de prendre mes jambes à mon coup et d’aller m’installer ailleurs, mais en repoussant ma chaise, je croisai le regard cette fois de la jeune demoiselle. Instinctivement, je tirai sur le dossier pour m’asseoir finalement à la table. Elle était jolie, non en fait c’était plus que ça. Si pour certain cela aurait pu servir de répulsif, son air hautain au contraire m’attirait. En cherchant à attirer son attention, elle détourna la tête tandis que l’homme à la table essaya de savoir qui j’étais. Oops ça je ne l’avais pas préparé.

- Oh! Mais quel grossier je fais. Je m’appelle Kang Hyun Seob. Mon père dirige l’une des plus grandes entreprises de médias.

Et là il fronça les sourcils, me laissant croire que j’avais dit une sottise. La mère intervenu et m’apprit qu’elle n’avait jamais entendu parlé d’un Kang dans le milieu. Zut, ils s’y connaissaient. Je me rattrapai en prétendant que l'entreprise faisait affaires aux Etats-Unis, mais que nous étions en voyage d’affaires. Aussitôt dit, je me mordu l’intérieur de la joue. Venais-je vraiment de prétendre être un américain, moi qui ne parlais pas un mot anglais?

Heureusement l’interrogatoire s’arrêta là grâce à la venue de nouvelles personnes à notre table. L’attention des parents fut détournée et je pu essayer de capter celle de ma voisine. À cause du bruit environnant, je me penchai quelque peu vers elle afin d’amorcer la discussion, mais un potage vînt se placer entre elle et moi, à quelques centimètres de mon visage. J’évitai de peu un accident bien humiliant. Le serveur déposa le bol devant la demoiselle, puis en mit un second à ma place. Je pris une gorgée de vin pour camoufler ma honte et me redonner confiance.

- Vous devriez essayer le vin rouge au lieu du champagne. Étrangement il est bien meilleur

Ri-di-cu-le. La coupe de champagne n’était peut-être même pas à elle. Mais pour ma défense, ce n’était pas évident de trouver quelque chose d’intelligent à dire pour briser la glace à un événement comme celui-ci.



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♢ Messages : 904 ♢ Arrivée : 28/10/2016 ♢ Pseudo : billpazuzu ♢ Wons : 883 ♢ Avatar : Seulgi ♢ Crédits : thequeenshady(c)

♢ Occupation : Elle fait des études de journalisme. Mais nullement parce qu'elle l'a choisi. C'est de la vocation de sa mère qu'en résulte cette orientation.
♢ Age : 21 ans. La majorité universelle. Jeune fille en fleur devient femme.
♢ Situation : Elle est promise à Jinsun.
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 be who whatever you want | Sam 17 Juin - 15:04

Ce genre de mondanité, Bo-Bae connaissait par coeur. Sous couverture d'une oeuvre caritative de quelconque nature, la haute société coréenne et notamment celle de Daegu qu'elle connaissait presque le bout des doigts, se rassemblait, agglutinée dans une grande salle de réception ou un lieu plus luxueux encore. Et à cette occasion, ils se paraient de leurs plus beaux atours, de leurs habits et bijoux les plus chers. C'était l'occasion de faire démonstration de toute la fortune possédée. La mère de Bo-Bae, tout particulièrement laissait éclater sa superficialité et son matérialisme dans une tenue de marque française ou italienne ainsi que toutes sa quincaillerie incrustée de diamant et cristaux précieux. Toujours à la pointe de la mode cependant. La réputation du magazine était aussi en jeu. Aujourd'hui habituée, depuis sa plus tendre enfance même, la fille suivait cette tendance et se présentait elle aussi dans une tenue sophistiquée et extrêmement coûteuse. D'une valeur plus ou moins égale au P.I.B d'un petit pays en voie de développement. Bon, peut-être pas. Mais le seul prix de ses louboutins se rapprochait du salaire annuel de certains employés d'usine du pays où elle vivait. Elle arborait ce soir-là une tenue intégralement noire, élégante et sensuelle à la fois, une échancrure sur son col et ses épaules fines ainsi dévoilées lui offrant une allure de femme fatale. Ses cheveux relevés laissaient cependant quelques une de ses mèches caresser la peau blanche de sa nuque frêle. Elle avait travaillé à se mettre en valeur pendant des heures avec son styliste personnel, venu exprès pour l'occasion.
La coupe de champagne qu'elle tenait du bout des doigts ou au bout des lèvres lui offrait aussi une certaine prestance, attitude qu'elle avait fini par adopter après des années d'entraînement. L'air hautain et inaccessible était en bonus. Là-dessus, elle tenait de sa mère.

Elle aimait s'amuser à analyser les gens présents en posant sur eux son regard froid. Elle jouait à deviner quelles étaient leurs carrières, le contenu de leurs comptes en banque et les raisons cachées de leur présence ici. Héritage cette fois-ci de son carriériste opportuniste de père. Ces traits qu'elle aurait vu comme des défauts étaient pour ses parents des qualités indéniables. Son côté critique et lucide sur le négatif de ces aspects de personnalité étaient sûrement ce qui la sauvait d'un futur en décalcomanie de l'existence sans goût de ces derniers. Quoi que. Il faudrait un miracle pour échapper au destin qu'on lui avait tracé dès les premières heures de sa vie sur Terre.

Retenant un soupir à cette pensée, elle vînt s'asseoir à table quand elle fût appelée à le faire avec son semblant de famille. Non sans une certaine surprise, elle constata que la place à ses côtés se retrouvait occupée par un inconnu d'âge cependant proche du sien. Elle pensait connaître tous les membres de sa génération parmi le niveau social dans lequel elle évoluait. Apparemment non. Les informations qu'il livra suite à l'interrogatoire des parents Min la soulagèrent sur le fait qu'elle ne connaissait pas l'identité de ce jeune homme. Son attitude la surprenait pourtant. Il avait quelque de différent par rapport aux autres hommes de ce milieu. Sans qu'elle puisse s'expliquer pourquoi, il jurait un peu, comme s'il n'appartenait pas à son monde. Et elle voyait ça comme une grande qualité.

Elle fût aussi surprise de le voir tenter de s'approcher d'elle, en se penchant. Alors qu'il manquait par ce geste de se faire arrosé d'un velouté encore inconnu, elle fût prise d'une envie de rire qu'elle réprima en un mince sourire, camouflé lui aussi derrière ses doigts parfaitement manucurés et son regard tourné vers l'estrade. Du coin de l’œil elle constata son malaise qu'elle trouva à la fois drôle et étrangement... "mignon" et séduisant. Des gens vrais, avec des émotions apparentes et sincères, lisibles, étaient trop rares parmi les individus qu'elle pouvait côtoyer. Il revînt finalement à la charge sans qu'elle ne lui refasse pourtant face. "Vous devriez essayer le vin rouge au lieu du champagne. Étrangement il est bien meilleur." Elle regarda le verre qui s'était rempli du liquide pourpre devant elle et esquissa un sourire. Il préférait le vin au champagne ? Décidément, il était vraiment différent des autres. Esquissant un nouveau sourire à cette pensée, elle s'empara du verre à pied et le porta près de son visage. Elle en sentît le contenu un instant en le faisant légèrement tourner. Comme une experte œnologue. Il n'était qu'apparence, elle ne s'était jamais intéressée au vin autrement que dans l'optique de s'en remplir l'estomac pour s'en abreuver, voire plus si affinité. Elle bût une légère gorgée qui teinterait avec ses successeuses ses lèvres nues de tout artifice, contrairement à ses paupières et son visage au teint de porcelaine travaillé. Il était en effet délicieux. Elle acquiesça et daigna enfin regarder son voisin de table. "Il est particulièrement bon, en effet." Elle planta son regard dans le sien, prenant une autre gorgée. Après avoir posé son verre et croisant ensuite sur la nappe immaculée ses doigts fins, en attendant le début du repas, elle regarda à nouveau l'inconnu. "Que faîtes vous dans la vie Monsieur Kang ?" Question banale mais qui permettrait d'engager un peu plus la discussion. Il allait peut-être sauver cette soirée de l'ennui qui la menaçait. Replaçant une de ses mèches rebelles derrière ses oreilles, elle lui adressa un nième sourire. Un vrai. Pas le genre qu'elle pouvait habituellement utiliser. Pas celui figé, formel et sans âme qu'elle sortait alors de ce genre d'occasion pompeuse. "Que pensez vous de ce rassemblement ? Et de l'oeuvre qu'elle se veut défendre ?" continua-t-elle, voulant s'intéresser à la profondeur du personnage.



My tea's gone cold, I'm wondering why I got out of bed at all. The morning rain clouds up my window, and I can't see at all. And even if I could it'd all be grey, but your picture on my wall. It reminds me that it's not so bad.
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 be who whatever you want | Mer 21 Juin - 5:05

Mon instinct de survie me criait de prendre la poudre d’escampette avant qu’il ne soit trop tard et pourtant, une autre partie de moi me dictait de rester assis sur cette chaise. On ne pouvait pas parler de destin non non non. Simplement que le velouté devant moi semblait exquis. Il y avait également ma voisine de table qui était exquise. Ses cheveux relevés de la sorte me faisaient apprécier ses épaules dénudées par sa tenue. Celle-ci laissait également entrevoir la naissance de sa poitrine. Elle avait un look sensuel qui troublait quelque peu ma concentration. Toutefois, je m’efforçai de ne rien laisser paraître.

J’eus le sentiment que ma présence était acceptée quand la jeune femme tout juste à mes côtés suivi mon conseil quant au vin. Sa manière de porter la coupe près de son visage m’incitait à l’observer jusqu’à ce qu’elle me rende son verdict. Elle eut pour réaction de tourner la tête dans ma direction. Je restai là suspendu à ses lèvres en attendant une réponse, puis elle me concéda que le vin était particulièrement bon. Je la cru sincère puisqu’elle y trempa à nouveau ses lèvres.

J’eus le sentiment que ce n’était pas totalement un désastre comme entrée en scène, car je n’eus pas à meubler la conversation. Ma mystérieuse voisine s’en chargea en me questionnant sur mon parcours de vie. Eh zut. Question banale mais ô combien difficile à répondre sur un coup de tête lorsqu’on veut éviter les classiques tel que le pompier ou le policier. J’optai pour une réponse vaguement élaborée en lui faisant part de mon intérêt pour le domaine de la politique, afin de représenter les gens laissés pour compte.

- Un peu comme ce vin. Ce n’est pas parce qu’il vaut moins que la bouteille de champagne qu’il est nécessairement moins bon. Au contraire on gagne à le découvrir.

Comparaison foireuse certes, mais j’espérais ainsi briser la glace. J’eus le droit à un sourire et elle relança même la discussion.

- Que pensez vous de ce rassemblement ? Et de l'oeuvre qu'elle se veut défendre ?

- Que…l’œuvre..? Ahh oui la soirée oui oui

J’avais réussi à oublier la raison de ma présence. Bravo champion! Que diable avait-on mis dans ce potage de légume?! En l’espace d’à peine une seconde, je portai subtilement mon regard vers la scène à l’avant où le nom de l’organisme de bienfaisance était affiché. J’appris ainsi que la haute société de Daegu s’était réunie ce soir pour venir en aide aux victimes du système judiciaire. L’organisme injectait de l’argent pour aider à la réinsertion des personnes qui dans le passé auraient été faussement accusés. Je restai un instant bouche bée. C’était beaucoup trop dépressif comme thème de soirée. Les riches étaient glauques! On ne pouvait pas tout simplement être ici pour nos athlètes pauvres qui participeront aux prochains jeux olympiques? C’est donc un peu à court de mots que je répondis à la dernière question puisque je me devais d’avoir une opinion sur ce sujet.

- À vrai dire, la cause est importante. Je trouve que les médias ne joue pas le rôle qu’ils devraient jouer. Ils en font la couverture lors du procès car les gens aiment voir un individu dépérir sous l’œil attentif des caméras. Mais si un accusé est acquitté par la suite, on n’en parle pas suffisamment. C’est dommage, car les médias pourraient avoir un plus grand impact que cette petite soirée de levée de fonds.

Compte tenu de l’alcool ingéré par-ci par-là depuis la dernière heure, je me félicitai intérieurement de ma réponse. C’était digne d’un étudiant engagé en droit et qui s’intéresse au système judiciaire. Totalement le rôle que je m’étais donné. En vrai, il n’en était rien. Par contre, c’était un brin ennuyant bien sûr comme réponse. Je rectifiai donc le tir en m’excusant auprès de la demoiselle pour ma tirade avant de la relancer sur un nouveau sujet.

- mais comme on sait très bien vous et moi que notre présence ici ce soir n’influencera en rien le destin des anciens détenus, j’aimerais plutôt qu’on aborde un sujet plus optimiste. Après tout, ce pauvre velouté le mérite bien.

Je pris ma cuillère et je commençai à la faire tournoyer dans ce plat devant moi. Il y avait ce quelque chose chez cette fille qui me détournais de mon objectif premier de me faire de l’argent facilement et rapidement. Après tout, une agréable conversation en bonne compagnie ça n’a pas de prix. Je fis durer le suspense un bref instant avant de reprendre la parole et de demander tout bonnement le nom et prénom de cette femme qui me tenait compagnie. Je perçu une hésitation dans son regard. Aussitôt, je haussai des épaules comme pour dire qu’elle n’était pas obligée d’obtempérer.

- Toutefois, je suis prêt à parier que j’obtiendrai votre nom simplement en demandant à n’importe quel invité présent ici ce soir. Je me trompe?  

Depuis le début de la discussion, je dégageais une confiance en moi inébranlable qui pouvait être interprétée par certain comme de l’arrogance. Au contraire, j’étais simplement à l’aise avec la demoiselle. J’avais rapidement baissé ma défense. Peut-être trop rapidement. Face à son refus de me donner trop d’information à son sujet aussi facilement sans me battre un peu pour l’obtenir, j’acceptai de me lancer à l’eau. Je me mis à l’observer sans gêne en examinant son visage. Il eut un silence alors qu’elle me défiait de son regard glacial. Il n’eut toutefois pas de malaise dans ce silence. Je me permis même un sourire en coin.  

- Alors je dirais Seulgi. Vous avez un joli visage qui m’inspire ce prénom.

Et là j’eus ce que je n’aurais pas espéré aussi vite; elle se mit à rire très brièvement en posant sa main sur sa bouche. Je me redressai le dos pendant que mon esprit quittait la pièce. J’eus une impression de flashback. Ce visage je le connaissais très bien. Ce rire si familier. Ce petit et discret sourire que j’aimais. J’étais perdu dans les gouffres de la confusion quand on fut interrompu par la mère. Cette dernière s’était levée pour accueillir de nouveaux invités de haute importance à sa table. Elle insista pour obtenir l’attention de sa fille afin de lui présenter un homme d’un certain âge dont la réputation n’était plus à faire. C’est en voyant les manières de la mère que je compris. C’était comme si je me réveillais soudainement d’un vilain cauchemar. Je m’étais assis à la table de la famille Min…

Il n’y avait pas de doute. Mes souvenirs avaient beaux être lointains, vagues et ambigus, je ne pouvais pas me tromper. La demoiselle à mes côtés était Min Bo-Bae. Ma Min Bo-Bae. Après tout, cela devait forcément arriver un jour ou l’autre. La Ville était trop petite pour que je puisse éviter la famille Min jusqu’à mes vieux jours.

Pendant que la mère faisait les présentations, j’en profitai pour scruter le visage de ma voisine de table. Ses traits infantiles avaient fait place à des lignes plus féminines et matures. Néanmoins c’était bien elle. Celle qui avait brisé ma famille.

Mal à l’aise, je portai ma coupe à mes lèvres et je descendis tout le liquide. J’eus l’idée de me chercher une excuse pour quitter la soirée, mais les lumières de la pièce se tamisèrent avant que je n’en aie le temps. Une personne fut chaudement accueillie sur la scène et se dirigea au micro. Elle nous remercia de notre présence et annonça que des d’objets de valeur  seraient mis aux enchères tout au long du repas. J’avais l’opportunité de faire monter les enchères et d’appauvrir un peu la famille Min. J’eus subitement envie de rester.

- Intéressant. Avez-vous déjà jeté votre dévolu sur un objet en particulier? dis-je en m'approchant de l'oreille de Bo-Bae



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♢ Occupation : Elle fait des études de journalisme. Mais nullement parce qu'elle l'a choisi. C'est de la vocation de sa mère qu'en résulte cette orientation.
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 be who whatever you want | Jeu 20 Juil - 13:27

Elle qui s'était attendue à une soirée monotone avait pourtant trouvé distraction en son voisin de table. Elle qui avait cru devoir enduré de longs discours et des discussions soporifiques avait peut-être trouvé son salut en cet inconnu. Il était spécial. Il avait quelque chose de spécial, vraiment. Elle n'aurait su dire ce qui déterminait exactement son exception. Mais il jurait dans ce contexte glacé paré de diamant et autres cristaux luxueux. Et c'était une qualité non négligeable. Elle l'interrogea sur sa carrière, ce qu'il exerçait au quotidien. Peut-être qu'il n'exerçait encore rien d'ailleurs. Peut-être n'était-il qu'un héritier comme un autre et s'était-elle fourvoyée. Quand il lui confia son intérêt pour la politique, elle eût envie de grimacer. Ca s'annonçait mal. Pourtant elle ne montra rien et le laissa continuer son discours. Un discours qui la rassura sur sa première impression. Il était définitivement hors du commun. Vouloir représenter les laissés pour compte ? C'était un beau projet. Un peu utopiste mais notable malgré tout. Elle sourît devant cette révélation. Sa formule métaphorique plissa plus encore les commissures de ses lèvres vers le haut. Ils étaient beaucoup à tenter ce genre d'image pour passer pour des poètes, des artistes alors qu'il n'était que des cerveaux robotisés par le fric. Mais lui avait su agréablement rebondir sur des objets qui les entouraient. Elle admirait cette vivacité d'esprit même si la comparaison était quelque peu hasardeuse. Elle eût envie de lui demander s'il était plutôt vin ou champagne, lui. Afin de savoir s'il s'estimait lui même digne d'intérêt et si on gagnait à le découvrir justement. Mais elle préféra le questionner sur l'événement auquel ils assistaient. Elle fût surprise de constater qu'il était pris au dépourvu et s'en amusa quelque peu, jouant avec l'un des coins de sa serviette pliée au millimètre près. Patiente, elle attendît qu'il scrute les environs afin de reprendre contact avec le contexte.

Ce fin sourire ne la quittait plus. Il était amusant. Etait-il troublé ? Un bref instant elle espéra que c'était elle qui le troublait mais elle effaça cette pensée de son esprit en quelques millièmes de seconde. Elle était fiancée. Amoureuse. Quelle satisfaction pourrait-elle trouver à plaire à un inconnu alors que son propre fiancé ne semblait pas un brin séduit par sa plastique ou même sa personnalité ? Juste amis. Ca n'était pas ce qu'elle voulait. Elle voulait plus. Il était forcément le prince charmant auquel elle avait toujours aspiré. Forcément... Alors pourquoi ne l'aimait-il pas comme elle l'aimait ?

Elle fût couper dans ces réflexions déprimantes alors que son voisin reprenait la parole. Mais elle ne l'écouta que distraitement au début, regardant dans sa direction mais les pupilles dans le vague. « […] devraient jouer. » Quoi ? Qui ? Qu'avait-elle rater ? Elle tâcha de se reconcentrer et de comprendre de quoi il parlait. « Ils en font la couverture lors du procès car les gens aiment voir un individu dépérir sous l’œil attentif des caméras. » Oh ! Voilà, elle avait repris le court de la conversation. Les journalistes donc. Il se lançait dans la critique de ces derniers vis à vis du sujet de cette réception. Décidément, il était plein de surprise. Appartenait-il vraiment à ce milieu ? Jamais personne de son entourage ne s'aventurait à critiquer les médias devant elle puisqu'elle était elle-même étudiante en journalisme et que sa mère était la PDG d'un grand magazine. Il prenait des risques. Ca lui plaisait. Elle s'accouda élégamment sur le bord de la table, tournée vers lui, son menton posé délicatement sur le dos de sa main. Et elle l'écouta attentivement à présent. « Mais si un accusé est acquitté par la suite, on n’en parle pas suffisamment. C’est dommage, car les médias pourraient avoir un plus grand impact que cette petite soirée de levée de fonds. » conclût-il. Il avait tout à fait raison. Mais il était certainement le seul de l'assemblée à assumer de tels propos. « Je vois... » répondît-elle seulement, penchant légèrement la tête sur le côté en l'analysant. Il enchaîna en s'excusant de sa tirade. Ce à quoi elle répliqua de façon douce et rassurante. « Oh n'en faîtes rien, c'était intéressant comme analyse. Inutile de vous excuser. » Il continua toutefois. « Mais comme on sait très bien vous et moi que notre présence ici ce soir n’influencera en rien le destin des anciens détenus, j’aimerais plutôt qu’on aborde un sujet plus optimiste. Après tout, ce pauvre velouté le mérite bien. » Il avait raison. Et il l'amusait de ses petites boutades. Alors elle daigna lui offrir un rire discret. Puis elle se redressa, reprenant son verre pour y boire une gorgée de vin pourpre avant d'à son tour se concentrer sur l'auge devant elle. Elle en remua, à l'instar de son voisin le contenu avant de porter gracieusement la cuillère à ses lèvres. Goûtant le potage elle fronça brièvement le nez. Il y avait de la châtaigne là-dedans. Et son palais délicat n'appréciait que peu ce goût à la fois doux et râpeux. Elle abandonna donc sa cuillère au bord de son assiette et vînt frôler ses lèvres de sa serviette. « Je déteste la châtaigne. » lâcha-t-elle avec un rire dans la voix. « Toute cette chorégraphie pompeuse autour d'une pauvre soupe de potiron au marron, sincèrement... » dît-elle avec un sourire en le regardant. « Vous m'êtes beaucoup plus sympathique que cette assiette. » lui confia-t-elle, croisant à nouveau ses mains sur la table en attendant le prochain plat qui tarderait à arriver. Elle résistait à l'envie irrépressible de piquer un morceau de pain sur la table. Spécialité française dont elle raffolait. Le vrai pain français et non sa pâle copie orientale. Un beau morceau comme celui déposé dans ce plat argenté. Mordillant sa lèvre, elle inspira, réprimant la tentation qui aurait poussé sa main vers cette tranche de mie bien dorée.

Elle se reconcentra sur Jin Wook sans tarder alors qu'il lui demandait son identité. Elle joua le mystère, battant légèrement des cils pour l'inviter à essayer de deviner. « Toutefois, je suis prêt à parier que j’obtiendrai votre nom simplement en demandant à n’importe quel invité présent ici ce soir. Je me trompe ? » Oh non, il ne se trompait pas. Hélas. Un voile passa devant son regard, voile de dépit et de lassitude quant à sa situation. Parfois elle rêvait d'être une anonyme. Une inconnue aux yeux des vautours qui tournaient autour d'elle depuis le berceau. Mais on n'échappait pas à sa condition. Jamais. « Vous pourriez le faire, en effet. Mais c'est tout de même moins amusant que d'essayer de deviner par vous-même. Et je vois en vous un homme qui aime les défis. » Oui. Elle sentait chez lui la pointe de provocation et de jeu qui l'aidait à l'identifier comme tel. Un challenger. Quelqu'un motivé par l'adrénaline d'une compétition par exemple ou d'un gage qui lui serait lancé. Et ça lui plaisait. Sans qu'elle sache trop pourquoi. Il proposa un prénom, doux, raffiné. Il en profita pour complimenter son joli minois. Pour cette louange, elle lui offrît un sourire et même un rire qu'elle cacha derrière ses doigts. Puis elle vînt poser une main sur la sienne pour un bref instant. « Flatteur. Mais désolé, ce n'est pas celui-ci. Essayez encore. » Elle attendait la suite de ce jeu distrayant lorsque sa mère appela son attention. Elle se redressa et finît même par se lever afin de saluer aussi respectueusement que possible les nouveaux arrivants. Elle ne les connaissait pas. Leurs noms lui disaient bien quelque chose mais... ça s'arrêtait là. Pour autant, elle feignit être ravie d'enfin les rencontrer et d'en avoir entendu beaucoup à leur propos. Mensonge. Hypocrisie. Mais ça sembla leur convenir.

Puis elle se réinstalla, lissant les plis de son pantalon sur ses cuisses fines et attendant que sa mère se détourne d'elle pour refaire face à son voisin avec un sourire. Sourire qu'elle perdît un instant en constatant sa confusion. Que lui arrivait-il ? On aurait pu croire qu'il venait d'entrevoir un spectre ou qu'il avait appris une nouvelle choquante. Elle eût envie de l'interroger, de lui demander ce qui le troublait ainsi mais la luminosité devînt plus basse. Comment étaient-ils supposés manger dans ces conditions ? N'importe quoi, vraiment. Avec tout ça, elle n'eût pas le temps de plus s'inquiéter de l'état de son voisin. Le crieur prenait place sur l'estrade. C'était une personne âgé. Comment pourrait-il rythmer d'une quelconque manière cette vente avec sa voix de vieil homme souffreteux ? Qu'importait. Les enchères commençaient. Elle se redressa légèrement afin de s'assurer que le bijou qu'elle avait en tête n'était pas déjà en présentation. Au creux de son oreille, elle sentît son souffle puis perçût ses mots. Un léger frisson vînt lui caresser l'échine et elle se tourna vers lui avec un sourire afin de répondre à sa question. A voix basse mais suffisamment puissante pour être entendue elle s'adressa à lui en ces mots : « En effet. Il y a une parure de chez Boucheron qui m'a tapé dans l'oeil, tout à l'heure. » S'accoudant à nouveau à la table et en le regardant dans les yeux, elle testait inconsciemment sa réaction face à ses goûts de luxe. Il s'agissait de bijoux sobres mais très coûteux. Lui qui semblait avoir bien des convictions et être loyal envers la classe moyenne et même pauvre devait bien avoir un avis là-dessus. Et elle serait ravi de le découvrir.

Sentant pourtant que cette enchère allait durer une éternité et finir par l'ennuyer, elle lui proposa, sur un coup de tête, en s'emparant de son poignet : « Voulez-vous que nous nous installions sur la terrasse après ça ? Il y a une belle vue sur les jardins. ». Elle ne savait trop pourquoi elle lui demandait ça. Elle aurait très bien pu y aller seule. Mais il était amusant. Il la divertissait. Et pour une fois, elle ne souhaitait pas être seule.



My tea's gone cold, I'm wondering why I got out of bed at all. The morning rain clouds up my window, and I can't see at all. And even if I could it'd all be grey, but your picture on my wall. It reminds me that it's not so bad.
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 be who whatever you want | Dim 20 Aoû - 3:48

Celui qui avait dit un jour que le hasard faisait bien les choses se trompait. Il n’y avait là rien de parfait dans la situation actuelle. Après plus de dix ans, qu’est-ce qui avait fait croire au hasard que ça serait le moment parfait, là ce soir, pour des retrouvailles avec Bo-Bae? Certes, il y avait des situations pires que celle-ci. Au moins là, j’avais de beaux habits et Miss Min ne pourrait jamais se douter à qui elle avait affaire réellement. Tant d'années s'étaient écoulées depuis...
 
Le son de sa douce voix me ramena au moment présent quand elle m’avoua, suite à ma question, avoir un faible pour un bijou de Boucheron. Je n'arrivais pas à visualiser ce dont elle me parlait. Mon manque de connaissance en matière de luxe allait me trahir s'il fallait que je commente son choix. Si seulement Bo-Bae pouvait être comme tout le monde et avoir l’œil pour du Chanel. Et pas moyen de faire une recherche subtile sur mon cellulaire. J’étais incapable d’épeler le nom qu’elle m’avait dit. Saleté de langue française.
 
Au moins, la spontanéité de la demoiselle sauva ma filature puisqu’elle dévia la conversation. Bo-Bae me surprit en posant sa main sur mon poignet comme pour attirer mon attention. Elle me proposa ensuite de la suivre sur la terrasse lorsque les enchères seraient terminées. Qu’avait-on mit dans son potage de légumes? Pourtant, l’expression sur son visage à l’instant lui donnait l’impression qu’elle venait d’avoir la meilleure idée de l’univers.

Et pourquoi pas!? Après tout, ma quête ici était terminée maintenant que j'avais les poches pleines de fric. Je pouvais bien aller m'amuser un peu avec mon ancienne amie à la mémoire douteuse. Alors que tout le monde regardait vers la scène, moi je jetai un oeil vers la sortie. Et si on se sauvait toute suite? À peine l'avais-je pensé que déjà je balayais cette option loin dans ma tête. Je n'étais pas curieux à ce point et impatient de découvrir ce que Bo-Bae était devenue, franchement. Je ne risquais pas d'être surpris. Comme toutes les autres jeunes femmes de son milieu, elle devait avoir eu une adolescence aisée où les bons résultats étaient au rendez-vous. Ceci lui avait permis bien sûr de rejoindre les rangs de la meilleure université. En plus de ses cours je l'imaginais s'intégrer dans un club extra scolaire. Et son premier amour devait être un sale fils de riche qui aspire à prendre les rênes de l'entreprise familiale. Est-ce que je me trompe?

Le premier objet de la soirée avait trouvé preneur alors que je terminais d'élaborer mes théories. Entre deux gorgées de vin, j'avais également émis l'hypothèse que Bo-Bae puisse avoir participé à un énorme réseautage de vente de réponses aux examens. Elle aurait pu en être à la tête. Par contre, je ne retenu pas très longtemps cette version. La première était bien plus plausible.

Et si elle était de la police. Tout au long de la soirée, elle m'avait vu dérober sans scrupule, tel un Robin des bois, l'argent des plus riches et maintenant elle m'invitait à se rendre dehors, à l'écart des autres pour me passer les menottes. Haha non. Je devais ralentir un peu sur le vin moi. Il n'allait absolument rien se passer à l'extérieur. Nous irions prendre l'air et puis c'est tout. Et là, j'eus une crainte. Est-ce qu'elle aurait des chances de me reconnaître une fois au calme dehors? Je manifestai mon anxiété en buvant d'un coup le contenu de ma coupe. En me rendant à cette soirée, je ne m'étais pas préparé à ça. Mais je dois avouer que je mourrais d'envie d'accepter la proposition de Bo-Bae.

Je venais tout juste de prendre ma décision quant l'homme à l'animation annonça la mise en enchère d'un Boucheron. Oh! Mais c'était ce dont Bo-Bae m'avait parlé. Je me retournai vers elle en pointant de loin sans politesse l'objet comme pour lui demander s'il s'agissait du bijou en question. Je fus victime du regard rempli de jugement de sa mère suite à ma réaction quelque peu exagérée. Pfff. La vieille était chanceuse que ma coupe soit à présent vide. Dans le cas contraire, je l'aurais probablement, mais accidentellement, renversée sur les vêtements de madame Min. Quoi qu'il en soit, Bo-Bae me confirma que c'était bien sa cible.

«Mais alors pourquoi est-ce que tu ne mise pas?»


Sa mère l'empêcha de me répondre et préféra le faire à sa place en me répondant sur un ton très neutre que ça ne ferait qu'augmenter inutilement les enchères et qu'il était préférable d'attendre pour ne pas créer d'engouement. Sceptique, je relevai un sourcil et à mon tour je jugeai la mère alors que l'enchère était autour de 2 000 000 Won. Puis je levai mon carton  en l'air.

«15 000 000 Won»


Je perçu le découragement dans le soupir de madame Min. De mon côté, j'affichais mon air convaincu. Il eut un silence dans la salle. Oops, avais-je brisé toutes leurs règles? Quoi qu'il en soit, personne n'osa annoncer une somme supérieure à la mienne. Les riches ne devaient pas avoir envie de jouer avec moi. Je souriais fièrement quand on valida que j'étais le gagnant. Je me retournai vers Bo-Bae.

«Eh bien alors tu ne me félicite pas?»


J'eus le droit aux remerciements plutôt du père. Il fit allusion que le bijou irait à ravir autour du cou de sa fille. Aussitôt, j'eus un geste de recul.

«Ahh non, je ne l'ai pas acheté pour votre fille. Je vais le garder»

Il eut de la confusion autour de la table. Ben quoi, pour une fois que j'avais plus d'argent qu'eux et que je pouvais décider. Et si je n'allais pas le chercher, il irait au deuxième mieux-disant soumissionnaire, donc pas de Boucheron pour la famille Min. Cette dernière tentait de rattraper le coup en misant sur la parure qui suivie. Elle était bien plus imposante et certainement plus dispendieuse. Les parents étaient ainsi trop occupés pour me remarquer lorsque je me levai de ma chaise. J'attirai toutefois le regard de Bo-Bae.

«Tu m'accompagnes? »


Je me retournai une fois voyant qu'elle hésitait. Je lui fis le coup de mon plus beau sourire. Sourire qui était honnête néanmoins. Je souhaitais réellement qu'elle me suive. Elle fini par accepter ne sachant pas tout à fait ce à quoi elle avait consenti.

Près de l'entrée des lieux, l'accueil avait été aménagée afin de distribuer les différents lots mis aux enchères. Armé de ma petite pancarte à numéro, je prouvai que j'étais le propriétaire du collier Boucheron. Et là je dû sortir l'argent. Je me mis à rire légèrement.

«Ahh oui l'argent...un instant»


Sous le regard de Bo-Bae, je sortis de mes poches, une pile de billets un peu fripés ayant été mal rangés. Et là je me mis à compter. C'était loin d'être sophistiqué comme façon de faire, mais j'avoue que ça me fit rire. Après tout, je serai bientôt dépouillé alors je pouvais reprendre mes vieilles habitudes de pauvre.

La responsable accepta finalement de poser le bijou sur le comptoir et fit un bref résumé de ses caractéristiques. Oui oui merci. Je pris l'étui dans lequel reposait le collier en étant témoin du regard probablement envieux de Bo-Bae.

Une fois cela fait, elle fit un pas dans la direction de la salle de réception. Quant à moi, je l'agrippais par le poignet pour l'empêcher d'aller plus loin.

«Votre idée d'aller sur la terrasse est toujours valide?»


Le soleil n'étant plus de la partie, le fond de l'air à l'extérieur s'était rafraîchie. C'était parfait ainsi. À l'intérieur j'étouffais. Au sens figuré et au sens propre du terme. Je joignis Bo-Bae près d'une rambarde avant de lui demander si elle acceptait de pardonner à un inconnu de lui avoir dérober son précieux bijou. Sincèrement, j'ignorais pourquoi j'avais fait cela. Qu'allais-je en faire? Je pourrais toujours le revendre, mais je ne reverrais jamais la totalité de la couleur de mon argent.

De mes mains, j'ouvris l'écrin qui renfermait le bijou. Une expression plus sérieuse se dessina sur mon visage tandis que je me permis de lui poser une question personnelle.

«Serait-ce déplacé de ma part de vous l'offrir? Vais-je recevoir la visite désagréable d'un amant jaloux demain?»


Je tentai de la faire rire. Son sourire était ce qui me rattachait à ces quelques années de notre enfance passées ensemble. C'était ce dont je me rappelais d'elle. La personne en face de moi était une inconnue. Trop d'années s'étaient écoulées. Même le terme connaissance serait inapproprié.

Ne voulant pas attendre davantage pour avoir son consentement, je me permis de contourner Bo-Bae afin de me placer derrière-elle. Là, je passai délicatement le collier autour de son cou. Ma nervosité fut trahi par mes mains quelque peu tremblantes. Après deux essaies, je réussi à attacher la merveille. Je me replaçai ensuite devant elle pour juger par moi-même. Naturellement, Bo-Bae me demanda mon avis ce à quoi je trébuchai quelque peu en voulant m'exprimer.

«Très belle...euh ou plutôt très beau je veux dire. Le collier est très collier...»

Sa main vînt se poser dessus pendant que l'idée de venir sur la terrasse me paraissait peu à peu être la pire décision que je puisse prendre. Je tentai de meubler la conversation pour éviter de paraître mal à l'aise.

«Et puis ça vous arrive souvent de suivre des étrangers? Votre mère ne vous a jamais dit que ça pouvait être dangereux?»



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