Accueil  Calendrier  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrer  Connexion  

aidez-nous faire à décoller et promouvoir le forum en votant sur les topsites !
bienvenue sur wassup daegu, le forum a ouvert le 23/10/16 !
la partie histoire de la fiche de présentation est désormais obligatoire, mais totalement libre !
une fois que vous êtes validés, n'oubliez pas de remplir les champs de votre profil !
pensez à remplir votre fiche rps pour éviter d'être supprimés !
la version 10 a débarqué sur le forum le 20/07/17 ! ❅
bravo à seol kibum et wang hyunwoo, nos membres du mois
venez voir la maj par ici !
pour en savoir plus sur l'intrigue c'est parici !

Page 1 sur 1
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1516-keep-me-up-all-night En ligne
avatar
more informations


 〚prélude〛- please don't forget us | Mar 27 Juin - 22:45

les nuits sont faites pour être douces, calmes, et apaisantes. on devrait rêver d’étoiles et de choses bienfaisantes. pas de haine. pas de colère. pas de tristesse. et pourtant, quand jinhyun ferme les yeux, il voit ce même paysage qui défile. il l’aperçoit perdu dans cette foule, gisant sur ce sol froid que la pluie venait tout juste d'humecter, et lui, debout, terrorisé au milieu du chaos, essayant de l’atteindre, évitant les gens qui hurlent, qui font de grands gestes absurde. depuis trois mois, il est victime de ces images qui tourbillonnent dans son esprit sans relâche. elles le poursuivent. le hantent. l’accablent. il est assujetti à ce rêve étrange qui l’ébranle fréquemment. il en perd le sommeil. il est la proie favorite de ses insomnies incurables. à chacun de ses réveils, c’est l’espoir et le courage qui s’écrasent. il s'éveille douloureusement. l’esprit moitié éteint, comme si une partie de lui était resté là-bas. il sent sa raison défaillir. il sent son corps devenir lourd sous le poids de sa culpabilité. parfois, il fait le vide et recommence cette fameuse journée. il s’imagine des scénarios beaucoup plus doux, plus supportables, sans regret, sans chagrin. il lui dit de ne pas venir. de rester chez lui. de ne pas sortir sous ce déluge de flots. tout aurait été plus beau. plus facile. plus tranquille. il regarde l'heure. il est encore trop tôt. et pourtant, il y a cette aube azurée extrêmement prématurée pour affronter cette sombre réalité. cependant, il doit se lever. s’habiller. s'évertuer à sourire devant la glace. tout va bien. oui, c'est ce qu'il se peine à penser. mais au final, c’est toujours cette même sensation qui ronge sa poitrine. il souffre. bêtement. mais il souffre, péniblement. et dans sa prison de désolation, il attend un miracle. après tout, il a tant prié, tant appelé les cieux à s’en meurtrir la voix. il espère. il le souhaite. il l’exige. mais rien. pas même l’ombre d’un mirage. jusqu’aujourd’hui. il avait reçu ce message. un message inattendu. inouï. un message plein d’espoir, annonciateur de renaissance, de sa renaissance. le jour tant convoité était finalement arrivé. adam s’est réveillé. cette nouvelle bouleverse jinhyun. il tremble, de joie comme de peur. il va pouvoir de nouveau admirer son visage éveillé, observer avec tendresse la noirceur de ses iris, effleurer sans fin sa peau qu’il a tant fantasmé. jinhyun respire. il vit.

il se hâte. il n’a plus le temps de s’attarder sur les détails. il ne fait les choses qu'à moitié. il se mélange. se perd doucement dans cette délicieuse tourmente qui est la sienne. va-t-il encore lui plaire ? l’aime-t-il toujours autant ? tout se bouscule dans sa tête. il trépigne d’impatience. bientôt. oui, bientôt, ils seront de nouveau réunis.

il traverse avec rage ce couloir odieusement blême, bousculant, gravissant, tout obstacle obstruant son chemin tumultueux. l'hôpital lui paraissait encore plus grand que d'ordinaire, lui qui l'avait tant fréquenté ces dernières semaines. il arrive finalement, le pas pressé,  le cœur brûlant, l’esprit incertain. il a peur. il appréhende avec effroi leurs retrouvailles. mais rien. non rien, ni personne, ne pouvait l’arrêter dans sa course effrénée. pourtant, il hésite un instant, quand il croise le regard embrasé des parents d’adam. ils le fixent de leurs yeux accusateurs, comme si jinhyun était le seul responsable de ce déplorable incident. mais ce qui lui l’effraie par-dessus tout, c’est leur silence étrangement suspicieux. un silence lourd et pesant à vous transpercer l’âme. mais il s’en fiche. il n’y prête pas attention. tout ce qu’il souhaite. tout ce qu’il désire c’est retrouver adam. caresser ses lèvres de mille baisers. sentir sa peau contre son corps. le posséder.
grossière erreur.

la chambre n’est plus très loin. il peut enfin entrevoir sa délicate silhouette. jinhyun l’observe, tendrement, l’air triste. il est seul. isolé dans l’immensité de la pièce. le regard vague. presque perdu dans ce blanc malade. et pourtant, malgré ses traits fatigués, malgré sa peau échinée, jinhyun le trouve encore plus beau qu’auparavant. puis soudainement, il est pris de doutes. il craint de se retrouver face à lui, comme s’il avait finalement quelque chose à se reprocher. mais il ne peut plus résister. il besoin de le voir. de le sentir. alors il fonce, sans réfléchir, s’agrippe à lui, le bouscule, le serre, le tort. il tremble sous la violence de ses émotions. il est étriqué entre la peur et le bonheur, l’anxiété et la sérénité. il peine à faire des phrases construites comme il faut. alors il murmure, doucement, au creux de son cou, des mots apaisés. « tu m’as manqué ».


Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1640-ce-soir-la-lune-reve-avec-plus-de-
avatar
more informations


 〚prélude〛- please don't forget us | Mer 28 Juin - 10:59

le sombre. le brouillard. le vide. le néant. les yeux troubles et le corps tendu. corps, corps qu'il n'a plus contrôlé pendant tout ce temps ; temps dont il n'a même pas conscience. c'était comme s'il avait atteint un autre monde, une autre dimension, un autre espace. un endroit où il n'y avait ni temps, ni personne. dans une pénombre folle, adam n'avait pas vu la lumière pendant si longtemps. pourtant, il avait l'impression d'avoir fermé les yeux - et quand il les ouvrait, il était là. dans un hôpital. murs blancs, chambre blanche, ses parents à son chevet. parents qui avaient vieilli - combien de temps dormait-il ? dès son réveil, il était confus ; et dès son réveil, il les regardait, bizarre, étrange, suspicieux. entre les questions qui affublent et son mal de tête incroyable, adam reste muet. ses lèvres, asséchées, restent entrouvertes ; et il ne pipe mot, que dalle, rien, nada, concentré, consterné par ceux qui l'entourent. un médecin, qui débite un tas de mots, tout en tâtant le visage de son patient - son visage, son corps, il vérifie que tout va bien. et ses parents, ses parents. sa mère pleure, elle s'effondre ; et son père, lui, pleure, encore, toujours. «   maman.. Quel jour on est ?  » sSes premiers mots. on parle d'une renaissance. mais il est inquiet - il est inquiet parce que la dernière fois qu'il a fermé les yeux, elle lui semble éloignée. pas juste "éloignée", mais lointaine, comme si elle datait d'années, de longues années. «  voyons, mon chéri.. nous sommes en deux milles seize. » l'air grave. il réalise. impossible. non. non ; non. « je dors depuis quatre ans.. ? »

non, non, non. c'était impensable, impossible. quatre ans ? quatre ans ? c'était tout bonnement improbable. et l'expression, là, qu'ils ont, ses parents, le docteur, cette expression, ça l'inquiète. les yeux qui sortent des trous, la bouche qui fait deux fois sa propre taille. ils sont choqués - choqués, oui, mais de quoi ? « quatre ans.. ? » il hoche la tête, et il rétorque, inquiet. « oui. et mes devoirs ? mes camarades ? puis il s'est passé quoi, exactement ? » oh, il constate, et avec effroi, qu'il a une jambe plâtrée ; et il ne se souvient pas, tellement pas, de ce qu'il s'est passé. puis, pire, pire, horriblement pire - il a l'impression d'avoir un trou, un fossé, une abîme, quelques chose qu'il ne peut pas atteindre mais qui existe, incontestablement. et le docteur murmure un truc, inaudible, avant de filer, avant de partir, loin, très loin, ses parents à sa suite, bouleversés.

et lui, il est là, seul, dans sa chambre, seul dans l'inconnu, seul dans ce dont il ne se souvient pas. son crâne lui fait un mal fou, et il grogne, il râle, il gémit. pourquoi ? qu'est-ce qu'il a fait pour se retrouver ici ? il se souvient de phares - d'une voiture, des gens, autour de lui. et encore ; c'est qu'un flash, un flash brillant, un flash douloureux, flash qu'il ignore rapidement.

flash qui revient, personnifié, quelques minutes plus tard. un homme. grand, la vingtaine, peut-être plus jeune - un homme qui lui fonce dessus, qui le serre, qui l'étreint, qui le lâche pas, qui veut pas le lâcher. comme s'il lui avait manqué - comme si adam était son oxygène. sauf qu'adam, lui, il ne sait pas qui il est - il n'en sait rien, son odeur, son toucher, la sensation de son étreinte, sa voix, aussi, surtout, ça ne lui rappelle rien. il ne lui rappelle rien. et il lui a manqué ? il lui a manqué, non ? alors, il était là ? il le connaît ? il y a quatre ans, ils se parlaient ? et putain, putain, putain, y'a tout en tête, tout et rien en tête. qui ? quoi ? comment ? il se recule, il se détache, il le regarde, perplexe. est-ce qu'il a loupé des choses ? est-ce qu'il a loupé un épisode de sa vie ? « excusez-moi.. » Lèvres pincées, il s'éloigne, ses mains posées sur les bras de l'inconnu. son visage est inspecté ; adam ne trouve rien. son visage ne lui rappelle rien - peut-être un sentiment, infime, infâme, au fond, au fin fond, mais encore une fois, il ne peut pas l'atteindre. « .. qui êtes-vous.. ? »


Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1516-keep-me-up-all-night En ligne
avatar
more informations


 〚prélude〛- please don't forget us | Lun 3 Juil - 22:02

"ah...euh...je". il s’étouffe, se mélange. ses pensées, son expression, ses mouvements, tout est décousu. il se crispe, se raidit, se tend. le corps se fige. il est immobilisé. son esprit a court-circuité. il reste silencieux, et pourtant l’âme crie. il suffoque dans son mutisme confus. c’est la tempête dans son esprit. qui je suis ?  cette interrogation le tue. piétine son être. elle le cingle, l’assomme, le brise. il est comme abasourdi, les lèvres tremblantes, le cœur vacillant entre chaque battements. il fait le vide, cherche ses mots. il doit répondre, s’exprimer, lui dire qui il est, lui dire qui il a été.  mais sa bouche n’est qu’une manufacture de sons, méconnaissables, ça ne ressemble plus à rien. tout ça n’est qu’une vulgaire mascarade. putain. un véritable cauchemar. une véritable torture. jinhyun, ça le flingue. il tremble. il le sait, il le sent, il le voit. quelque chose manque. adam n’est plus le même ; ses yeux ne le contemplent plus, ils ne font que le voir, sa voix ne chantonne plus, elle est ferme et tranchante. et il ressent déjà ce sombre canal entre eux. et déjà, il le repousse, il s’éloigne. ce n’est pas méchant, c’est seulement mortellement brusque, et maladroit. jinhyun, ça l’effraie. il a peur. il ne veut pas être abandonné. il ne veut pas être oublié. ça le rend mal. terriblement malade. malade d’amour. il crève pour lui.

pas un mot. pas un bruit. juste deux corps, deux âmes, deux souffles qui s’éloignent. jinhyun ne fait rien. c’est comme s’il se laissait mourir. il y  a son cœur qui s’essouffle, son corps qui bascule, son âme qui brûle. il frôle l'asphyxie. il veut partir, s’enfuir, loin cet abîme, loin de ce chaos. mais, il ne peut pas. il ne veut pas. il y croit encore, il espère, il exige un miracle. mon dieu, aidez-moi. il est submergé par cette onde qui sonde ses prunelles. il bafouille. les mots s’emmêlent dans ce torrent de sanglots. « mais adam… c’est moi jinhyun ». oui, c’est lui, rien que lui. et pourtant il ne se souvient pas. effacé, envolé, oublié. il ne reste rien de leur glorieux passé. l’âme en peine, jinhyun lui en veut. aujourd’hui, il le hait, étriqué entre la rage et l’amour, entre la passion et le dégout. il ne peut pas, adam n’a pas le droit de l’oublier ainsi. jinhyun s’égare. il n'y voit plus clair. il se noie dans ses propres flots. il y perd pied. alors il s’accroche. il s’accroche férocement à ce corps qui le considère à présent comme un sombre inconnu. il enfonce ses griffes, s’agrippe. c’est plus fort que lui. il ne veut pas le lâcher. tout s’agite en lui sans aucune raison. il a peur. il est terrifié. il a envie d’hurler. il le secoue, le bouscule. jinhyun n’est plus lui-même. il croit devenir fou. la raison fait place à l’incompréhension. il se brise. ce n’est plus que le cœur qui s’exprime débordant de mille émotions. « je t’en supplie, souviens toi, tu ne peux pas… non, non tu ne peux pas… pas comme ça. je t’en prie, reprends toi… ne m’oublies pas… pas moi… j-j’ai tell-tellement besoin… ». les larmes sont soudainement plus puissantes que la parole. elles se déversent tel un déluge dans ce fossé creusé par la fatigue et le désespoir. elles inondent son visage, abiment sa peau, tiennent prisonnière sa voix. voix coincée, acculée dans cette gorge serrée. il est fatigué. c’est insupportable. invivable. il abandonne.

plusieurs hommes vêtus de blouses blanches débarquent dans cet océan de souffrance. ils ont l'air furieux, rouge de colère. et jinhyun en est la cause. il n'a pas le droit d'être ici. il n'a pas le droit de lui adresser la parole. "c'est trop tôt", lui disent-ils, "il a besoin de repos", mais jinhyun, aussi, est fatigué. il est las de cette situation, il le veut près de lui, et ce, maintenant. jinhyun l'impatient. l’abrupte. agacé par ce supplice irritant. il ne veut pas s'éloigner, il ne veut pas le quitter. il ne veut pas abandonner une seconde fois son souffle vital. alors on le soulève, l'empoigne avec force, le traine dans ce profond couloir, comme un étranger, comme s'il n'était rien... oui, rien. pourtant, derrière sa personne, il croit apercevoir une silhouette, peut être que c’est lui, accourant pour le retrouver. mais non, ce n’est rien, rien qu’une ombre accompagnée d'un claquement de porte. 


Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1640-ce-soir-la-lune-reve-avec-plus-de-
avatar
more informations


 〚prélude〛- please don't forget us | Dim 9 Juil - 18:55

jinhyun, jinhyun, jinhyun. il a beau chercher, il a beau fouiller, même si ce prénom lui donne un bon sentiment, il sait pas, il sait plus, ou il a jamais su, qui était jinhyun. alors il le regarde, il le regarde avec un air de poisson, un air de mec hébété, l'air qu'il a et qu'il garde depuis son éveil. il en a loupé, des années, et outre son envie de savoir ce qu'il a vécu, son mal de crâne l'emporte. tellement qu'il ne manque pas de grogner, de grogner et de souffler aux plaintes de l'homme - pas parce qu'il l'agace, non, mais parce qu'adam, ça l'énerve, ça le frustre, de ne plus rien savoir. comme si une barrière invisible cachait la partie la plus importante de sa vie ; comme s'il voyait le début, la fin, mais pas l'intrigue principale d'un film. le morceau important loupé, quoi. alors oui, oui, quand le jinhyun le réclame, adam compatit, adam essaye de s'en souvenir, de se "ressaisir", mais rien, rien, que dalle. ça reste vide. le vide total. et ça le rend fou.

ça le rend aussi fou que de le voir pleurer ; allons, allez savoir pourquoi, mais voir ce jinhyun fondre en larmes, puis fuir, ça lui arrache un truc, un truc au fin fond de lui, un truc dont, encore une fois, il n'a pas accès. puis, il a aussi l'impression folle que le garçon est une des clés ; un acteur principal de ses souvenirs, quelqu'un dont il doit se souvenir - alors il est là, partagé, entre l'envie de lui courir après et celle de le laisser filer, entre la nécessité d'en savoir plus et son mal de crâne assuré. ça, d'ailleurs, ça lui fait encore plus mal au crâne - il fronce ses sourcils, il grogne et il grimace. il sait pas et ça le rend fou, adam, alors il finit par essayer de se lever. ça fait combien de temps, hein, qu'il a pas posé un pied à terre ? alors forcément, il titube et il manque de s'écrouler, mais il s'appuie contre les murs, il traîne le machin, là, qui est accroché à son poignet, et il file, il essaye de le suivre, non sans gueuler son nom.

mais l'autre disparaît. jinhyun.. il sait pas, pas encore, pas du tout ; mais ce jinhyun, là, il l'intrigue. peut-être que ça va juste être passager, mais il est sûr et certain que quand il en saura plus, ce jinhyun, là, il ne sera pas juste passager.


Revenir en haut Aller en bas
 
〚prélude〛- please don't forget us
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
 Sujets similaires
-
» (dylaël) i can't forget you.
» I'll never come back to Baltimore bay. Try to forget the fireflies. (Cristal, la fille de la déesse des fantômes.) TERMINE CHERS AMIS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
wassup daegu. :: DAEGU 대구 :: DONGSEONG-RO 동성로 :: Rodeo Street-
Sauter vers: