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♢ Messages : 123 ♢ Arrivée : 22/08/2017 ♢ Pseudo : pastel breathing (ems). ♢ Wons : 424 ♢ Avatar : rosé du matin. ♢ Crédits : self (av/icons), astra (sign).

♢ Occupation : vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter, puis elle fait des gribouillis sur tous les formats imaginables à côté de ça.
♢ Age : deux et deux ça fait vingt-deux.
♢ Situation : elle est pas amoureuse hana. mais y a insu qui reste, même quand elle est méchante, même quand elle hurle son détachement.
♢ Yours : shim bae | ssam d.

 r e j e t (chinha) | Sam 16 Sep - 2:10





BONJOUR TRISTESSE

des heures passées sur le carrelage glacé de la salle de bain, le corps recroquevillé contre lui-même. des heures passées à calculer, à refaire le film, à réfléchir, à chercher une raison à tout ce bordel qui la submerge sans jamais vouloir se résoudre à la réalité. sans jamais vouloir s'avouer l'insoutenable.
des longues minutes qui semblent être une éternité passées sous la douche à nettoyer ce corps de toute cette chose qui ne cesse de l'accabler.
les larmes qui se mettent à couler en rafale, qui se mélangent avec les gouttes d'eaux. les doigts qui se serrent autour du pommeau de douche, qui retienne l'envie de s'écrouler quand la réalité la frappe en pleine face. parce qu'il n'y a pas d'autre raison. parce qu'il n'y a pas d'autre explication à ce phénomène.  

elle a pas tout de suite compris ce qui lui arrivait hana. les douleurs, le sang qui s'est mis à couler soudainement, abandonnement. elle a pensé que c'était normal, que cette chose qu'elle attendait si nerveusement arriver enfin, la libérer d'une incertitude qui lui glaçait le sang.
mais elle a eu tort hana d'y songer. c'était tout sauf la libération. c'était tout sauf un soulagement. c'était le début de la chute, le début de l'écroulement quand la réalité s'est imprimé dans l'esprit.

corps martyrisée soigneusement, subtilement. il ne faudrait surtout pas l'enlaidir, la jolie. il ne faudrait surtout pas qu'on s'alarme. il faut faire les choses bien. condamner sans donner l'impression de la souffrance.
c'est le corps qui a valsé avec les airs, qui a claqué contre le mur à mainte et mainte reprise ces derniers jours. mais elle n'a jamais rien dit. valser avec les airs ne la dérange pas. hana elle dira qu'elle a toujours voulu être danseuse. sentir le vent agresser sa peau. c'est toujours mieux que de sentir sa main contre son corps, c'est toujours mieux que de sentir sa main assommer sa personne. soupçon de vie qui file entre les doigts.
elle a arrêté de compter hana. le nombre de fois où l'épaule à embrasser les murs. le nombre de fois où elle a essayé de le raisonner pour finir par être confronté à l'isolement, l'indifférence après une tornade d'insulte, de rejets quand elle essaye de le prendre dans ses bras, de provoquer l'accalmie ((alors qu'il la dégoute insu, mais elle se force toujours hana)).
il est subtil insu. il ne blesse pas le corps, il blesse l'âme. l'âme qui s'en ira martyriser le corps, tordre l'estomac, couper l'appétit, affaiblir l'être. c'est l'esprit qui souffre par la suite. trop de stresse qui emprisonne la personne dans un bordel d'émotion. parfois neutre, parfois en bas de l'échelle, parfois entre les deux. jamais un pourcent de bonheur. toujours le malheur qui condamne l'âme. nausées qui la font gerber avec l'image d'insu dans la tête. elle disait qu'elle vomissait parce qu'elle était malade, parce qu'elle avait mangé quelque chose de mauvais la veille. intérieurement elle ne savait pas expliquer le phénomène. elle se disait simplement que c'est le visage d'insu au réveil qui la dégouter à ce point.

c'est le corps qui s'est mis à réagir à sa place. le corps qui a saigné. hors de contrôle. un peu retardataire elle s'était dit au début. beaucoup même. mais la douleur a répondu présente, plus douloureuse que les autres fois. la douleur qui fait plier le corps en deux, en trois, en quatre. et plus encore si elle était plus souple hana.
c'était trop pour être bénigne. trop pour être ignoré. pour dire que c'est normal. qu'il n'y a rien d'alarmant. pour dire que c'est juste dame nature, qu'elle est un peu plus sadique que les autres fois.

vérité qui frappe.
qui plie le corps.
qui ravage le visage.

c'est le corps qui a rejeté le soupçon de vie qui prenait forme en elle. vie qu'elle tentait de nier, qu'elle tentait de masquer. impossible de s'alarmer. impossible de songer à l'impensable. elle en avait déjà trop fait. elle avait déjà fait trop de ravage. comment est-ce qu'elle pouvait s'interroger, penser posséder quelque chose de l'ennemiamant.
mais maintenant qu'il n'y a plus rien. maintenant qu'il ne lui reste que des fragments qui s'échappent à chaque pas qu'elle semble faire, elle ne peut plus nier. la vérité lui frappe en plein dans l'estomac, la vérité tord le bide, donne la nausée encore quand elle pensait s'en être enfin débarrassé.

les larmes ravagent le visage. avant la douche, pendant la douche, après la douche. quand elle essaye d'enfiler des vêtements, de s'habiller mais que l'envie n'est plus là. l'envie de vivre, d'exister, de faire des efforts. vide complet. c'est plus dévastateur qu'en temps normal.
c'est une partie d'elle qui s'est envolé ce soir. une partie tenue secrète. vérité qu'elle ne voulait pas assumer. par peur de le blesser un peu plus. à vouloir trop le préserver encore une fois c'est elle qu'elle abime.  
c'est une partie d'elle qu'il a fait fuir ce soir. hana elle sait pas, elle sait plus si elle est capable de faire face.

elle ne cherche pas à comprendre hana. ce soir, elle ne cherche pas à lui trouver des excuses, gain de cause. elle est peut-être boulimique, mais elle a atteint un stade de non-retour. ce soir elle ne supporte plus. ce n'est pas elle qu'il a touché, c'est quelque chose de plus profond.
les habilles s'enfilent sans y prêter grande attention. elle s'évade pendant qu'il somnole. heure tardive. il est peut-être tard. peut-être tôt. tout dépend le point de vue de la personne. c'est une heure de sortie inhabituelle. cela va sans dire.
mais les pas s'activent dans l'obscurité de la nuit. la peur n'est même pas présente. rien ne l'empêche d'avancer. un but précis en tête. rien ne lui barrera le chemin. elle a besoin de lui. maintenant plus que jamais. même pas besoin de se questionner. elle trace sa route.

la boutique devant ses yeux. les bijoux qui émerveillaient ses prunelles l'autre fois. ils n'arrivent même pas à capturer son attention, ils n'arrivent même pas à illuminer le regard, à faire vivre quelque chose en elle. elle est complètement éteinte. livide. y a plus de vie. hana elle est morte à l'intérieur.
et c'est l'index qui s'en va appuyer sur la sonnette. de manière un peu abusive. mais elle n'arrive plus à décrocher. vite, vite, vite. viens la sauver avant qu'elle ne flanche.
elle sert les dents. se force à relâcher. ne pas pleurer. ne pas pleurer. elle ne doit pas pleurer. alors elle se pince les yeux, secoue la tête. attend inlassablement dans le froid d'une nuit d'été.
((même le soleil il a pris la fuite. fin du jeu.))


éclipse
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vous ne rêvez pas elle a dit "je m'en fou complétement"
elle a passé la nuit à pleurer
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 r e j e t (chinha) | Sam 16 Sep - 14:28



la vie m'a brisé j'crois, maman




« maman, pourquoi avoir des enfants ? »
« pour la joie d’être parent, chinho. »

Les rires qui crépitent dans l’ancien manque de moyens, les quelques semaines où maman allait faire les courses avec une calculatrice, les enfants étant tenus comme si ces centres de nourritures hideux étaient un jeu. Trouve le paquet le moins cher chinho plus avantageux chinho on sera un peu moins pauvre, bravo gamin tu as réussit tu ne nous ruines pas ! Il se rappelait de la calculatrice, de la fierté emplissant son être quand il tirait le cadi sous ses quelques années – maman savait parler pour ne pas attrister. Tel est la découverte du rire maudit. De ces rires cachant tout les maux pour les enfants. Comme s’ils n’allaient jamais découvrir le malheur, les pleurs et les déchirements.
« maman, j’ai ramassé des fruits dans le jardin, on les mangera
C’est gratuit les fruits, maman ;
Chinho, tu es malade
Reste dans ta chambre, s’il te plait. »
Il aimait les enfants mais pas l’enfant qu’il était malgré lui, chinho.
Maman maman maman ; il adorait sa mère par sa beauté inhabituelle. La beauté sans artifice, les souvenirs des rides avant l’heure par deux petits garçons qui criaient un peu trop fort, un clown l’ainé qu’elle ajoutait toujours aux voisins. L’âne, le pitre qui était l’amnésie de la famille. Et, même si les médicaments coutaient trop chers pour cette famille classique, elle ne lui en a jamais voulu. Mais, le tout ronge l’adulte actuel. Explosion de factures où il s’effondre en ce jour, les cernes décorant affreusement les traits tiraillés : c’est le gouffre des dettes qui accaparent.
Toujours les médicaments qui l’étranglent au lieu de le guérir, telle est l’affirmation de sa vie.  
J’en ai marre, putain
Pourquoi la fin résonne mal
Qu’ai-je fait pour avoir la faiblesse collée à moi, maman ?
Et papa, son cher papa qui était le cliché de l’homme à la pipe au coin. Sagesse et tendresse dans son fauteuil, il travaillait dans l’amour de sa malchance avec sa femme bien aimée. C’était la torture qui les soudait au fil du temps. Pas la pire douleur du monde, non. La douleur d’avoir une condition classique dans ce monde, simplement. Ces parents, si fiers de ce qu’il était devenu, de cette richesse gagnée à la sueur de son front, des billets qu’il savourait telle une merveilleuse composition ! Nouveau riche sans éducation, mais il s’en importait chinho ; la grâce que lui accordait la vie était trop grande pour se plaindre. À présent, c’est les perles de sueurs horripilantes qui ornaient son front, le retour en arrière qui le frappe à la massue. La maladie, encore la maladie, le temps qui s’effile et la calculatrice à nouveau dans ses mains. L’épuisement s’est ancré en lui sans demander son reste, alors son dos s’arquait contre le carrelage. Il n’a rien dit à personne, a berné sa famille entière par ses illusions. Mais il constate que par ce rêve, il tomberait à la rue, le malheureux. Il y croyait profondément, à se libérer par son succès, les profits qui augmentent et les compliments qui fusent sans cesse ; mais le cancer coute trop cher pour que seul la victime n’en profite. Et les problèmes qui s’emboitent comme des legos ; métaphore où il serrait les dents.
Redevenir un enfant, ce ne serait pas si mal, finalement. Maman m’apportait toujours un bouillon en priant que je devienne vite grand.
Maman
Pourquoi ne pas m’avoir dit que la vie profiterait de moi et me jetterait après m’avoir émerveillé ? Serait-ce comme l’art qui disparaît en grande partie ? Je ne survivrai pas ?
Le bonheur, le réel qui emplit l’esprit ; c’est assez triste à la prononciation, mais il l’a oublié. C’est l’assez qui hurle seul dans sa chambre, les feuilles qui se déchirent dans un élan de rage et les stylos qui tombent ; solitude marquée. Il se sent vieux. Il se sent ridé, pourri et piétiné comme un tissu d’occasion. Il craignait que l’enfant en lui, que le rire éternel ne se consume de lui-même
Que le clown disparaisse
C’est en ce sens qu’il atteint la limite –
Je n’arrive plus à rire droit maman, j’suis obligé de me plier en douze pour ne pas cracher du sang
C’est la vie.
Ahahahah.
La mort déguisée en vie pour attirer les enfants dans l’abime.
((il n’a jamais aimé les déguisements, de toute manière, chin))
Pourquoi aimer l’art s’il n’arrive à te nourrir ? Parce que c’est beau, parce que ça brille ? C’est la vérité mensongère, l’art ? Les tableaux, c’est la dure labeur qu’on observe quelques secondes parfois, non ? Il se relevait et dépoussiérait ses vêtements qu’il projetait déjà de vendre ; plus de nourriture pour combler les vides. Les paupières alourdies par le mal-être, enfant embrumé à la vie qui se perd dans le temps qui s’écoule qu’il disait en souriant ; tout est bête dans le résonnement. Il pue le tiraillement des traits, la preuve d’anciennes soirées où il se perdait dans tous les sens du terme. Et, dans l’infortune, il se rappelait un court instant d’elle. De cette seule nuit où elle était contre lui, de ce contact qui le ravivait ; d’un véritable attachement qui lui serre l’estomac.
Elle a préféré repartir avec l’inutile démon.
((mais il n’a jamais demandé avec certitude qu’elle reste parce qu’il ne sait s’occuper de personne, le malheureux
Il aimerait rester jeune
Et ne pas sombrer dans le faux bonheur de papa et maman, dans l’ironie pure))
Dans l’heure trop tardive pour le cadavre ambulant, il entendait la sonnette appeler le maitre des lieux. Il soupirait trop bruyamment, ne prenait la peine de se coiffer ou autre sornette. Il allait voir qui l’agaçait à cette heure ; un facteur aussi perdu que lui, peut-être ? Une publicité pour des choses moins nettes ?
Il a envie de balancer son être à la poubelle, le puni.
C’est le malheur qui surplombe pour la première fois son être alors qu’il ouvrait la porte de la boutique ; le visage détruit par les mauvais sentiments. Avant qu’il ne lève le regard et perçoit l’impensable.
Affreux miroir de la vie qui frappe –
Le livide à l’extrême alors qu’il s’affairait dans l’inquiétude ; oubliant ses maux immédiatement, curieux sortilège alors qu’il demandait à la seconde :

- Hana ? Qu’est-ce que tu fais là ?  

Hébétement, encore l’imprévu qu’il incite à entrer d’un revers de main, les lumières qu’il allumait alors à l’unisson
((il périssait intérieurement dans le noir, le malheureux))
Et les morceaux de papiers dont il se souvient qui se sont éparpillé à l’étage ; rappel qu’elle ne soit pas y monter pour constater encore plus qu’il va mal
Un peu trop mal
Il sourit pas trop mal pourtant, curieux le garçon

- C’est quoi cette tête ? T’as mal avalé ton repas du soir, ou quoi ?

Humour idiot alors qu’il taquinait
Qu’il fuyait
Comme avec son frère qu’il agace sans cesse avec ce manque de cheveux alors qu’il désire qu’il ne meure pas, lui aussi

J’veux juste oublier que j’suis une pauvre merde, hana.




l'espérance de s'en sortir
avant de devenir adulte, curieusement.
© SIAL







☽☽ faucon désirant
des âmes pleines des sentiments
aux tons alarmants ;

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♢ Occupation : vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter, puis elle fait des gribouillis sur tous les formats imaginables à côté de ça.
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 r e j e t (chinha) | Sam 16 Sep - 21:16





BONJOUR TRISTESSE

rejeton. c'est le nom qu'on donne à un gamin. comme bambin, comme petit, comme tant d'autres mots. le rejeton d'hana. ça ressemble à rejet. rejeté. rejeton rejeté.
c'est le corps qui n'a pas voulu de cet enfant. le corps qui veut punir hana de le laisser le martyriser de la sorte. le corps qui en veut à hana. parce qu'elle reste, parce qu'elle se force alors qu'elle devrait prendre la fuite, les jambes à son cou. parce qu'elle encaisse les coups, elle encaisse les mots qui la fracassent en deux.
le stress a explosé, arrivé à son apogée. elle s'était pas rendu compte hana, qu'elle aurait dû se préserver, éviter l'assaut. elle se doutait, mais se voiler la face. alors elle n'a pas préserver l'embryon qui grandissait en elle. c'est ce qu'ils disent, non ? au début, on le qualifie simplement d'embryon. parce que ça n'a pas de vie. parce que c'est encore trop fragile. que ça s'envole trop vite.
alors pourquoi hana, ce soir elle a l'impression d'avoir joué un rôle déterminant dans la perte de l'embryon ? pourquoi elle a l'impression d'avoir les mains sales ? pourquoi elle a l'impression d'être complice de quelque chose qu'elle n'arrivait même pas à assumer ? quelque chose qu'elle essayait tant bien que mal de nier alors que tous les signes étaient là pour éveiller la curiosité ?

la porte qui s'ouvre sur lui. silhouette qui se dévoile, visage qui s'ébahit devant la surprise. 'hein…?' qu'elle répond à sa remarque. un peu ailleurs. à côté de la plaque. perdu dans ses pensées, perdu tout simplement. elle ne s'était pas rendu compte de la stupidité de l'action. elle ne s'était pas rendu compte qu'elle n'avait peut-être rien à faire ici. elle dérange sûrement. et puis il est tard. alors oui. elle dérange forcément. elle l'a extirpé des bras de morphée. à coup sûr.
'désolé' qu'elle dit simplement. sans répondre à la question. parce qu'elle sait pas vraiment hana, pourquoi c'est vers lui qu'elle se tourne ce soir. elle sait pas vraiment, pourquoi c'est lui que son inconscient réclame quand les choses vont de travers. quand tout s'écroule. quand elle assiste à l'apocalypse. pourquoi c'est chez lui, qu'elle trouve refuge. barricade à la douleur.

hana elle est un peu égoïste. elle est trop prise dans son malheur pour faire attention à chin. chin et les cernes qui lui ravagent la face. chin, le visage abimé, le visage ravagé par l'enfer dans lequel il est enfermé. mais chin qui sourit quand même. chin pas faible comme elle. chin qui déconne. sourire forcée qui vient se placer sur ses lèvres légèrement bleutés. froid. il fait froid. elle a froid à l'intérieur avant d'avoir froid à l'extérieur.
elle se racle la gorge, entre quand l'autorisation se fait savoir. simple gestuel pourtant nécessaire. la lumière s'allume, agresse les pupilles. les paupières papillonnent. elle aimerait lui dire de l'éteindre hana. elle aimerait lui dire que l'obscurité la rassure ce soir. qu'elle se complait dans le noir. noir comme son cœur ce soir. inanimé.
elle aimerait lui dire que la lumière l'agresse ce soir. mais les mots ne sortent pas et c'est l'expression qui se fade. le sourire qui quitte les lèvres. impossible de faire semblant plus longtemps.

ses doigts fins viennent s'accrocher au tissu. veste en jeans prise au piège. prisonnière, comme hana. qui doit supporter sa nervosité, son tracas, son angoisse. raclement de gorge abusif. une fois. deux fois. trois fois. 'je…' phrase qui commence, qui se termine aussitôt.
les mots sont introuvables, décortiqués, analysés. elle ne sait pas quoi dire, elle ne sait pas par quoi commencer. elle est stressé et son corps trahit l'animosité. les épaules se baissent, le tissu est libéré, les doigts ne sont plus crispés. elle change de position, elle change d'occupation toutes les secondes.
elle essaye de se détendre. elle essaye de trouver les mots. mais elle ne sait pas comment cracher la chose. le dire à voix haute, c'est l'assumer. c'est accepté la chute. mettre à terre le cœur, fracasser en deux/trois/milles morceaux.

mal avalé. c'est ça oui. elle a mal digéré. y a un truc qui bloque. c'est les mots qui lui reste en travers la gorge. les mots qui ne veulent pas sortir,  qui ne veulent pas être prononcé par peur de devoir assumer la réalité. ça rend les choses trop vraies. odeur de la mort qui chatouille les narines. est-ce qu'il la sent lui aussi chin ? est-ce qu'il arrive à sentir la perte ?
long soupire qui se fait entendre alors que les bras se croisent. elle a pas bougé depuis qu'elle est entrée. elle fait du surplace.  'je…' elle bégaye à nouveau. arrête sa phrase à mi-chemin. comment aborder la chose ? les mots lui manquent, la voix s'échauffe, fait des mauvais départs. 'tu t'étais pas protégé chin' la voix se brise. c'est le début de la fin. et puis oui. voilà. commençons par le commencement. elle sait pas si c'est assez explicite. elle sait pas s'il comprendra tout de suite. mais hana, elle sait que chin est assez douée pour comprendre ce qu'elle sous-entend, ce qu'elle est incapable de prononcer.
'mais t'inquiète pas…' qu'elle s'empresse d'ajouter, la conscience qui l'oblige à se justifier. à rassurer. la conscience qui veut pas qu'il prenne peur. elle l'enfermera pas hana dans un truc qu'il veut pas. de toute façon, y a pas moyen que ça arrive. la tête qui s'anime de droite à gauche. t'inquiète pas chin. y a déjà plus rien.

mais.
mais.
mais.
y a toujours un mais avec hana.

hana elle se dit qu'elle va devoir le rassurer. lui dire qu'il n'a pas à s'en faire. que tout est déjà fait. que le destin a choisi pour elle. pour lui. que ça l'arrange sûrement. elle aussi qu'elle dira peut-être, si elle trouve la force de mentir un peu plus. elle va devoir faire comme si de rien n'était alors que dans le fond elle est ravagé par la douleur.
les larmes piquent aux yeux. elle pince ses yeux, lève le regard au ciel pour éviter de laisser les larmes couler. pour éviter de céder à la douleur qui lui tort le ventre, qui lui donne envie de s'agenouiller et pleurer tous ses malheurs. mais celui la surtout. plus dévastateur que les autres.
'on peut aller s'asseoir ?' elle a besoin de trouver appuie quelque part. elle a besoin d'être soutenu, d'être certaine qu'elle ne s'écroulera pas d'une minute à l'autre. parce qu'hana elle sait. elle sait qu'elle tiendra pas le coup. elle sent déjà le sol lui filer sous les pieds.


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 r e j e t (chinha) | Dim 17 Sep - 1:11



la vie m'a brisé j'crois, maman



Cœur émietté. Comme le pain qu’on lui offrait à la cantine, ce même pain qu’il trouvait trop sec et qu’il refusait. Ce pain que ses camarades prenait alors dans de multiples moqueries et le dévorait.
Chinho trop faible pour bouffer son pain.
((partage équitable de tâche))
Penser que le pain comble la faim est pourtant d’un illogisme grandiloquent. Et pourtant, les enfants prenaient tout dans cette petite enfance ; pour la simple conquête de nourriture et de coups de coudes pour ratatiner le petit garçon qui venait rarement à l’école. Trop sec, le pain. Comme l’amour que les écoliers se portaient entre eux.
Trop sec, ça s’émiette à la bouche
Et c’est pas bon.
Il voulait donc se payer un pain de meilleure qualité. Comme les pains français, peut-être, et pas cette reconstitution qu’on croyait juteuse. Tel est l’illusion d’une pauvreté ; on vient avec une chose imitée en se rassurant de plaire aux enfants. Et les enfants, encore ignorant, savourent cette sécheresse avec normalité.
Blaireau, chinho, il n’accepte pas le pain. Il préférait déjà, dès l’époque, les jolies choses. Des choses moins ternes, des choses qui scintillent, des choses qui font rêver autrui. Tout ce qui n’était pas poli, des pics unis par la pierre originelle ; il pétillait quand il passait devant les boutiques de la ville. Avec son uniforme et les vieilles dames qui lui demandaient s’il était perdu.
Perdu devant votre vitrine, madame. ---- Et son sourire s’élargissait quand celle-ci lui tendait une petite pierre pour lui. Voici, mon garçon, ce qui te correspond le mieux.
Sors de ta faiblesse et envole-toi, petit.
((c’était une toute petite améthyste))
Alors, il l’avait conservé. C’était un nouveau cycle, une page tournée qu’il avait mal interprété avec le temps. L’opposition entre la recherche de force et la sincérité d’une sensibilité merveilleuse ; vulgairement, il pillait les nouveaux inutiles en son esprit pour racheter le dernier livre de lithothérapie. Ridicule le petit adolescent brutal qui lançait des remarques salaces envers la gente féminine en imaginant des pierres allant avec ces demoiselles. Le tout qui s’empirait à l’âge adulte par la fuite dans l’amour charnel, l’amour faussé par le nombre qui augmentait.
((il n’a pas trouvé le pain
Il a oublié le pain))
Il se demandait parfois, vaguement, son futur. S’il avait des enfants, inventerait-il l’histoire d’un vaillant père chercheur de cristaux dès ses premiers pas ? À quoi ressembleraient-ils, au lever de soleil chantant la vie, ou à l’incroyable rayon de lune qui plane dans les orbes des artistes fous ? Questionnement dans sa vie de richesse temporaire. Mais, il était seul, l’âme brisé par le matériel qui manque et le poing qui se serrait.
Et si, un jour, il n’avait plus assez pour créer la beauté ?
Comment vivrait-il ?
Retour à la réalité. Hana. Hana, le passé qui avait ravivé les souvenirs de l’améthyste, de l’éclat violacé par la lumière d’autrefois. Curieusement, cette pierre se ravive à la lune. Magnifique signification alors que l’inquiétude vint peindre son visage en chair dorée ; il sort de la mort infortunée pour elle, un court instant. L’excuse qui s’enfuit dans cet oxygène qu’ils dégustent ensemble, qu’ils supportent ensemble, l’écart classique entre deux êtres alors qu’il l’interrogeait. Mélodie mal jouée mais étant passable, tel était le résultat de son rire. Abruti, chinho.
L’appréciée alors qui débute la cause de sa venue ; avec l’hésitation et la voix qui ne part pas droit hana, et chinho qui se peint en blanc. Le blanc du livide, le blanc du souvenir du rappel qui vint ternir la belle image de cette nuit.
Pas protégé
Peu protégé par les pulsions ; il était venu sans nulle protection, ni psychique ni physique chin. Et, la leçon est que le corps s’importe des désirs. Le corps agit à la vie, à la mort de l’être humain.
Ame qui se disloque par les dires qui s’ensuivent. Il ne comprend pas  tout, le jeune homme. La demoiselle qui gesticule, qui ne sait que faire pour lui faire comprendre le tout.
Il a l’impression de l’avoir émietté comme le pain, chinho
Il n’a pas prit soin d’elle comme il faut.
Immédiatement, il hochait la tête et lui indiquait l’unique fauteuil pour le client éventuel attendant je ne sais miracle qu’il s’offrirait avec l’argent. Il s’accroupit à ses côtés, grand garçon dévoué ; voix qui tremblote par l’annonce qui risque de le faire chavirer, qu’il n’est pas réellement prêt à entendre. Mais, malgré tout, malgré le plomb détruisant sa voix
Il s’élançait à son tour
Améthyste à la pensée dans les mains de cette vieille dame
Désolé d’être pitoyable, hana.

- Pas protégé. Ah. Pause, alors qu’il cherchait son regard mortel, ce regard qui l’avait fait chavirer ; ce regard qui a déformé ses pensées dans un cruel mirage Ah. Les questions qui se cherchent mais qui restent bien trop maladroites ; que j’m’inquiète pas ? Attends. Un gosse. J’te fais vraiment chier.

La désolation en son être, l’excuse du désolé hana, je ne t’apporte que du malheur pour cette première fois
Comme la première améthyste
Véritable déshonneur
Et, les éclairs lui froudroient l’estomac. Court circuit remontant à chaque neurrones
Chinho
Serais-tu papa ?
Hors de question
Et pourquoi pas ?
Pas d’argent
Pas de temps
Trop compliqué
Avec elle ?
Pourquoi pas ?
Comment oses-tu imaginer un futur à trois, chinho ?

- Je... Je ne sais pas, hana. Je ne sais pas si je m’occuperai d’un enfant sans le briser en trois, alors je préfère te demander la chose, à toi. Tu veux en faire quoi ?

De ce cadeau des dieux démoniaques ?
De la goutte d’eau faisant déborder le vase ?
De la nouvelle impuissance qui se manifeste et l’espoir malheureux
De pouvoir être, malgré tout, un bon paternel ?
((toujours trop décalé à ton sujet, chinho.))

- Fin, genre. Je serai là quand même. J’vais pas me barrer. Là, quoi.

Les dires qui fusent dans l’espérance, avortement encore interdit en ce pays qu’est le sien. Mais l’idée ne l’effraie pas, seule l’idée d’alléger ce minois face à lui l’apaiserait dans sa douleur actuelle. Et d’imaginer que quelque chose à lui nait en son être éveille un sentiment d’allégement. Ca va, c’est moi, pas l’autre enfoiré.
Moi, je m’en occuperai mieux.
Il ne le vivait pas si mal, de penser  à être adulte avec elle, chinho.




l'espérance de s'en sortir
avant de devenir adulte, curieusement.
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[/quote]





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 r e j e t (chinha) | Dim 17 Sep - 2:36





BONJOUR TRISTESSE

hana, elle n'a jamais été fan de ce genre de schéma. la famille. avoir une famille. fonder sa famille. elle a toujours trouvé ça abstrait. inutile. elle s'est toujours dit qu'elle avait pas besoin de ça pour être heureuse. qu'elle avait pas besoin de ça pour se sentir combler. parce qu'elle a déjà son art et que ça lui suffit. parce qu'elle donne déjà trop d'elle-même dans son art. pas le temps pour un gamin qui court dans les pattes, qui touche à tout, qui ajoutera l'empreinte de sa main sur ses toiles.
sûrement parce qu'elle a vécu dans une famille aimante. sûrement parce qu'elle a connu que ce modèle-là. famille heureuse, famille qui fait semblant. d'être heureuse, d'aller bien, de n'avoir aucune ombre au tableau. le malheur masqué derrière des sourires. pression familiale.
elle veut pas de tout ça. elle a jamais voulu de tout ça. faire partie de ces femmes qui mettent la pression à des enfants pour être meilleur que le voisin. hors de question.
mais maintenant qu'elle se retrouve face au fait accompli, maintenant que ça lui échappe entre les doigts… elle le voulait. elle était pas contre. la peine la ravage. son enfant. elle le voulait maintenant qu'il était là, maintenant qu'il s'était imposé. mais il a senti que c'était pas le bon endroit. que c'était pas la bonne personne. pas la bonne mère. qu'elle manque de qualification, que l'essentiel lui fait défaut. l'instinct maternel. l'instinct de protection. parce que même quand elle commençait à se douter de l'existence de l'embryon, elle l'a laissé s'interposer au milieu des coups, elle l'a laissé entendre les injures.  
insatisfaction naturel de l'humain. on veut toujours les choses une fois qu'elles nous échappent.

elle rigole une fois posé dans le fauteuil. rire dérangeant. hors contexte. ri-di-cule. c'est le rire avant la chute. le rire jaune. le rire qui fait mal, qui déraille, qui cache trop de chose. le rire qui essaye de masquer les émotions sans y arriver. rire sadique. elle rit d'elle-même, d'eux deux. ridicule. elle se trouve ridicule. et sans l'vouloir chin il l'accompagne dans le ridicule. place de choix. il peut monter sur le trône avec elle, maintenant qu'il risque de s'effondrer avec elle. maintenant qu'il laisse entendre qu'il est pas contre, maintenant qu'il laisse la porte ouverte à quelque chose qui n'arrivera finalement pas.
petit à petit elle a arrêté de rire. c'est le silence qui a fini par la gagner. le silence qui prend trop d'ampleur dans la pièce. silence pesant. même quand chin parle, même quand chin veut rassurer. il est là. là, quoi. ça façon de dire les choses, ça glace le sang. elle a envie de lui hurler dessus. elle a envie d'cracher sa colère contre lui. d'cracher son venin sur la mauvaise personne.
chin arrête de donner l'illusion de la perfection. y a plus rien. plus de vie. t'as toujours pas compris ? regarde là. elle a l'air de vivre, elle a l'air d'abriter la vie ?

'chinho arrête' qu'elle braille. chinho. plus d'intimité. elle interpelle. distance qui s'impose sans qu'elle le veuille forcément. chinho arrête. parce que ça la blesse à l'intérieur de le voir agir comme ça. parce que ça lui fait du bien un peu, de savoir qu'il pense comme ça. ça lui fait du bien un peu de savoir qu'il aurait été là, qu'il l'aurait sauvé.
mais ça la brise un peu plus, de savoir qu'ils auraient pu être quelque chose. avoir futur à trois. et même si le tableau n'est pas parfait, les défauts c'est ce qui font la singularité. histoire des temps modernes. les choses ne vont pas toujours comme on le voudrait. un peu en désordre. c'est courant de nos jours.
mais ce sera pas pour eux la belle fin. ce sera pas pour eux la vie à trois, les joies de la maternité/paternité. c'est triste, mais véridique. hana elle a perdu. hana elle s'est perdu. c'est de sa faute. elle accepte toutes les reproches. et savoir qu'il n'était pas contre, ça rend les choses encore plus compliqué. comment faire. comment dire.
les remords la ronge pendant qu'elle fait craquer ses doigts nerveusement. 'désolé' elle s'excuse encore parce qu'elle ne sait faire que ça. parce qu'elle se sent coupable, parce qu'elle se dit que c'est de sa faute, qu'elle s'est voilé la face, parce qu'elle est resté près du monstre.

hana hana hana.
pourquoi elle retourne se faire du mal ?
ce sera quoi la prochaine fois ?
ce sera elle qu'on retrouvera inanimé ?

chin œuvre d'art. hana brouillon. hana bordel. elle se sent tellement coupable de venir l'accabler avec ses problèmes. elle se sent tellement coupable de venir ternir ses pensées. désolé.
mais c'est comme ça. hana électron libre. hana qui déraille, qui divague. hana qui arrive pas à garder ça pour elle toute seule. elle a besoin de le mettre dans la confidence. c'était à lui aussi. hana égoïste, sadique, méchante peut-être, sûrement, dans l'fin fond. elle veut pas souffrir toute seule.

'y avait un gosse' elle reprend son terme. phrase conjugué au passé. passé. pa-ssé. p a s s é. parce que maintenant il n'y a plus rien. maintenant il n'y a que le ventre torturé, l'organisme perturbé. c'était court, bref. elle a même pas eu le temps de profiter, de vivre la chose pleinement. de se complaire dans les débuts de la grossesse. elle a remarqué les choses trop tardivement. quand c'était trop tard.
'enfin c'est pas un gosse, juste un embryon' elle essaye de déshumaniser le chose pour se sentir plus à l'aise avec le sujet. elle lui enlève son caractère humain pour éviter de se sentir coupable. elle ne veut pas être complice de quelque chose d'aussi cruel. hors de question de rentrer dans le jeu.
mais c'est sans succès. ça la torture. culpabilité qui assomme hana. c'est de sa faute qu'elle se répète. elle aurait dû rester avec chin quand il a essayé de la sauver. elle n'aurait pas dû prendre la fuite à la première occasion. elle aurait dû rester là. ne plus partir. ne plus rejoindre le monstre même lorsqu'il pleure des larmes de sang.

hana elle voulait qu'il soit heureux.
elle a pas compris qu'elle faisait un croix sur son bonheur.

elle renifle alors qu'elle sent dans sa gorge ce goût amer. c'est celui des larmes qui montent, qui se mettent à couler involontairement sur le visage. silence pesant alors qu'elle essaye de masquer les perles salées avec la paume de sa main. 'désolé' qu'elle dit encore. désolé d'être faible. désolé de craquer devant lui. désolé de ne pas rentrer tout de suite dans le vive du sujet.
'il est parti' elle bégaye, la voix enrouée. de qui elle parle, de quoi elle parle ? de l'enfant qui grandissait mais que son corps a expulsé, que son corps a refusé. 'je crois que c'est de ma faute' et c'est ce qui la ravage le plus. savoir qu'elle aurait pu éviter cette fin tragique. savoir qu'elle aurait pu épargner la fausse couche. mais c'est trop tard maintenant et elle s'en veut.

torrent de larmes.
elle s'en veut tellement.
encore plus maintenant.
elle aurait tant aimé qu'il ne le veuille pas.

désolé, désolé, désolé.
c'est de sa faute.



éclipse
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vous ne rêvez pas elle a dit "je m'en fou complétement"
elle a passé la nuit à pleurer
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j'me perd dans les mauvaises couleurs -
c h i n h o
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 r e j e t (chinha) | Dim 17 Sep - 16:10



la vie m'a brisé j'crois, maman



Enfant
Enfant
Enfant ?
L’homme ne porte pas l’enfant. C’est un fait. Un homme est incapable de porter un enfant. Dans l’organisme. Un homme, trop inutile pour porter un enfant. Il pose simplement la graine et laisse la femme se débrouiller avec la nouvelle existence.
Maman, pourquoi un enfant
Bonheur d’être parent
Bonheur ?
Les pensées s’entremêlent dans un tourbillon d’imagination. Chinho est un homme. Chinho ne peut donc pas porter d’enfant. Pourtant, ses pensées transportent l’envie d’en fonder. Chaleur au cœur, comme une connaissance de l’existence alors qu’il ne vit avec rien.
Fils, fille ?
Maman avait toujours voulu une fille. Trop de garçons, ça fait du bruit et ça court partout. Une fille, moins ? Telle était la pensée de la dame ridée. Et son aîné qui venait avec son écharpe déchirée par ses camarades qui regardait tristement. Je ne suis pas une fille, maman. Mais un jour, je t’offrirai une fille à Noël. Ça coûte cher ?
Ah, ça coûte du temps, mon enfant.  
Il imaginait les dessins d’une petite fille avec les traits de la douce devant elle, la douce vide d’une telle nouvelle. Est-ce si triste, d’enfanter ? Est-ce que ça la fatigue, est-ce que ça fait mal ? Qu’est-ce que ça fait ? Ignorant mais tenu à distance par le bord du siège alors qu’il la dévorait du regard.
Même s’il avait du mal à la nourrir, il lui offrirait des bijoux, à cette petite fille. Des rires francs d’innocence traversant ses pensées dans un souffle léger ; belle utopie. Une petite chose heureuse de vivre, heureuse de mourir, heureuse de tout.
Il comprenait peut-être ce que c’était, le bonheur d’être parent, chinho.
Et, un petit garçon ? Dans le cliché, un petit être comme lui et son frère, braillard à l’os ? Il lui apprendrait aussi à offrir un bijou avec dignité. Ou à en porter aussi.
Il apprendrait à cet enfant à courir droit, et pas de travers comme lui. À s’aimer, à se regarder avec magnificence, à savourer le temps qu’il perdrait à pleurer. Il ferait le pain pour lui s’il le trouve trop sec.
« papa »
Je suis là.
Je serai là.
« papa »
Je t’aime déjà, petite chose grandissant dans l’être.
Même si je suis pauvre
Je pense que je pourrai t’aimer quand même.
« papa »
Et les orbes qui scrutent cette graine avec tendresse, les bras qui se tendent et qui serrent le rejeton
« mon enfant. »
Perdu dans ses songes utopiques : il en ignorait le rire scindé dans le malheur de la nuit.
« mon enfant
Tu vois, ce reflet dans le miroir ?
C’est ton papa
Ne sois pas comme moi.
Vois l’améthyste de la bonne couleur sans la teinter de rouge.
Que veux-tu être plus tard, mon enfant ?
Pompier, médecin, enseignant ?
Je serai toujours fier de toi-même si tu étais un accident.
»
Arrête
Chinho

Brutalité l’éveillant du rêve, lumière artificielle le tirant vers la réalité. Hana, pourquoi parais-tu si brisée ? Hurlement brisant l’approche douce qu’il tentait de faire. L’excuse qui s’ensuit, mais il hébété, il ne perçoit pas, ne saisit pas la dureté du dire. Il se reculait légèrement, quelques infimes centimètres. Peut-être était-il allé trop vite pour elle, alors il s’excusait intérieurement
D’imaginer des rires d’enfants qui lui manquent tant.
Interpellation affreuse qui résonnait alors ; avoir, au passé. Possession du passé, habitation au passé. Et les traits tintés d’espoir qui s’enfoncent brusquement dans le néant. Il se décompose, l’inquiétude mortelle peignant son âme ; tout se pressent dans le regard, chinho. Les sons se trient dans son esprit qui n’acceptent pas tout, alors le silence s’impose de son côté. Comme s’il voulait prendre conscience de sa tristesse soudaine, contrôler ses émotions qui se noient.
Ah. On entend plus de rire d’enfants.
Dommage, chinho.
((pas juste un embryon mais l’anéantissement, hana)) --- elle tente de minimiser les faits mais elle craque, la mort dans le ventre qui la rattrape. Elle s’excuse encore, tout lui brûle les tympans et il ferme les yeux. Elle s’accuse alors qu’elle souffre, résultat d’une faiblesse trop douce.
Deux amants chagrinés.
Partit, le petit qui demanderait du pain au diner en braillant qu’il est trop sec.
Partit, la petite qu’il disait offrir à sa maman à Noel comme une poupée commandée dans le magasin de jouet.
Partit, la petite âme de merveilles.
Les gestes qui s’ensuivent, naturels, contact de l’humain dont il avait besoin. C’est le débordement dans trop dans cette journée. La tête qui se relevait, dévastation accentuant les cernes
Il a un peu mal au cœur, chinho.

- Arrête. C’est la demande du désespoir, le murmure de souffrance où il s’étrangle ; tel un enfant, il la prenait dans ses bras, s’enroulait autour de sa taille et posait la tête sur son ventre. Sur le cadavre de l’enfant ?

((à genoux, chinho))

- Arrête. Qu’il répète. Il la serrait avec une force confuse, comme s’il décelait toute la douleur ; l’envie qu’ils supportent le tout ensemble. Tes désolés… Je veux pas. Voix qui se brisait en trois dans l’amertume. C’est pas de ta faute, ok ? Interrogation finale, miroir au malheur où il s’effondrait malgré lui.

Bonheur d’être parent,  gamin.
Et les larmes coulaient à son tour alors qu’il cachait son visage. Honte d’être faible, tête baissée à la vie. Il hoquetait simplement, sans savoir pourquoi, petit garçon d’autrefois espérant répéter un schéma. Avec elle, avec l’art qu’il avait contemplé cette nuit-là. Le temps long où il se rassurait et la rassurait, la crainte qu’elle s’en veuille. Petite chose faible, chinho.
Et , dans le courage qui lui restait, il se relevait. Souriait péniblement.
Souris, maudit.
Il essuyait les larmes de l’amante, proximité de tendresse alors qu’il lui caressait la joue d’un pouce. Ne pleure plus, où pleurons ensemble, mais tout va bien, d’accord ?

- Pourquoi ? Peine à l’âme dans la question lui traversant l’esprit. Tu sais pourquoi ? Tu as vu un médecin ?

Sais-tu pourquoi notre tout est mort, hana ?




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 r e j e t (chinha) | Dim 1 Oct - 21:54





BONJOUR TRISTESSE

☁️
deux fois de suite.
deux fois de suite qu'hana débarque avec sa peine grosse comme une maison. deux fois de suite qu'elle fait grince les dents de chinho avec sa peine trop épuisante, trop dramatique.
alors elle s'excuse hana. désolé. désolé. autour d'elle rien ne tourne jamais bien et elle l'entraîne avec elle dans sa détresse. parce qu'hana elle dissimule les traits sur le visage. qui se crispent. replie de l'âme sur elle-même. hana elle voit tout ça. alors elle s'excuse. encore et encore.
'si' qui sort difficilement. qui grince dans le rouage des cordes vocales rouillés. manque d'huile, manque d'un je ne sais quoi. les mots ne glissent plus, ils ont du mal à sortir, arrache son corps au passage. ça fait mal mais ça ne se calme pas. avalanche de larme sur les joues alors qu'elle tente, alors qu'elle essaie de garder la face, de contrôler ses émotions.
mais rien n'y fait. elle est incontrôlable. inconsolable. même chinho, même son contact ne la clame pas. la culpabilité est toujours là. présente. elle écrase hana. ta faute. tout est de ta faute. que la conscience lui répète en boucle. et hana se refait le film. elle revoit les scènes, toutes les situations qui ont entraîner cette fin tragique. aucunes issus de secours. comme si tout avait été écrit d'avance.
et elle se déteste encore plus hana, de ne pas avoir réussi à éviter l'inévitable. elle s'en veut. et elle rit. qu'elle genre de mère aurait-elle été, quand elle n'a pas réussi à protéger un être sans défense au fond d'son bide ? elle rit jaune. elle rit salé. elle devient folle.

égoïste. dans tout ce bordel, hana elle ne pense qu'à elle. elle ne fait pas attention à chinho, en larmes. elle ne l'entend même pas sangloter, renifler, essayer tant bien que mal de masquer la peine. elle ne fait pas attention à chinho qui craque. chinho qui se brise face à elle. elle ne fait pas attention à chinho qu'elle entraîne dans son malheur, dans sa douleur.
hana poison. hana assassine. porteuse de maux. 'désolé' qui s'échappe dans un dernier murmure étouffé par les sanglots. le nez renifle. aucun charme à la scène alors qu'elle s'accroche à chinho de toutes ses forces. elle inspire son odeur, cherche du réconfort dans cette étreinte qui n'aurait jamais dû avoir lieu. comme cet embryon non désiré qui lui arrache le corps en même temps que le cœur. elle ne le voulait pas. mais maintenant qu'il n'est plus là, tout son être le réclame.

et chinho s'échappe. chinho lui échappe. son corps le réclame aussitôt. l'âme pas apaisé. l'âme encore en souffrance. ses mains s'en vont prendre en otage les siennes. besoin de s'assurer qu'il ne partira pas lui aussi. besoin de s'assurer qu'il ne la quittera pas lui aussi. elle sait hana, qu'elle fait peine à voir. elle sait qu'elle aurait été une mauvaise mère. elle sait encore plus qu'elle est nocive pour chinho ce soir. mais elle veut pas qu'il l'abandonne lui aussi. elle pourrait faire semblant d'aller bien. faire semblant que ça ne la touche pas. pour que sa peine ne le touche pas. alors elle s'accroche un peu plus, serre ses mains dans les siennes. les pupilles qui supplient.

'je suis désolé'
beaucoup.
beaucoup trop.

c'est tout ce qu'elle arrive à souffler quand elle le regarde. désolé. encore une fois. jamais assez. elle pourrait le lui dire toute la nuit, toute une vie. parce qu'elle a été inconsciente. elle a pas considéré l'fait que ce qui se tramait dans son ventre, c'était pas qu'à elle.
sourire faux qui stagne sur le visage de chinho. sourire qui se veut apaisant. doliprane de la peine. mais sourire qui brise un peu plus. hana elle sent le sol lui échapper. la chute la nargue. inévitable.
il paraît si faux, si attristé le sourire. si morbide. il respire la mort. il a pas de vie. anime-toi qu'elle a envie de crier hana. fait semblant correctement.

mais elle respire. chinho toujours là, chinho qui pose des questions, trop de question. pourquoi ? parce qu'elle a été inconsciente. parce qu'elle a supportait la haine d'insu. mais elle se tue. elle se meurt dans les reproches qu'elle se fait à elle-même.
et puis, elle y avait même pas songé. 'médecin ?' qu'elle répond presque absente. médecin. elle réfléchit. elle divague. pourquoi médecin ? non. elle veut pas y aller hana. elle veut pas. elle veut pas. elle a déjà trop perdu. elle veut pas plus. elle veut garder le reste. c'est à elle. pourquoi elle devrait faire ça.
la gorge se noue, le regard s'anime, parcours le visage qui la confronte. 'non' non elle n'y a pas été. non elle ne veut pas y aller. elle n'a pas le courage hana d'y aller. ça deviendra trop réel. l'absence trop pesante. non. insupportable. 'je peux pas' qu'elle râle pendant qu'elle essaye tant bien que mal de contrôler les larmes. mais bientôt, elle s'arrêteront. bientôt elles arriveront à bout. bientôt elle n'aura plus de quoi pleurer. la ressource sera à bout. elle aura épuiser toutes les larmes de son corps. peut-être même toutes les larmes de sa vie.
c'est là que ça fera le plus mal. quand les larmes ne couleront plus mais que la peine sera toujours présente. quand elle sera livide, avec le corps au bout de l'explosion. quand il n'y aura plus que cet arrière-goût salé dans la bouche et que le regard fixera le vide.

vide comme l'être.
vide de vie.
morte vivante.

alors non. le médecin elle y a même pas songé une seule fraction de seconde. elle veut pas être totalement vide. totalement livide. la mort l'habite encore un peu scientifiquement parlant. mais c'est sa vie qui s'échappera quand elle entrera dans le cabinet.
'j'ai peur' peur d'être seule. totalement seule. définitivement seule.


éclipse
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