Accueil  Calendrier  FAQ  Rechercher  Membres  Groupes  S'enregistrer  Connexion  

aidez-nous faire à décoller et promouvoir le forum en votant sur les topsites !
bienvenue sur wassup daegu, le forum a ouvert le 23/10/16 !
la partie histoire de la fiche de présentation est désormais obligatoire, mais totalement libre !
une fois que vous êtes validés, n'oubliez pas de remplir les champs de votre profil !
pensez à remplir votre fiche rps pour éviter d'être supprimés !
la version 11 a débarqué sur le forum le 7/09/17 ! ❅
bravo à yun karma et shim bae, nos membres du mois
venez voir la maj par ici !
pour en savoir plus sur l'intrigue c'est parici !

Page 1 sur 2
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1808-i-killed-my-mother-seulki
avatar
♢ Messages : 182 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : - ♢ Wons : 391 ♢ Avatar : mitsuji sen. ♢ Crédits : ailahoz. ♡

♢ Occupation : étudiant en psychologie et parallèlement serveur dans un salon de thé.
♢ Age : 26 ans, qui en découvre encore.
♢ Situation : y met pas de nom dessus, advienne que pourra, même si le coeur gueule j'suis à toi.
♢ Yours :

i could recognize him by touch alone, by smell; i would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. i would know him in death, at the end of the world.

(seol kibum, go namjoon)

 no rest for the wicked ♢ shinil | Mer 26 Juil - 11:10

no rest for the wicked
shinil & seulki (icons SATURNIENNE)


et quand il se réveille seulki, ça lui fait comme l'effet d'une tempête. ça se rabat sur un coin de sa gueule, ça tombe tellement vite qu'il a pas le temps d'assimiler toute les informations, de comprendre pourquoi ça tourne avec lui au centre. l'oeil du cyclone. il papillonne des cils, dévisage le plafond - trop ou pas assez lisse. il reconnaît pas la décoration, il reconnaît pas le milieu, il reconnaît rien de tout ça. n'empêche que ce qu'il a à côté de lui, tout de suite, ça envoie ses viscères aux ordures, ça fait pulser son sang comme un animal en danger, blessé. panique qui le possède, y'a tout qui se ralenti quand même autour de lui. l'autre comate à moitié, l'autre part à moitié. l'autre. l'autre. l'autre. l'autre il aurait dû tout lui dire, tout lui balancer, faire son comeback comme dans les séries comiques où tout se termine bien, avec peu de rebondissements. il aurait dû, tout de suite, mettre les barrières, faire un stop avec la paluche levée dans l'air, faire comprendre que ça pourrait pas. pourtant ça a. ça a. et seulki il se retrouve le corps laissé par tout vêtement, un frisson le traversant, éveillant ses sens, sa nuque, son dos, ses muscles endoloris - endormis.
flashs vagues,
mémoires qui divaguent.
putain d'merde shinil. il voudrait s'en claquer une, se mettre la tête dans un mixeur, plus entendre les horreurs. il s'étire, serre un peu les poings, tente de faire volte-face. mais seulki, seulki il se rend surtout compte qu'y'a plus moyen de,
fuir,
passer en arrière,
recommencer. il a passé la ligne de non-retour. celle qui fait de lui un menteur. celle qui le prend en erreur. celle qui le met au pied du mur. égoïste nostalgie qui vient pourtant faire battre son coeur, il se redresse, chope son calbut qu'il enfile, y trouve son bonheur en fouillant dans son jean - cigarettes, cigarettes, il en terriblement, monstrueusement besoin. une, ou deux, ou trois, ou tout le paquet. il ouvre la fenêtre juste à côté - vieilles manies, odeurs de café froid, de clopes chaudes et d'encre. le briquet claque, la flemme végète, le rejette. allumé; grosse taffe, coudes calés sur le rebord. y regarde derrière - il l'a toujours fait seulki. il admire peut-être un peu, un peu trop. assez pour se dire qu'il a pas oublié comment ça se formait, les chutes, les cambrures, même dans l'noir.
ça pleut dehors.
- salut.
pour la forme. pour faire comme si. comme si. comme si. jouer des apparences, des convenances. l'oubli - il pose son attention dehors, il y voit le cadavre de hyerim qui creuse un trou dans la terre.
au fait tu t'souviens,
avant, c'tait main dans la main.





masquerade ✧  parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts, entre le marteau et l'enclume, c'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.
blessed by the goddess ♡:
 
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1810-qui-meme-a-terre-continue-de-tombe
avatar
♢ Messages : 54 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : sial ♢ Wons : 174 ♢ Avatar : jay park – park jaebeom ♢ Crédits : sial { code signa – kinjiki ☾ { avatars
« LA POITRINE QUI ÉCLATE ET LES MOTS COMME MUNITIONS, LES CHARGEURS VIDES ET LUI FASSE À SA PUNITION. »



Et dès que Hector eut vu le magnanime Patrocle se retirer, blessé par l'airain aigu, il se jeta sur lui et le frappa dans le côté d'un coup de lance qui le traversa. Et le fils de Menoetios tomba avec bruit, et la douleur saisit le peuple des Achéens. — l'iliade, homère, la mort de patrocle (chant XVI)
♢ Occupation : tatoueur et étudiant en mathématiques/informatique
♢ Age : 26 ans
♢ Situation : célibataire même s'il se sait attaché à quelqu'un
♢ Yours :
ça a juste foiré.

— hyunwoo {jww} ; beomseok {csh} —


 no rest for the wicked ♢ shinil | Jeu 27 Juil - 0:55



le mensonge et les songes du passés qui vous ronge jusqu'à vous dévorer vous et vos coeurs aspirant les aspérités





— univers aseptisé passé sous silence
l’atmosphère anesthésié les vaccins pour pas ressentir cette absence
shinil est parti shinil il a déguerpi
il s’en est allé sur un coup de tête après avoir frappé la tienne
de l’arrête de son poing
shinil
il a pas oublié
mais il fait comme si c’était passé
pas besoin d’avoir un boulet au pied un poids à traîner
pas besoin de regretter
il se dit qu’il en a déjà trop chié

et puis
et puis à daegu ça s’est enchaîné et puis il y a eu ce regard ce contact
et cette discussion et ces verres et ces illusions
shinil ivre de ses propres émotions
shinil homme couteau qui brise qui coupe qui vient t’entailler encore une fois
encore liés par la java
d’une soirée suspendue dans ces temps oubliés
 — shin ça le fait sourire

il a rien vu
il a rien capté
le corps les lèvres même les yeux ont changé
jusqu’à l’angle de la mâchoire
quand il t’a vu ça a pas percuté ça s’est juste laissé subjugué par la beauté
parce que t’es beau en vrai seulki
il te l’a pas dit
(putain de fierté)
mais il l’a pensé
et s’il savait
que c’est toi
que c’est hyerim
non
c’est
seulki
juste
seulki
(un jour il l’imprimera dans sa caboche)
la même fille qui l’a fait vibrer succomber jusqu’à en chialer
(il te l’a jamais montré)
c’était juste dans l’avion
pendant cinq minutes alors qu’il avait le regard perdu et qu’il se sentait con
(mais cinq minutes depuis maman et la balle qui s’est écrasée dans l’plafond de son crâne)

tu sais comment il fonctionne
tu sais comment il démissionne
si jamais ça lui plait pas
tu sais comment il déconne
quand il pète un câble, qu’il s’élève comme à chaque fois
pourtant
pourtant t’as menti pourtant
t’as omis
le plus important
ce qui compte ce qui fait qu’entre vous
ça sera jamais mieux qu’avant
ça sera jamais un film avec écrit « happy end »
tu l’regrettes ?
tu t’mords la langue quand t’y penses ?
ça s’embrouille dans ton crâne alors qu’il dort encore la bouche entrouverte le coeur (presque) paisible ?
et maintenant
maintenant qu’il se lève maintenant
qu’il te tire à lui contre son bassin
maintenant qu’il pose sa tête sur ton épaule niche son nez
dans le creux dans ton cou
le faisant frissonner
maintenant
t’y penses ?
t’y crois ?
d é c a d e n c e

lut’.

voix semi-éteinte et puis
lui de son côté pas l’impression d’avoir fait un faux-pas
qu’c’est pas une erreur
que même si c’est allé vite c’est que ça devait arriver
shinil
pour lui ça pourrait être un coup d’un soir ou un coup pour plus tard
tout ce qu’il se dit
c’est qu’il a aimé

pourquoi tu t’lèves si tôt.. j’voulais traîner moi.

traîner dans les draps
se rendormir dans tes bras
s’étaler sur ton corps
profiter du fait qu’il dorme
comme excuse pour chaque écart
mec à outrance
mec sans aucune patience
mec qui ajuste son existence sur ce qui le fait vibrer
sur ce qui a de l’importance
tant pis si ça s’arrête
pour le moment
ça n’a pas encore vraiment commencé.




© SIAL — icons by saturnienne goldstiens







j'ai longtemps parcouru son corps effleuré cent fois son visage j'ai trouvé de l'or et même quelques étoiles en essuyant ses larmes — kyo
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1808-i-killed-my-mother-seulki
avatar
♢ Messages : 182 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : - ♢ Wons : 391 ♢ Avatar : mitsuji sen. ♢ Crédits : ailahoz. ♡

♢ Occupation : étudiant en psychologie et parallèlement serveur dans un salon de thé.
♢ Age : 26 ans, qui en découvre encore.
♢ Situation : y met pas de nom dessus, advienne que pourra, même si le coeur gueule j'suis à toi.
♢ Yours :

i could recognize him by touch alone, by smell; i would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. i would know him in death, at the end of the world.

(seol kibum, go namjoon)

 no rest for the wicked ♢ shinil | Jeu 27 Juil - 8:02

no rest for the wicked
shinil & seulki (icons SATURNIENNE)


toile d'araignée. seulki il va se faire croquer. seulk il va se faire gober. seulki il va pas y arriver, à se détacher, à se décoller, à se défaire, à bien faire. toile d'araignée qui l'enroule,  il attend, attend sa mort douce ou complexe, il attend, attend sa mort, tendre ou violente - ou les deux. ou tout un peu des deux qui le pousse à garder le sourire - un genre de sourire-grimace maladroit, qui déforme ses traits, qui sans contrainte s'affirme. chouette façon de mourir, de partir sans les regrets qui collent aux pompes, qui gravitent autour de sa tête - véritable satellite jeté en orbite. pincement de lèvre, une autre taffe avant qu'il finisse coincé entre des bras. à se demander ce qui a pu changer ou pas. un peu tout, un peu rien. il se souvient pas de tout seulki, sans doute que le pire a trop pris le pas sur le meilleur - et que sa droite il s'en souvient comme d'un être venu d'ailleurs. ça lui file un frisson, ce mélange de chaleur, de froideur, avec l'extérieur qui continue de déverser sa terrible affliction. c'est agréable, paradoxalement, profondément, bon. il garde le bâton blanc au bec, se laisse envahir par un surplus de souvenirs - des vrais, des présents, d'autres qui viennent alors qu'ils étaient pas invités. aise qui ramène en arrière, la veille où il aurait pu tout avouer, comme devant un flic pourri qu'aurait menacé de tazzer - regarde, c'est moi, j'suis là. j'ai toujours été là. j'resterais, aussi, là. il a pas fait, balancé par des émotions premières, pas encore assez affinées pour se laisser approcher.
puis y'a sa voix à shinil, comme un écho, profonde mélodie aux défauts propres. paupières qui se ferment, deux secondes, trois secondes. à essayer de se situer dans l'espace, dans la géographie, puis dans le monde aussi. c'est un peu irréel, conte macabre dont le commencement ferait rêver les enfants, mais à la fin tellement adulte qu'elle en dissuaderait même ceux-là. il laisse le rictus faire rosir ses pulpes, l'coeur qui descend, qui remonte, joue au plus con avec le cerveau qui se rend pas totalement compte. pur égoïsme. pure calomnie. pure et puissante connerie. il penche sa tête sur le côté, lui laisse toute sa place pour faire ce qu'il veut - sans complexes, sans besoin de se cacher avant qu'il se soit réveillé, sans besoin d'enfiler pour pas qu'il ait remarqué la moindre piqûre de féminité, sans besoin de compter sur le noir pour faire petite robe bouffante du soir.
- pause clope post-post-post-post coït. il se marre seulki, se marre alors qu'il ferait mieux de se taire, de la jouer ordure profiteur qui trouvait ça sympa même plutôt chouette, éventuellement à refaire mais qu'une fois tous les deux mois - parce que c'était juste sympa. c'est un menteur, pas un grand, pas de ceux qui changent une histoire, pas de ceux qui façonnent pour leurs propres déboires. c'est un menteur. un menteur seulki. mais un menteur sans trop de mal - juste de la maladresse. main libre qui passe dans la nuque de l'autre, techniquement aîné, qui vient se nicher à la naissance de ses cheveux, caresse hasardeuse en fixant l'horizon - presque capable de compter les gouttes qui rappellent un rideau de perles, façon années 80 et mauvais goût en prime.
- elle est pas exceptionnelle. il louche sur l'accusée, qui se consume quand même parce que ça coûte quand même cher, ces plaisirs pas vitaminés, enclin à faire tomber toute une société - cancer des poumons ou étouffement, au choix du condamné. c'était pas le bon plan de changer de marque, de vouloir essayer, trop ou pas assez, forte, il est pas sûr. ou c'est peut-être l'environnement qui la rend moins grandiose - à bien y regarder, c'est ça. tout ça autour qui lui bouffe son bien-être immense. plus, je bosse dans - rapide coup d'oeil vers une horloge, un réveil, de quoi lui révéler qu'il est trop tôt pour danser avec le diable. quatre heures. hm... soupir. il continue de jouer avec les cheveux, se laisse porter, tire, souffle la fumée grise qui rejoint l'extérieur - trouée par le mauvais temps.
- t'es une fournaise.
et moi j'pèle, j'caille, j'défaille.
constat - qui le pousse encore à rester, là. toujours. là. fournaise qui se répand, chaleur qui le prend, l'attache, ça va mieux. ça bat plus paisible. ça bat plus pour lui - et plus jamais pour elle. une fournaise.
embrase-moi,
j'tuerais pour ça.





masquerade ✧  parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts, entre le marteau et l'enclume, c'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.
blessed by the goddess ♡:
 
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1810-qui-meme-a-terre-continue-de-tombe
avatar
♢ Messages : 54 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : sial ♢ Wons : 174 ♢ Avatar : jay park – park jaebeom ♢ Crédits : sial { code signa – kinjiki ☾ { avatars
« LA POITRINE QUI ÉCLATE ET LES MOTS COMME MUNITIONS, LES CHARGEURS VIDES ET LUI FASSE À SA PUNITION. »



Et dès que Hector eut vu le magnanime Patrocle se retirer, blessé par l'airain aigu, il se jeta sur lui et le frappa dans le côté d'un coup de lance qui le traversa. Et le fils de Menoetios tomba avec bruit, et la douleur saisit le peuple des Achéens. — l'iliade, homère, la mort de patrocle (chant XVI)
♢ Occupation : tatoueur et étudiant en mathématiques/informatique
♢ Age : 26 ans
♢ Situation : célibataire même s'il se sait attaché à quelqu'un
♢ Yours :
ça a juste foiré.

— hyunwoo {jww} ; beomseok {csh} —


 no rest for the wicked ♢ shinil | Jeu 27 Juil - 23:24



le mensonge et les songes du passés qui vous ronge jusqu'à vous dévorer vous et vos coeurs aspirant les aspérités





— il a pas froid aux yeux, shinil
l’esprit tumultueux
sauvage et fougueux
celui qu’on ne dompte pas qui se réveille et qui éclate
qui détruit
qui
qui fait un carnage qui écarte tout sur son passage
ce genre
de personne qu’on pourra jamais apaiser
parce qu’en lui il y a ce brasier
qui continue toujours de brûler
shinil
il a l’âme en bataille
en proie à son passé
car tu l’as fait chevalier
(malgré lui)
destiner à te sauver
se battre sans répit
ou bien te tuer
( r é g i c i d e )
t’as couronné son coeur autrefois
tu redeviens souverain cette fois
roi dont il s’est senti trahi
alors simplement il s’est enfui
maintenant
punis par le mensonge pour traîtrise à sa patrie
(ou bien le sang bleu s’est attaché au bourreau dont les mains sont couvertes de l’essence vermeille
– le malheureux)

pourquoi ne sait-il pas
pourquoi ne voit-il pas
pourquoi joue-t-il à l’aveugle
lui qui a toujours eu un regard si poignant
qui perce qui perfore
comme un trident
(l’oeil droit et puis l’oeil gauche et encore sa langue ses mots empoisonnés)
tout le venin craché
remède ou bien mortel
à vous d’en décider.

t’es revenu
t’es revenu et t’as pas su
lui dire
« c’est moi »
c’est toi c’est lui c’est vous
c’est ces souvenirs si froids si chauds si troublés dans son coeur
c’est ce qui fait mal c’est ce qui est brutal
c’est la puissance d’une séparation c’est l’effervescence d’une union
c’est l’idée de vivre à deux
c’est les années qui se rattrapent qui courent qui viennent vous dire adieu
l’être comme fendu en deux
et puis ce goût d’inachevé ces quelques notes d’aigreur qui ont subsisté
shinil il sait qu’il a laissé quelqu’un derrière lui qui aurait pu l’élever
au rang des étoiles
– il préfère encore ne pas avoir de piédestal
finir à genou dans la poussière
plutôt que devoir supporter un autre univers
qui n’est pas le sien
atlas des temps modernes
toi hercule qui lui fait une promesse veine
qui repart avec à la place des pommes interdites son âme maudite
(shinil cambriolé qui ne se rend même pas compte de ce qu’on lui a subtilisé)
dupé par le tromperie et puis toi qui est revenu comme réanimé
(il sait pas pourquoi il va mieux)
il se dit que c’est grâce à seulki
grâce à cette nouvelle personne dans son pieu
il sait même pas que c’est les deux
même personnes dans son lit

tu veux que je t’en file une ? t’façon j’ai des paquets de rab.

quelque part
dans la poche de son pantalon
quelque part
entre dans l’apogée de la consommation
de ces fumées qui font pas planer
qui rendent juste la gorge enrouée
ses bras se resserrent autour de ta taille et il continue de se laisser apprivoiser
le visage dans ton cou ta main contre son crâne
les pensées qui divaguent
t’as déjà de l’effet sur lui
et là il a pas peur de l’afficher
peut être que
peut être qu’après cette nuit
il aura plus de mal à assumer
(mais ça c’est que lorsqu’il sera réveillé)
parce qu’il aime pas s’engager
parce que ça lui fout l’frisson l’tremblement l’tressautement
celui qui fait qu’un voyant clignote dans son crâne
lui disant simplement
« fais gaffe »
parce que la panthère ne se laisse pas faire
mais qui pourtant cède à ce garçon
(le livre de la jingle remake version bagheera qui fond pour le petit d’homme plus si petit que ça)

hmm… tu fais chier…

il s’accroche un peu plus
comme pour te signifier
que tu devrais sécher
(c’est qu’un gamin dans sa tête)
même si dans quelques secondes
retour à la réalité
et les cours qui sont impossible à manquer
histoire d’avoir un avenir plus brillant que celui du clodo dans l’abris bus

moi j’ai mes propres horaires… j’vais pas m’plaindre.


la main glisse le long de ton torse
la main qui abuse la main qui viole les interdits la main qui se fraye un chemin le long de tes côtes jusqu’à ce que ça se corse
faut pas franchir la limite
un peu plus bas et c’est la décadence

d’ailleurs…

il grogne un peu à ta main dans ses cheveux
c’est comme un ronronnement un peu plus haineux

si tu veux t’faire tatouer un jour… ton corps j’veux le graver.

c’est pas une demande
c’est pas une question
ça sonne un peu comme une obligation
il y a juste mis la forme
pour pas que ça fasse gros con

il ricane un peu à tes mots
rire étouffé dans ta peau
qui pourrait te réchauffer jusqu’à tes os
r é a n i m e r
la carcasse
s ‘ e m b r a s e r
jusqu’à ce que ça casse
(il recollera les morceaux)

j’ai pas eu envie d’en graver beaucoup, des corps… juste une fois, quand j’étais encore à new york tout ça. j’lui ai jamais demandé, c’est con, mais bon le bronx tout ça c’est loin maintenant.

les yeux dans la vague
perdus dans la vision que lui offre l’extérieur de la fenêtre
des gens qui viennent qui passent plus bas dans la rue
comme les souvenirs de la ville qu’il a connu
(et de cette fille)
non
ce mec
dans tes bras
maintenant
(et pas là-bas)
comme t’en es si certain depuis si longtemps.





© SIAL — icons by saturnienne goldstiens







j'ai longtemps parcouru son corps effleuré cent fois son visage j'ai trouvé de l'or et même quelques étoiles en essuyant ses larmes — kyo
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1808-i-killed-my-mother-seulki
avatar
♢ Messages : 182 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : - ♢ Wons : 391 ♢ Avatar : mitsuji sen. ♢ Crédits : ailahoz. ♡

♢ Occupation : étudiant en psychologie et parallèlement serveur dans un salon de thé.
♢ Age : 26 ans, qui en découvre encore.
♢ Situation : y met pas de nom dessus, advienne que pourra, même si le coeur gueule j'suis à toi.
♢ Yours :

i could recognize him by touch alone, by smell; i would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. i would know him in death, at the end of the world.

(seol kibum, go namjoon)

 no rest for the wicked ♢ shinil | Ven 28 Juil - 11:43

no rest for the wicked
shinil & seulki (icons SATURNIENNE)


shinil c'est son grand frisson, son interdit à foison qui continue de le suivre - ou qu'il continue de chercher, à courir après, à travers le monde, à travers la vitesse et les sons. shinil c'est comme un bout d'coeur foutu sous planches qui bat encore, qui rend fou, révélateur. c'est comme un rappel à ce qui était vrai, ce qui était pas si beau, mais qui valait peut-être le coup. un rappel à lui, à eux. y'avait ce nous un peu suspendu. ce nous qu'était jamais clair mais qu'était là. ce nous qui permettait que ça pulse vivement, que ça monte rapidement, que ça l'déglingue en un temps. la manière dont il le touchait, la manière dont il le frôlait. dont il le fait, maintenant. caresses aux pensées impures, frisson qui s'arrête à sa mâchoire qui s'évertue à le rendre plus groggy. étrangement détendu, seulki, qui écoute, qui sourit un peu, songeur, penseur, totalement ailleurs et profondément paumé dans l'heure. il continue son manège, caresse les cheveux, ce qui est trop long, ce qui est un peu rasé. c'est pas régulier - comme le reste. puis shinil parle, parle beaucoup quand il veut, s'ouvre trop, en balance sans comprendre les répercussions, en balance jusqu'à ce que ça fasse des percussions, que ça en fasse trop dans l'estomac du présumé inconnu - seulement de visage, pas d'histoire, pas de passé, pas de restes bafoués. il reprend une latte, souffle, réussite subite d'avoir réalisé un rond qui se détruit.
- tatoueur capricieux, hm ? il laisse la parole s'envoler, prendre ses aises sans aucun malaise - même si à l'intérieur ça frappe, ça frappe tellement que ça pourrait péter quelques os au passage. hyerim qu'elle se taise. elle avait rien à faire. elle était qu'une fabulation digne d'un taré créateur. il racle le fond de sa gorge, laisse tomber sa tête en arrière, sur l'épaule de l'ami, l'amant, l'a- peu près tout. j'note. déjà fait, déjà fait. déjà tellement bien fait que ça le pousse à passer sa langue sur sa lèvre inférieure - marquée, pas au fer rouge, juste au noir de ses ardeurs. eat or be eaten, philosophie de vie. eat or be eaten, après une branlée offerte à un petit roi de la cité, plutôt lui que moi qu'il avait dit. plutôt eux que nous. plutôt le reste du monde que nos faces trop rondes.
faut qu'il le dise,
faut qu'il le dise,
maintenant.
faut qu'il le dise, mais il redoute.
il redoute seulki la tronche qu'il va tirer, le rejet qu'il va lui donner - sans papier cadeau pour le sublimer. il redoute tout ce qui va se répercuter, il redoute le moment où ça va exploser. il veut profiter, il veut se dire que c'est qu'un mauvais rêve - et que le bronx c'était une déformation, une profonde illusion.
- y'a encore d'la peau à graver, t'inquiètes pas. j'te la laisse. il jette une oeillade rapide vers son propre mollet droit, constellation de formes abstraites, des carrés, des losanges, des ronds, tous dansant autour de son muscle. tous rappelant qu'il est qu'une formation bien pensée de formes perdues. il laisse ses yeux baissés, les fermant pour mieux se fondre, la clope qui continue de fumer - foutre en l'air les murs blancs de l'appartement du plus grand. si ça tenait qu'à moi, j'passerais la journée à dormir là. mais si c'est pour m'faire virer... à moins qu'tu veuilles être mon sugar daddy dans ce cas, peut-être que. ventre qui se creuse, stigmates qui se réveillent un peu - fieffé menteur au rire enjôleur. il laisse sa bouche vaciller, se poser sur la tempe de shinil, baiser silencieux, pour autant pas vertueux, baiser de pardon, baiser de rien - qui s'exécute aussi vite qu'il se percute.
- il est cool ton appart'.
remarque hasardeuse alors que ses cils battent l'air de ces quatre murs dont il a seulement pu imaginer les recoins sur peinture. il fait tomber le gris particules dans le cendrier, disposé sur le rebord. fait froid. il se love encore - à laisser parler le corps, puisqu'il est convenu qu'il se taise, l'amoureux muet.





masquerade ✧  parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts, entre le marteau et l'enclume, c'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.
blessed by the goddess ♡:
 
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1810-qui-meme-a-terre-continue-de-tombe
avatar
♢ Messages : 54 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : sial ♢ Wons : 174 ♢ Avatar : jay park – park jaebeom ♢ Crédits : sial { code signa – kinjiki ☾ { avatars
« LA POITRINE QUI ÉCLATE ET LES MOTS COMME MUNITIONS, LES CHARGEURS VIDES ET LUI FASSE À SA PUNITION. »



Et dès que Hector eut vu le magnanime Patrocle se retirer, blessé par l'airain aigu, il se jeta sur lui et le frappa dans le côté d'un coup de lance qui le traversa. Et le fils de Menoetios tomba avec bruit, et la douleur saisit le peuple des Achéens. — l'iliade, homère, la mort de patrocle (chant XVI)
♢ Occupation : tatoueur et étudiant en mathématiques/informatique
♢ Age : 26 ans
♢ Situation : célibataire même s'il se sait attaché à quelqu'un
♢ Yours :
ça a juste foiré.

— hyunwoo {jww} ; beomseok {csh} —


 no rest for the wicked ♢ shinil | Dim 30 Juil - 3:19



le mensonge et les songes du passés qui vous ronge jusqu'à vous dévorer vous et vos coeurs aspirant les aspérités





— s’il savait
s’il savait ce qui l’attendait au bout du couloir
s’il savait que pour l’avant ce n’était jamais trop tard
s’il savait ô combien il fait noir
au fond de son esprit
pour ne rien voir
et rester aussi démuni
(face à la vérité)
s’il savait
mais il ne sait pas
il ne sait rien
tu le laisses dans le mensonge
de peur qu’il t’arrache de tes songes
(sache qu’il le fera)

parce que tel prométhée tu as brisé les règles
changé le destin
(être profane)
bientôt punis par les dieux
(zeus)
il est vrai que shin a toujours eu des éclairs dans les yeux
et surtout dans les mots
des cicatrices zébrant le ciel et puis ton coeur
afin de te foudroyer mais pas assez pour que tu en meures
plus tard shinil abattra la sentence
t’enchaînant à lui de force
rocher comme potence
(il sera le rapace qui dévorera ton foie)
à moins que ce soit l’organe qui te rend si menteur
(celui qui bat au fond de toi)

machine infernale
qui s’enclenche et qui dévale
la pente
machine qui clique qui claque aux rouages parfaitement huilés
qui menacent pourtant un jour de rouiller
(que vas-tu faire quand les plombs vont sauter ?)

alors tu attends alors tu t’endors dans tes félonies
alors tu continues de sombrer dans la folie
alors tu fais comme-ci
parlant des choses sans importances celles qui comblent votre existence
qui vous donne un semblant de réalité
celles qui
viennent et qui repartent
ces conversations qui n’ont pour but que d’être à l’unisson
ces mots échangés
des banalités
qui ont leur poids dans votre relation empoisonnée
mais l’un est diagnostiqué malade
et l’autre porteur du gêne
(lequel clamsera le premier ?)
à cause de la douleur
ou bien de la peine

j’sais ce que j’veux, j’y peux rien.

sourire narquois amusé
se peignant sur tes lèvres d’être désabusé
les yeux toujours clos
la bouche qui grogne à cause de tes mains qui caressent le capot de son esprit
esprit qui ronronne esprit qui charbonne
esprit qui imagine qui illustre esprit qui
se souvient de chaque centimètre carré de ta peau
qui imagine comment il pourrait le couvrir de milles formes de milles mots
esprit qui carbure
esprit dans la démesure

t’as intérêt. j’serais vexé sinon.

si j’pouvais pas
appliqué l’un de mes caprices
au simulacre de ta peau
(ce délice)

de ses doigts
il te pique ta clope
la glisse entre ses lèvres un instant
inspire
expire
la fumée assassine
inspire
expire
jusqu’à ce que ça le pourrisse
— de manière infime —
mais juste assez pour s’assurer de le tuer
le jour propice
(et puis il la remet dans ta bouche)
regardant la courbe charnue
la fixant
sans aucune retenue

mmh me tente pas… j’ai pas d’volonté dans ces cas là…

rictus amusé
rictus perverti par la nuit passée
rictus
qui veut tout dire qui parle de vos soupirs de
chacun de vos désirs et puis de vos corps l’un contre l’autre
(le sentir)
jusqu’au plus profond de vos maux
(maux cachés)
maux démentis
(maux niés)
amants anéantis
— il suffit de quelques jours de quelques semaines
ça repousse ça se traine
ça va pas tarder à vous tomber sur la gueule
shin il va gueuler
gueuler gueuler
gueuler jusqu’à ce que ça aille mieux
son nouvel univers se cassant la gueule
(parce que t’as brisé l’ancien)
celui chéri celui qu’il pouvait pas perdre
celui que t’as pas compris
celui que t’as brisé pour une putain d’illusion
celui que t’as choisi pour la trahison
celui qui fait qu’il s’est senti blessé lésé
— celui que tu as écrasé sans hésiter
« décision mûrement réfléchie »
pour toi
mais pas pour lui
(lui il avait toi comme pilier)
la maison
s’est juste effondrée

alors t’es endetté seulki
crack boursier
tu lui en dois des milliers
banquiers attendant l’argent
il te sourit de toutes ses dents
(en réalité il se meurt comme un enfant)
ayant perdu ses parents
(ça devait pas finir comme ça)
t’as emprunté son coeur
mais t’avais pas la thune pour te prétendre âme-soeur
va’ bientôt falloir en payer le prix
s e u l k i

tch, c’est surtout mon lit qui est cool.

il te retourne te sourit
pose ses mains sur tes hanches te rapproche de lui
remet sa tête dans ton cou ne bouge plus
laisse ses dents effleurer ta peau comme une prise perdue

j’ai claqué une partie de ma thune faite sur new york quand je me suis taillé.

la ville natale
la ville brutale
la ville qui l’a forgé
qui lui manque un peu qu’il a sans doute abandonné
(il se sent pas prêt d’y retourner)
trop de souvenirs
trop
trop
trop plein d’émotions et ce manque d’avenir
les states c’était un cadeau maudit
(on peut commencer de rien mais on peut s’écraser de haut).

toi tu viens des états-unis non ?.. j’ai l’impression qu’on a plus en commun que ce que je crois.

il rit
légèrement
sans se rendre compte d’à quel point il a raison
lui il pense juste à ce conneries de points communs
laissant ses doigts tracer leur chemins
dans le bas de tes rein

(et le malaise survint de ton côté)
et la falaise continua de monter
(bientôt trop haute pour vos deux êtres entachés)
par la
c u l p a b i l i t é.





© SIAL — icons by saturnienne goldstiens







j'ai longtemps parcouru son corps effleuré cent fois son visage j'ai trouvé de l'or et même quelques étoiles en essuyant ses larmes — kyo
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1808-i-killed-my-mother-seulki
avatar
♢ Messages : 182 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : - ♢ Wons : 391 ♢ Avatar : mitsuji sen. ♢ Crédits : ailahoz. ♡

♢ Occupation : étudiant en psychologie et parallèlement serveur dans un salon de thé.
♢ Age : 26 ans, qui en découvre encore.
♢ Situation : y met pas de nom dessus, advienne que pourra, même si le coeur gueule j'suis à toi.
♢ Yours :

i could recognize him by touch alone, by smell; i would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. i would know him in death, at the end of the world.

(seol kibum, go namjoon)

 no rest for the wicked ♢ shinil | Dim 30 Juil - 18:20

no rest for the wicked
shinil & seulki (icons SATURNIENNE)


c'est que ça le fout à terre. c'est que ça l'élimine par k.o sur le ring alors qu'il vient tout juste d'entamer les hostilités, les banalités qui devraient pourtant constituer le début de quelque chose, d'un pas grand chose qui pourrait devenir plus. c'est que ça le démonte part par part et que ça laisse de côtés les morceaux qui peuvent plus se toucher - ça marche pas, ça marche plus, vaut mieux laisser ça comme ça, attendre que ça passe, convulser dans un coin et attendre. juste attendre. attendre que. attendre que peut-être, lui-même puisse s'oublier. faudrait commencer par ça. seulki il est pas malin, il aurait dû demander le supplément lobotomie au moment de la transition, de la disparition définitive de ce qui l'a dérangé, de ce qui  aurait pu l'assassiner - coup de couteau dans le torse, dans les jambes, dans la tête, entre les yeux, juste de quoi faire dégouliner, de quoi faire pisser, expier l'infâme pour laisser apparaître le superbe. c'est un peu comme le lotus, un peu comme ces fleurs qui naissent dans la saloperie, se développent dans le miasme et révèlent leurs beautés successives, excessives, dans les courants boueux d'un monde enclin à s'oxyder. il écoute, l'oreille attentive et les pensées hasardeuses, ailleurs, préoccupées à se triturer, préoccupées à se demander quels mots utiliser à quel moment. quoi faire. qui être. comment. être seulki pour commencer. le reste c'est bon pour quand ça tombera, pour quand le couperet tranchera avec netteté son cou lisse de toute impureté - le roi est mort, vive
ce putain de roi.
y se fait retourner, se prend des caresses à le faire encore frémir. ça bosse, ça séduit, ça joue à la cour des grands, le plus somptueux des paons. seulki y se laisse charmer - y'a plus rien à apprendre à un converti. il laisse transparaître son sourire de façade, celui qui se dessine à la craie et s'émiette sous l'eau. ça pleut encore. ça pleut de plus en plus. l'averse qui fait tomber des vélos, qui fait crier les enfants, qui fait rager les mamans. y revoit new-york sous la flotte, c'était le même délire, sauf qu'il sautait dans les flaques pour se crasser le jean, pour y mettre un semblant d'aventure. il se remet à tirer sur la cigarette, tapote à nouveau sur le cendrier, la laisse traîner dessus, regarde. analyse. le visage de shinil qui reste, qui change, qui évolue, un tatouage en plus ici ou là, une détermination plus mordante dans le regard - comme un sale coup du hasard. ses deux mains passent sur son cou, les pouces frôlent la mâchoire, il dit rien, seulki. il l'aime bien, le silence. il en joue. c'est sa maîtresse du matin, du midi, du soir, des nuits blanches et noires, des instants de grâce ou de disgrâce. y se rapproche, sentir le souffle qui bute contre le sien, y regarde, attentif à la forme qui appelle qui réclame - encore.
- you have no idea. l'appel au vice, l'appel complice qui se trame, qui se rétame. le baiser qu'il vole, qu'il pique sans demander en amont, sans se croire disponible à quelconque négociation. il a arrêté de poser la question. arrêté de sous-entendre sous peine de se prendre un non. l'soupir qui s'échappe, qui craque, l'jeu malsain, pas sain, pas serein. et l'adrénaline qui le fait angoisser, qui le fait stresser, qui déboîte son coeur au bord du virage trop serré - c'est un putain d'arbre qu'il va se bouffer. y'a ce goût qui se répand sur ses lèvres, un peu d'amertume, un peu d'incertitude. il pince sa lèvre inférieure, la relâche subitement, reprend la ligne du temps. et j'plussoie pour le pieu.
le froid derrière qui frappe contre sa colonne, qui le sort de sa torpeur, de sa bêtise d'adolescent en pleine découverte, du renouveau d'émotions - plus exquises encore. un rire rapide guttural lui fend la gorge, murmure.
- t'as aucune volonté, branleur. les doigts glissent, se la jouent serpents, passent de la nuque aux hanches, s'arrêtent sur la taille avant que ça défaille. que ça reprenne les dynamiques de la nuit passée - ô combien planante à en crever, avec sa petite mort pour l'accompagner. donc j'vais pas t'appeler daddy. c'est pas trop mon kink, et ce s'rait beaucoup trop flatteur pour ton égo. épaules qui se haussent, attitude nonchalante d'un félin qui se laisse désirer, à pas de velours qu'il fuit la scène du crime - sans culpabilité aucune. il le relâche, laisse retomber les bras le long de son propre corps - laissant sa marque, pas au fer rouge, juste d'une plume qui frôle. il penche sa tête, laisse le bas de son dos prendre racine contre le rebord. ça continue de fumer - seulki sur fond de civilisation engloutie.
- c'est quoi qui m'a trahi ? accent ? le bout de sa langue qui humecte ses lèvres. le loup parmi la bande de moutons - ou plutôt le mouton parmi la meute de loups. faut pas se faire choper. pourtant y'a ce côté dépitant de tout berner, de bien jouer son rôle - tellement qu'il en devient cannibale. il voudrait tout lui demander, ce qu'il a bien pu foutre durant toutes ces années - les moindres détails, les plus salaces, les plus cocasses, les plus fades, les plus colorés, les plus difficiles, les plus faciles aussi.
tu t'souviens, on s'disait tout,
même le plus tabou - bang bang, mum shot me down.





masquerade ✧  parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts, entre le marteau et l'enclume, c'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.
blessed by the goddess ♡:
 
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1810-qui-meme-a-terre-continue-de-tombe
avatar
♢ Messages : 54 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : sial ♢ Wons : 174 ♢ Avatar : jay park – park jaebeom ♢ Crédits : sial { code signa – kinjiki ☾ { avatars
« LA POITRINE QUI ÉCLATE ET LES MOTS COMME MUNITIONS, LES CHARGEURS VIDES ET LUI FASSE À SA PUNITION. »



Et dès que Hector eut vu le magnanime Patrocle se retirer, blessé par l'airain aigu, il se jeta sur lui et le frappa dans le côté d'un coup de lance qui le traversa. Et le fils de Menoetios tomba avec bruit, et la douleur saisit le peuple des Achéens. — l'iliade, homère, la mort de patrocle (chant XVI)
♢ Occupation : tatoueur et étudiant en mathématiques/informatique
♢ Age : 26 ans
♢ Situation : célibataire même s'il se sait attaché à quelqu'un
♢ Yours :
ça a juste foiré.

— hyunwoo {jww} ; beomseok {csh} —


 no rest for the wicked ♢ shinil | Mar 1 Aoû - 0:57



le mensonge et les songes du passés qui vous ronge jusqu'à vous dévorer vous et vos coeurs aspirant les aspérités





— il y a un trou
il y a un gouffre
il y a une distance
il y a cet espace immense
qu’il ressent mais qu’il oublie
qu’il efface pour un sourire
qu’il fait mine de ne pas voir
– il joue à l’aveugle
parce qu’il sait que tu ne connais pas le brail
que jamais tu ne pourras lui expliquer
jamais tu ne pourras lui conter
avec des mots la vérité
(shin au fond il est terrorisé)
terrorisé de perdre de nouveau terrorisé de s’effondrer sous le poids de tes choix
il y a des choses qui ne trahissent pas
les légères cicatrices à peine visibles
quelques grains de beauté ça et là curieusement familiers
ton sourire
ta façon de parler
shin parfois il se dit qu’il retombe amoureux d’un fantôme du passé
fantôme revenu des morts revenu le hanter
le bousculer jusqu’à ce qu’il finisse pas être achevé
ah…
ah…. que c’est moche que c’est laid que c’est ridicule aussi
toute cette mascarade ce théâtre de funambules
cette façon que vous avez tous les deux à aimer pencher au-dessus du vide
tanguer manquer de s’écraser de disparaitre
ce spectacles de masques et de marionnettes
d’étranges faussetés que pourtant vous acclamez
(n’en avez vous pas
a s s e z)

et tu souries et tu te joues de lui
et tu l’entraines un peu plus et il s’accorde tout juste
et y’a les gestes et y’a les caresses
et y’a cette tendresse
ces mots chauds murmurés au creux de ta peau
ces regards profonds dans lesquels ont croit tomber
ces rires ces soupirs ce désirs non-caché
cette façon que vous avez de vous retourner l’un contre l’autre
l’un cherchant la vérité
l’autre la dissimulant
derrière des non-dits des esquives et des faux-semblants.

les mots anglophones qui résonnent comme s’ils
comme s’ils étaient terriblement réels
comme s’ils n’étaient pas pré-fabriqués voir plus naturels
ces mots qui glissent qui coulissent dans ses oreilles comme un délicieux chant
tes mots.
tes mots tes mots tes mots qui en cachent d’autres
il passe sa main dans ses cheveux attend la suite
esquisse un sourire en entendant ton approbation quand il s’agit de votre nuit dans c’lit profane
sans s’douter qu’il y a la fleur qui se fane
celle de la pureté celle qui a jamais été très belle très brillante ni colorée
toujours un peu abîmée entre vous
(elle a jamais pu s’épanouir correctement)
parce qu’il y avait la misère il y avait le manque il y avait les conneries et il y avait ton mal-être
qui la gangrénait inconsciemment
(il s’est presque habitué à la voir si laide)

j’en ai quand j’veux t’sais.

la lèvre inférieure coincée dans les dents
les yeux plantés dans les tiens avant d’effleurer ton torse et puis suivre tes doigts qui tracent leur chemin
il frisonne un peu la stoppe la retient
sa propre main fermée autour de ton poignet
l’aura joueuse la lueur moqueuse

daddy c’est pas l’mien non plus. j’préfère quand tu cries mon nom, le vrai. c’est plus tangible.

il rit.

c’est plus bandant aussi.

il laisse son bras partir tandis qu’il regarde une légère moue se tracer sur tes traits
(si adorable)
il s’en délecte
(être exécrable)
sans se rendre compte
qu’il la connait déjà
(presque la même)
à quelques coups de scalpels près.

j’sais pas il y a l’accent ouais sans doute.

il pose son index sur ton torse
trace les contours de tes muscles
chaque aspérité chaque bosse chaque creux
chaque texture
ta peau
objet de luxure et (bientôt) de maux

et puis tes refs, qui viennent sûrement plus de la bouche d’un occidental qu’un asiat’.

sourire narquois

et tu cases des mots anglais partout. on dirait moi.

il se gratte la nuque et pensivement murmure
comme un mythe oublié
perdu celui des temps anciens
dont seuls les ancêtres
(délaissés à new york)
se souviennent

les us me manquent parfois… faut dire que j’suis parti comme ça.

il soupire puis te sourit de nouveau
effaçant rapidement la mélancolie traîtresse
pour ne pas faillir face à l’objet de sa détresse
(s’il savait)

il attrape ton bras
te tire contre lui
(brusquement)
embrasse le sommet de ton épaule

j’ai pas tendance tant qu’ça à disparaitre. je le fais que quand j’supporte plus l’atmosphère.

les yeux qui se ferment
les yeux qui espèrent
les yeux qui refusent de voir
les yeux qui.
les yeux criants de vérités et pourtant adeptes des mensonges proférés.

ne l’change pas s’il te plait. j’crois que j’suis bien là. j’crois que j’suis mieux.

mieux
alors qu’avant
t’étais aussi là
(mais aujourd’hui différent)





© SIAL — icons by saturnienne goldstiens







j'ai longtemps parcouru son corps effleuré cent fois son visage j'ai trouvé de l'or et même quelques étoiles en essuyant ses larmes — kyo
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1808-i-killed-my-mother-seulki
avatar
♢ Messages : 182 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : - ♢ Wons : 391 ♢ Avatar : mitsuji sen. ♢ Crédits : ailahoz. ♡

♢ Occupation : étudiant en psychologie et parallèlement serveur dans un salon de thé.
♢ Age : 26 ans, qui en découvre encore.
♢ Situation : y met pas de nom dessus, advienne que pourra, même si le coeur gueule j'suis à toi.
♢ Yours :

i could recognize him by touch alone, by smell; i would know him blind, by the way his breaths came and his feet struck the earth. i would know him in death, at the end of the world.

(seol kibum, go namjoon)

 no rest for the wicked ♢ shinil | Mar 1 Aoû - 22:00

no rest for the wicked
shinil & seulki (icons SATURNIENNE)


il va finir à l'envers seulki. la gueule explosée, les rêves de travers. à tenter de faire un renouveau, de se prendre pour un phoenix qui renaît durement de ses cendres - méconnaissable et à la fois tellement familier. shinil il continue de causer, il le fait même pas exprès de continuer à le faire morfler - ça a toujours marché comme ça. cette genre de franchise à la fois touchante et violente, cette genre de cadence infernale qu'il déploie au bal pour filer le tournis aux danseuses aguerris dans leurs robes flottantes - et faire tomber à genoux les hommes en costumes de jais. il attrape, il s'approprie, il possède, ça le fait frémir, passe le long de son bras, moment d'inaction, moment d'écoute où il baisse un peu les yeux, fixe subitement le parquet grinçant, passionnant, il est d'un brun dont le nom lui échappe - particulier, à plus comprendre quoi, plus foncé que la norme. il est à deux doigts de balancer pourquoi il s'est tiré, de s'ouvrir, de donner des pistes pour le nouveau garçon, pour celui qu'est inconnu au bataillon - introuvable, même par les autorités. ça déphase d'un coup, déglingue tellement fort que ça rend sa respiration plus brûlante - un volcan qu'entre en éruption, par par rage, seulement par névrose. bien, mieux, mieux, bien, bien, mieux. bien mieux. deux mots qui collent pas ensemble, deux mots qui dans son vocabulaire sont trop précieux pour être zappés - abandonnés sur une aire d'autoroute. il inspire profondément, déploie son plus beau sourire - sans faire dans le mélo, ni la naïveté passive. qu'il dise ça, c'un peu comme une acceptation mensongère, une publicité trop vendeuse pour pas se ruer sur l'objet tant mis en valeurs. la clope fume encore derrière, menace de s'éteindre. la pluie tombe, tombe encore, plus forte, des trombes qui amusent seulki. tempête passagère, il arrivera sans doute au boulot trempé. il jette une oeillade rapide vers l'heure - encore un peu avant de la jouer voleur, arsène lupin qui passe par la fenêtre pour revenir quand il le voudra.
ce qu'il retient aussi,
c'est qu'il le supportait pas,
la supportait plus. pouvait pas. incapable. c'était déraisonnable. quelques doigts se fraient un chemin, remontent sur le visage du tatoueur, retracent tout juste - pour se souvenir, toujours - replacent une mèche de cheveux en bordel - à peine rebelle. la main se pose, la paume se fige, instant presque romantique digne d'un film comique à la fin tragique - il en a jamais douté, avec shinil, c'était d'office.
- ça veut dire quoi ? ça fait pas longtemps qu'on se capte, ça fait pas longtemps qu'on a commencé à causer, ça fait pas longtemps qu'on a attrapé le cyclone à bras le corps - ça fait, techniquement, pas longtemps. il ajoute rien, rien de plus, parce que ce serait encore raconter des histoires, il préfère pas se plonger tout seul dans le noir, sous peine de plus jamais y voir - incapable de supporter à nouveau les rayons du soleil. ça le perdrait, ça le tuerait. t'sais à me dire des trucs comme ça, j'me sens, presque important. haussement de sourcils, rire de façade qu'il veut pourtant sincère, il laisse partir ses lèvres sur la joue, descendre, s'attarder sur la mâchoire, incapable de la moindre résistance - il a baissé les armes, mises devant ses pieds, réclamant l'asile, un peu de bonté. il reste dans le cou, y dépose quelques plumes, ceux d'un fantôme qui revient hanter, ça se remet à se bousiller à l'intérieur.
première chose ; tombe pas amoureux,
ça te coupera en deux.
merde.
- putain on dirait une ado en rut. il lui colle un coup ridicule sur le torse - poussant son propos à outrance, son outrageuse conclusion, il arrête son manège, se retient d'en faire plus. sa tête retombe en arrière, les lèvres rosées de sa passion de la chair. mais, pars pas alors. il aurait voulut le dire, il aurait voulut le gueuler, il aurait voulut le supplier -  avant de capter que c'était trop tard. mais hyerim avait décidé de se taire, de garder la tête haute, la tête bousillée par ses phalanges marquées.
deuxième chose ; tombe pas amoureux, pas une deuxième fois,
merde².
- faut que j'me fringue. et sans doute que l'idylle imaginaire aurait souhaité qu'il pourrisse ici, qu'il se forge une bulle d'idéaux bidons sur des bases craquées, amour, eau fraîche starting pack du galérien. il se détache, retrouve les méfaits du vent, cherche avec attention son jean jeté dans un coin de la pièce, ça le fait hocher la tête - impressionné par la hâte, le manque de transition, sa mémoire flanche, quelques parcelles lui reviennent pas, juste le principal. qui fait qu'il soit là, et pas chez lui. il se penche, l'attrape, l'enfile, couvre ses jambes fines - une biche toute en hauteur. en attendant, ouais, t'as visé dans l'mille. produit de consomm' américaine, même si j'ai le packaging d'un sachet d'ramens. et il rit, à nouveau, indisponible à la morosité - sur sa porte y'a marqué en congé une petite éternité. pause, il part à la recherche de vue de son tee-shirt perdu.
- tout cas, vraiment. disparaît pas, j'réitère, j'me répète comme une vieille. pincement de lèvre inférieure, arrêt net, aveu. n'empêche que ouais... ça m'ferait chier. bien chier. il se met à genoux au sol, se baisse, trouve le fringue sous le pieu, petite victoire. il se redresse, croise ses bras sur le matelas, le tissu entre les doigts. il voudrait lui dire pars pas encore une fois,
pars plus jamais,
mais ça, c'est pas encore - du genre, quand y sera trop tard.





masquerade ✧  parce que sans équivoque aucune, la liberté au bout des doigts, entre le marteau et l'enclume, c'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.
blessed by the goddess ♡:
 
Revenir en haut Aller en bas
member of wassup daegu
Voir le profil de l'utilisateur http://w-daegu.bbfr.net/t1810-qui-meme-a-terre-continue-de-tombe
avatar
♢ Messages : 54 ♢ Arrivée : 25/07/2017 ♢ Pseudo : sial ♢ Wons : 174 ♢ Avatar : jay park – park jaebeom ♢ Crédits : sial { code signa – kinjiki ☾ { avatars
« LA POITRINE QUI ÉCLATE ET LES MOTS COMME MUNITIONS, LES CHARGEURS VIDES ET LUI FASSE À SA PUNITION. »



Et dès que Hector eut vu le magnanime Patrocle se retirer, blessé par l'airain aigu, il se jeta sur lui et le frappa dans le côté d'un coup de lance qui le traversa. Et le fils de Menoetios tomba avec bruit, et la douleur saisit le peuple des Achéens. — l'iliade, homère, la mort de patrocle (chant XVI)
♢ Occupation : tatoueur et étudiant en mathématiques/informatique
♢ Age : 26 ans
♢ Situation : célibataire même s'il se sait attaché à quelqu'un
♢ Yours :
ça a juste foiré.

— hyunwoo {jww} ; beomseok {csh} —


 no rest for the wicked ♢ shinil | Jeu 10 Aoû - 21:57



le mensonge et les songes du passés qui vous ronge jusqu'à vous dévorer vous et vos coeurs aspirant les aspérités





— y’a l’mensonge
y’a l’démon qui frappe à la porte
y’a la vague qui tape contre la digue
qui va bientôt vous submerger
y’a les flammes noires qui brulent la gorge
y’a les océans barbares qui vous coule et vous égorge
y’a tous ces enfers qui semblent bien loin encore
ceux que shinil il ignore
qu’il préfère oublier juste pour profiter un peu plus de ce monde indolore

c’est pas qu’il ne les voit pas
c’est qu’il n’y prête pas attention
il a le regard focus sur toi
et la facilité de se laisser bercer par des illusions
(shinil préfère dormir encore un peu)
jouer au gamin faire ce qu’il veut
se dire qu’il a la vie devant lui qu’il n’y a aucune limite aucune barrière dans sa vie
que si ça va pas il peut juste se tirer et que si tout roule rien ne peut vraiment lui arriver
il se dit
que bah il a tellement traversé
(ça ne peut pas être pire)
que se sentir
abandonné trahi déphasé
(par maman et puis par cette fille laissée dans cette magnifique cité)

shinil
il a encore le décalage horaire dans les pattes
shinil
il a encore la tête en vrac
il refuse juste de se l’avouer
shinil un peu con
il croit qu’t’es mauvais tireur
il a pas peur des chasseurs
alors qu’il va pas tarder à recevoir un plomb
s’écraser comme un animal
(ne jamais se relever)
coup létal
(celui des mots et de la vérité)
combinés dans un alliage
devenant poison dès qu’il sera touché.

ça veut dire c’que ça veut dire.

parce qu’au final ça n’a aucun sens
ça dépend juste de toi
de lui
de ce que t’interprètes
de ce que t’as envie
ça pète
ça bombarde
ça claque
ça brûle et ça clamse
et ça fait tout un tas de trucs quand il s’agit de shinil
imprévisible garçon
comment oses-tu duper celui qui explose plus fort qu’un coup de canon ?

s’il est imprévisible
toi t’es au moins irresponsable si ce n’est insensible
t’en as rien à foutre du dommage collatéral
ce qu’il peut être
(ou ce qu’il ne peut pas être)
de ce qu’il pense de ses convictions de ce sentiment de trahison
toi
t’es tellement égoïste
comme lui peut-être ce soir là
mais t’aurais sûrement jamais du revenir
(parce que tu vous exécutes en même temps)

quoi, tu crois que tu l’es pas ?

il arque un sourcil
il bat presque des cils
il a la bouche qui s’écarquille dans un sourire
ça l’fait marrer ce comportement celui qui croit qu’il est un coup de vent
shinil il peut se venter d’être une bourrasque mais s’il te prend dans sa tornade c’est pas parce que t’es banal
faut’ le comprendre shinil
et faut pas trop l’attendre shinil
(faut juste rien faire vivre ça vie attendre qu’il vienne te frapper comme un coup de tonnerre)

y’a l’frisson qui parcourt l’échine qui descend dans la colonne vibre dans les côtés
par tes simples lèvres sur ta peau
shinil qui a le feu dans l’bide et toi la glace dans ta bouche
ça l’fait revivre que t’aies ce pouvoir incompréhensible
(t’es venu de nulle part, un autre ‘ricain qui a changé de trottoir)
cap sur l’asie laissant les états-unis
mais trainant toujours derrière toi les regrets le passé comme un boulet au pied
ex-codétenus, vulgaires prisonniers
(shinil était pourtant persuadé d’être libéré)
ce n’était qu’une liberté
c o n d i t i o n n e l l e
(les années de sursis qui lui tombent sur le coin de la gueule)

j’serai presque vexé. mais bon, j'me fais pas de bile, j'suis serein, je sais que je n'ai aucune part de female en moi.

il rit en sentant ta main contre son torse
attrape de ses doigts ton poignet te défie du regard et puis
et puis il y a les mots qui viennent toujours un peu trop tard
les quelques confessions
les paroles murmurées au creux de l’oreille comme une malédiction
l’épée de damoclès qui menace de s’écraser sur ton front
(c’était juste pour prévenir)
il en faut beaucoup pour le faire partir
mais quand le coup de feu est trop fort il décide de fuir
(trop difficile à apprivoiser)

ne me déçois pas dans ce cas.

il esquisse un sourire
dépose ses lèvres sur ta joue tandis que tu te retires
il s’étire
te regarde avec attention chercher tes fringues
se retient de te demander de pas trop t’éloigner
de rester ici pour rien foutre flemmarder
dans les bras l’un de l’autre
oubliant le boulot oubliant ce qu’il y a là dehors ou ce qu’il y a là à l’intérieur
(les remords)
mais shinil
il sait que le taff c’est important que c’est la paie que c’est ce qui évite que tu sois en plein vent
exposé aux aléas de cette vie de merde qui vous pourchasse sans arrêt
alors
il te laisse fouiller trouver tes fringues cacher ton corps dénudé
mais adulé de ses yeux

le packaging j’valide mais bon vu qu’on est dans un monde de vendus…

il te regarde se marre tout seul
lui même c’est un pur produit pour les yeux
corps sculpté par le sport et puis des tattoos qui se font retourner les morts
ceux qui disaient avant que c’était pour les pirates la mafia et les gens méchants
(il aime dire que ce ne sont que des jaloux qui ne peuvent pas s’exhiber comme une oeuvre humaine)
lui il a juste tracé sa vie sur sa peau comme le font les écrivains en peine

j’attends de voir si l’produit à l’intérieur tiens la route. ça serait con qu’on m’ait vendu un beau gosse pour une belle merde t’en penses quoi ?

il s’approche de toi et te tape doucement l’épaule

t’inquiètes pour le moment j’suis plutôt satisfait.

shinil il s’assoit sur son lit te regarde
te dévisage
te dévore du regard avant que tout ne soit recouvert par le tissus
il peut pas le nier
pour le moment l’intérieur c’est de qualité

si j’décide de me barrer tu ne pourras rien faire.

regard de plomb

hormis l’endurer.

le coeur brut qui tâche comme du charbon.




© SIAL — icons by saturnienne goldstiens







j'ai longtemps parcouru son corps effleuré cent fois son visage j'ai trouvé de l'or et même quelques étoiles en essuyant ses larmes — kyo
Revenir en haut Aller en bas
 
no rest for the wicked ♢ shinil
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Wicked Witches - Ouverture !
» THE ENTIRE REST OF ETERNITY SPENT IN OBSSESSION.
» Message d'intérest général
» WICKED is good ▬ Dérivé The Maze Runner

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
wassup daegu. :: DAEGU 대구 :: DONGSEONG-RO 동성로 :: HABITATIONS-
Sauter vers: